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Fuis-moi et je te poursuivrais

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Iwaizumi soupira calmement en s’allongeant, faisant attention à ne pas réveiller Minoru qui faisait une sieste dans son lit d’enfant, il avait déjà envie de revoir le brun. Iwaizumi n’était pas capable de résister à l’attraction qu’exerçait Oikawa sur lui, pas qu’il veuille vraiment y résister de toute manière. La seule chose qui bloquait, était ce qu’il avait fait des années auparavant. Il ne méritait pas son ami d’enfance et n’avait pas le droit de d’être avec lui après ce qui c’était passé. Être ami était déjà plus que ce dont il devrait avoir le droit. Il ferma les yeux se rappelant, comme si c’était hier, ce fameux moment.

Hajime laissa ses yeux parcourir le salon, heureux pour une fois que ses parents avait trop de travail pour se trouver à la maison pendant plusieurs jours. Il regarda un instant Hanamaki dormir sur le fauteuil dans une position très inconfortable. Il avait finit par arrêter de pleurer au moment ou Matsukawa c’était échoué au sol dans sa tentative de strip-tease pour éclater de rire. La minute d’après il ronflait doucement son corps tordu dans un angle bizarre, serrant un coussin contre lui. Issei lui n’avait pas bougé du sol depuis qu’il était tombé continuant de ricaner et répondre au non-sens que sortait Oikawa, ce qui revenait à baragouiner au sujet des extra-terrestres. Mais depuis plusieurs minutes il ne disait plus rien, sûrement endormit lui aussi. Restait lui et Tooru qui fredonnait une chanson sur un air totalement faux, une canette de bière entamé à la main. Il détourna le regard de son meilleur ami, l’envie planant dans son estomac. Lui-même n’avait pas beaucoup bu, mais il se sentait quand même un peu chaud.

-Iwa-chan, l’appela Oikawa en posant sa canette sur la table basse.

Il tourna la tête vers lui, prêt à entendre quelque chose sans réel sens. Il était même sur le point de parier que cela avait à voir avec le complot gouvernemental pour cacher la présence d’extra-terrestres, mais il n’en eu pas l’occasion. À la place une paire de lèvres se posèrent sur les siennes. Il repoussa son ami ignorant son désir d’au contraire approfondir l’échange, le plus grand était saoul après tout.

-Iwa-chan, geignit le brun. Je veux le faire avec toi depuis si longtemps.

Son esprit alla blanc à ces paroles et il laissa Oikawa le plaquer contre les coussins du canapé. Comment ça, son meilleur ami voulait coucher avec lui depuis longtemps ? Depuis combien de temps exactement ? Depuis qu’il était un oméga ou peut-être avant même, bien qu’il considérait la deuxième possibilité plus comme un vœu pieu. Les mains d’Oikawa laissait des traînées brûlantes sur sa peau, il avait vraiment chaud d’un coup. Leurs langues enroulées ensembles se caressaient dans un ballet avide. Il tourna la tête sur le côté cassant le baiser à bout de souffle, l’autre se rabattit sur son cou le couvrant de baiser et de morsure. Il frissonna alors qu’il se sentait brûlant si au moins son cœur pouvait se calmer.

-Oikawa, qu’est-ce que tu voulais dire par… fit-il la respiration lourde la fin coupé par un gémissement.

-Du sexe, murmura Tooru contre sa peau. J’ai tellement attendu pour te prendre, laisse-moi t’enculer.

Un frisson d’excitation le parcourut aux paroles crues de son meilleur ami et il se laissa complètement faire. Rapidement ils se redressèrent, prouvant que l’alcool n’avait pas le moins du monde entaché la coordination manuelle d’Oikawa vu la vitesse à laquelle il le déshabilla, jetant son haut, son pantalon et son sous-vêtement sur la table basse le processus. Il se retrouva sur les genoux d’Oikawa la tête enfoui contre son cou à haleter à la sensation du brun qui caressait son érection. Il ferma les yeux inspirant le parfum si alléchant, c’était tellement délicieux. Il ne prêtait même pas attention à son trou dégoulinant.

Le plus grand finit par s’allonger l’attirant sur lui, l’embrassant, avant de pousser un doigt au delà la barrière de son anus. Il relava la tête pour gémir de plaisir, c’était ce qu’il voulait, ce dont il avait besoin. Il roula des hanches faisant le doigt baiser en dehors et dans lui. Et pour sa plus grande satisfaction, Oikawa ne tarda pas à en ajouter un second, son autre main caressant sa hanche distraitement.

-Iwa-chan à l’air si bon comme ça, comme s’il le voulait autant que moi, souffla le plus grand d‘une voix remplie de désir, le faisant frémir. Une heure que j’attends pour ça. Paris que tu me prendras si bien.

-Je le veux, je le veux, je te veux si mal Tooru, plaida-t-il suppliant, entendant mais ne comprenant pas vraiment le sens de la nouvelle information sur ce que longtemps signifiait. S’il te plaît, Tooru.

Le brun glissa ses doigts contres ses parois, en ajoutant un troisième au passage, touchant son point sensible le faisant s‘arquer et pleurer de plaisir. Il avait tellement besoin de l’autre pour le faire foutre qu’il en était désespéré. Mais au lieu de lui donner ce qu’il voulait ou même de le taquiner, le plus grand s’immobilisa sauf pour sa poitrine qui montait et descendait trahissant sa respiration.

Clignant des yeux ouverts il constata que son meilleur ami dormait paisiblement. Iwaizumi le secoua pour le réveiller mais ce fut en vain, l’autre était endormit profondément. Il geignit de l’injustice que c’était, Oikawa n’avait pas le droit de le laisser comme ça, surtout pas après l’avoir préparé et lui avoir dit qu’il allait le faire foutre. Sa main atteignit derrière lui et il retira les doigts du brun encore en lui, lui permettant de s’asseoir. Il ne manqua pas de remarquer l’excitation sous ses fesses, le rendant d’autant plus frustré. Il avait ce qu’il voulait juste là, mais ne pouvait pas l’obtenir parce cet imbécile c’était endormit. Ou peut-être le pouvait-il quand même ?

Il recula sur les jambes du plus grand et tira sur ses sous-vêtements, libérant le pénis bien dur de sa prison de tissu. Il se lécha es lèvres avec envie, ça serait du gâchis de laisser les choses en l’état et sûr que cette érection avait autant besoin d’attention que son propre désir.

Il se positionna au dessus, une main à plat sur le torse du brun pour se soutenir, l’autre guidant le membre érigé en lui pendant qu’il s’asseyait dessus. Un gémissement de satisfaction sortit de sa gorge une fois rempli, c’était totalement ce dont il avait besoin. Dés qu’il fut habituer il se mit à chevaucher son meilleur ami, poussant des petits bruit de plaisir qui prenait de plus en plus de volume au fur et à mesure.

Il appela Oikawa pour le réveiller, mais ce fut vain l’autre restait tranquillement endormi. Finalement il abandonna l’idée se concentrant totalement sur monter la queue du plus grand. Ses paupières à demi fermé se soulevèrent quand il fit frapper son point sensible au pénis en lui et il accéléra le rythme, haletant et gémissant sans retenu, presque bavant en sentant sa libération approcher au fur à mesure que le plaisir augmentait. Tooru vient en premier poussant un gémissement de plaisir sans pour autant se réveiller. La sensation brûlante du sperme contre ses entrailles lui fit jeter la tête en arrière et l’amena à sa propre délivrance sans qu’il ait eut besoin de se caresser.

Il redescendit lentement de son orgasme, retrouvant peu à peu une respiration calme et posé. Son esprit mit encore plus de temps à vraiment saisir ce qui venait de ce passé et ce qu’il avait fait. Mais quand ce fut le cas cela le frappa de plein fouet. Il se souvint alors des paroles du brun « Je veux le faire avec toi depuis si longtemps. » et « Une heure que j’attends pour ça. », ça avait juste été l‘alcool qui parlait, qui avait poussé Oikawa à le désirer. Il venait d’utiliser son meilleur ami pour sa propre satisfaction, alors que celui-ci était d’abords bourré puis endormit. Il avait soudainement envie de vomir.

Il nettoya rapidement et remonta les boxeurs du brun sur les hanches pâles avant de prendre ses vêtements et d’aller s’enfermer dans sa chambre et se terrer sous sa couette. Il ne pourrait plus jamais affronter Oikawa après ce qu’il venait de faire ni expliquer au brun pourquoi alors qu’il savait qu’il était bourré il ne l’avait pas repoussé. Il lui fallut des heures avant de tomber dans le sommeil.

Il se réveilla en sueur, tremblant et son cul dégoulinant. Le besoin lui tordait l’estomac et il put à peine répondre quelque chose à Hanamaki quand celui-ci vient toquer à sa porte. Il passa les deux prochains jours enfermé, incapable de se lever sauf pendant des bref moments de répits, à geindre de douleur tellement le désir était fort.

Quand finalement sa chaleur prit fin il fut de nouveau capable de réfléchir à ce qui c’était passé. Il savait que sa période lui était tombée dessus alors qu’Oikawa lui faisait des avances, mais de son point de vue cela ne justifiait en rien son geste. Il aurait du être capable de se contrôler, ne cessait-il de se reprocher. Il se laissait déprimé sous sa couette quand justement Tooru débarqua venant voir s’il allait mieux.

Hajime eut vite fait de se rendre compte que son meilleur ami n’avait absolument aucun souvenir de la soirée. Il se sentit soulagé de ne pas avoir à s’expliquer et encore plus mal de le lui dissimuler. Il ne voulait pas vivre sans l’autre alors il enfouit se souvenir le plus loin possible dans sa mémoire, espérant qu’il disparaîtrait bientôt.

Il n’avait jamais été capable d’oublier totalement, surtout pas alors qu’au final il avait eu un enfant. Oikawa lui avait dit que jamais il ne pourrait le haïr, mais il ne savait pas la vérité. Soupirant il enfouit son nez dans son oreiller, il ne pouvait pas fuir ou se cacher du brun, cela ne marchait pas, il en avait eu la preuve. Alors que faire ? Donner à Oikawa ce qu’il voulait ? Iwaizumi n’était pas sûr que ce soit la bonne chose à faire, mais il pouvait toujours lui donner autant que l’autre voulait sans dépasser un certain seuil.

 

 

Son cœur battait un peu plus rapidement alors qu’il relisait pour la énième fois le message d’Hajime annonçant qu’il voulait dîner avec son fils et lui. Après leur rendez-vous au café il avait été acheté des sucreries, puisque le plus petit semblait avoir conservé sa dent sucrée et aussi au cas où Minoru aurait hérité de ce côté. Et oui aussi son pain au lait, mais cela était beaucoup plus habituel que les fraises. Cela pourrait peut-être lui permettre d’apprivoisé l’enfant, bien qu’il se sentait un peu vexé de devoir recourir à de telles méthodes. D’habitude il n’en avait pas besoin. Et bien c’était de toute façon une bonne chose qu’il l’ait fait, il n’avait pas pensé que le noiraud souhaite le revoir le soir même, mais n’allait certainement pas refuser. Il avait d’ailleurs accepté aussitôt, pour se retrouver devant sa garde robe à hésiter quoi mettre pendant que Matsukawa et Hanamaki squattait son canapé, le tout depuis dix minutes.

Il voulait être au maximum de son charme, mais d’un côté ce n’était pas comme s’il allait pouvoir faire du rentre dedans à son ami d’enfance. Ou que très subtilement. En plus son but premier pour la soirée était de se faire accepter par Minoru pas de se faire détester par lui parce qu’il draguait son père… sa mère.

Finalement il opta pour un jean noir et une chemise bleu pâle avec un t-shirt blanc, suffisamment décontracté pour le coup tout en le mettant quand même un minimum en valeur. Bon ce n’était pas comme s’il avait beaucoup de vêtement qui ne le mettait pas en valeur, mais il était sur d’être capable de paraître beaucoup plus séduisant. Il ne lui restait plus qu’à virer les deux parasites de chez lui avant qu’Iwaizumi ne vienne le chercher. Il adorait ses amis, mais là il avait un dîner à trois de prévu, pas à cinq. Et puis l’oméga n’avait pas clairement dit qu’il voulait les revoir. Il préférait lui laisser le temps, même s’il savait que Matsun et Maki eux étaient impatients.

-Allez, il est temps de retourner travailler, chantonna-t-il.

- La tuyauterie nous à lâché ce midi, on est fermé le temps des réparations, lui rappela Matsukawa sans quitté la télévision des yeux une seconde tout en continuant de caresser la tête du rosé qui enchaîna :

-J’arrive pas à croire que tu essayes de nous mettre dehors après toutes les belles années d’amitié qu’on a vécu. Tu vas à un rencard ?

Oikawa tiqua à peine au changement soudain de ton pour la question se contenant de les fixer du regard.

-Pas vraiment puisqu'Iwa emmène son fils et comme ils viennent me chercher vous partez avant, répondit-il. Je ne veux pas que vous effrayiez Minoru et réduisiez mes chances, alors zou dehors.

-On n’a jamais fait peur au moindre gosse, protesta Hanamaki.

-Et Takeru n’a jamais refuser de vous voir pendant plus de trois mois après qu‘il vous ait rencontré la première fois, soupira-t-il.

-Ton neveu est l’exception. Plus important nous aussi on a envie de revoir Iwaizumi et encore plus important depuis quand tu admets enfin que tu le veux comme autre chose qu’un ami ? Demanda Issei se tournant vers lui. Parce que ça fait des années que tu le nies. Et puis tu ne l’avais pas vu ce midi pour un café ?

Il grimaça sous la façon dont la paire le fixait, il connaissait suffisamment ce regard pour savoir qu’il allait passer à l’interrogatoire. Et pas forcément des questions qu’il allait aimer répondre, même s’il c’était grillé tout seul pour le coup. Enfin il valait mieux qu’il admette ses intentions s’il voulait éviter des plans tordus dans son dos. Est-ce qu’il éviterait vraiment les plans tordu de toute manière ? Au moins il en serait au courant et quand ça venait de ces deux là c’était parfois un avantage non négligeable. Dans tout les cas il ne voulait pas s’épancher maintenant. Il aurait bien le temps de les saouler avec son bavardage continu sur Iwaizumi après son dîner avec lui. Et même s’ils ne semblaient pas vouloir y échapper pour une fois, ce n’était juste pas le bon moment.

-Oui je sais, depuis maintenant et je ne lui ais pas cacher que vous étiez sur Tokyo. Laissez-lui juste le temps, ok ? Donc maintenant si vous voulez bien être de mon côté et m’aider à le conquérir, fit-il pour se faire interrompre par deux « Oui mon capitaine ! ». C’est par ici la sortie.

La sonnette de la porte résonna à peine eut-il finit sa phrase. Il murmura un rapide « ne pas faire de bêtise » avant d’aller ouvrir pour découvrir Iwaizumi avec son fils dans ses bras. Il les laissa entrée, prévenant simplement de ne pas faire attention aux deux idiots chez lui pendant qu’il allait chercher ses affaires. Il entendit les adultes se saluer pendant qu’il récupérait son portefeuille dans sa chambre. Étonnamment c’était Matsukawa qui tentait d’amadouer l’enfant qui se cachait derrière les jambes de sa mère pendant qu’Hanamaki posait quelques questions à Hajime. Bien qu’en fait cela n’avait rien d’étonnant quand on les connaissait. Issei, ayant eu des petits frères et sœurs, était celui qui semblait le plus à l’aise quand le couple croisait des enfants. Il profita de son retour inaperçu pour prendre le temps de détaillé son ami d’enfance une fois de plus.

Le noiraud n’avait pas beaucoup changé, ayant gardé la même coupe de cheveux qu’au lycée et n’ayant pas grandit. Ces traits étaient peut-être un peu plus net et moins enfantins, mais pas vraiment plus masculin qu’avant pour autant. Sûrement parce que c’était un oméga, bien que s‘il ne l‘avait pas vu lui-même habiller en fille et prit comme tel sur le coup, il n‘aurait jamais qualifié ce visage de féminin. Et même maintenant ce n‘était pas l‘adjectif qu‘il emploierait, certainement pas. Le noiraud devait avoir arrêté de faire du sport aussi régulièrement, mais le brun pouvait encore voir la fermeté de ses bras. Et il avait perdu un peu de poids, ce qui le faisait s’interrogé sur le fait qu’il mangeait correctement. Il portait un jean avec un t-shirt à manche longue et sa veste pendait sur son bras, simple et décontracté. Et surtout adapté s’il fallait courir après un enfant ou craindre une bêtise de sa part.

Leurs yeux se croisèrent et il put admirer le regard acier de l’oméga, pas une seule trace de vert ne brillait dans ses pupilles cette fois-ci. Un gris dénué de peur ou de doute, dépourvu de colère et d’agacement, aucun arrière pensé aussi. Juste l’attente d’un geste ou d’un mot de sa part. Il sentit son ventre se tordre face à ce regard franc et ouvert, c’était le même genre de regard auquel il avait droit au lycée.

-Je veux un pain au lait, réclama Minoru brisant leur échange visuelle en même temps.

Il expira un souffle fragile qu’il ne savait même pas qu’il retenait avant de se diriger dans son coin cuisine avec un petit rire. Au moins le fils avait bon goût.

-Non, refusa net Hajime alors qu’il allait tendre le pain au lait à l’enfant.

-Mais Iwa, geignit-il en faisant la moue. Juste un ne va pas lui couper l’appétit.

Minoru l’observa avant de tirer sur les vêtements de sa mère pour regagner son attention en imitant sa moue et priant pour l’avoir. Oikawa en fut bouche-bée, comment l’enfant arrivait-il à le copier si facilement alors qu’il avait mit des années à parfaire cette mimique ? Matsukawa et Hanamaki en restèrent aussi sur le cul avant de pouffer dans leur main et de s’échanger des messes basses.

-J’avais un doute quand Oikawa m’avait dit qu’il avait un enfant, mais maintenant j’en suis sûr, souffla Matsukawa.

-Ouais aucun doute c’est lui…

Hanamaki fut stoppé par le ton sec d’Iwaizumi et son regard noir. Pendant qu’il cherchait à comprendre de quoi ils pouvaient bien parler. C’était frustrant de ne rien comprendre.

-On va se passer de vos commentaires alors gardez les pour vous, grinça le noiraud avant de s’adoucir pour s’adresser à son fils. Après manger si tu en veux encore tu en auras un, d’accord.

-Ok, souffla vaincu l’enfant.

Il se prit une claque derrière la tête qui manqua de le faire s’étouffer sur le pain au lait que du coup il mangeait, il ne fallait pas perdre la bonne nourriture.

-Ne mange pas de cochonnerie avant le repas, bakawa, le réprimanda son ami d’enfance.

-Mais Iwa-chan, couina-t-il heureux de retrouver leur vieille dynamique.

 

 

Il ne savait pas si Hajime avait consciemment ou non mit Minoru de l’autre côté de lui, l’empêchant d’être à côté de l’enfant. Il pensait plus que c’était une sorte d’instinct inconscient de protection envers son fils que le noiraud manifestait que dans le but réel de les séparé. C’était donc un peu moins facile que prévu pour lui de faire ami-ami avec le jeune Iwaizumi. Au moins il avait une excuse parfaite pour empiéter dans l’espace personnel de son ami d’enfance. Ce qu’il faisait chaque fois qu’il s’adressait au jeune garçon. Finalement le plus petit du en avoir mare car il finit par prendre son fils sur ses genoux. Il retint une moue, maintenant il n’avait plus de raison valable pour se pencher contre lui.

Le cœur d’Oikawa s’attendrit à cette vue et il laissa un sourire véritable et paisible se dessiner sur ses lèvres. Il n’avait jamais vraiment songé à avoir une famille au lycée, mais en voyant le noiraud être si doux avec Minoru il ressentait l’envie de faire partie de ce tableau de cette intimité et non pas juste un élément du décor. Vouloir être avec son amour était une chose, vouloir former une famille avec lui et son enfant en était une autre, sauf que cela ne l’effrayait pas au contraire il désirait les deux.

-Hey ! Appela-t-il doucement attirant l’attention des deux Iwaizumi sur lui. Tu as des miettes.

Il essuya avec la serviette le tofu de sur la joue du garçon qui ne recula pas au geste, pour son plus grand bonheur. Relevant les yeux il rencontra ceux gris et calme d’Hajime. Son souffle eut un accro et il déglutit nerveusement face à la réflexion profonde de l’autre. Il n’avait jamais vraiment réussit à savoir ce qu’il avait dans la tête de son ami d’enfance quand il pensait si calmement et profondément de la sorte. Aller-t-il devoir le poursuivre pour qu’il ne quitte pas sa vie une fois de plus ? Ou peut-être justement il allait pouvoir faire de nouveau partie intégrante de sa vie.

-Je vais aux toilettes, souffla-t-il en se levant.

Il se rafraîchi le visage avant de jeter un coup d’œil à son téléphone pour y découvrir comme il s’y attendait des dizaines de messages d’Hanamaki et Matsukawa. La moitié d’entre eux étaient des blagues et des vannes, qu’il supprima sans prendre la peine de lire. Le reste étaient soit des questions soit des encouragements avec quelques conseils qui le fit rire tellement ils étaient idiots. Comme s’il allait jeter son bol de ramens sur le noiraud ou se mettre à insulter le patron de l’endroit sans raison1. De nouveau détendu il retourna dans la salle pour découvrir Ushijima debout à côté d’Iwaizumi.

Il serra les poings et dut se retenir pour ne pas grogner. Il inspira profondément espérant que ces yeux ne flashaient pas rouge, il n’avait plus vraiment le droit d’intimider tous les alphas qui s’approchaient de l’autre. Bien que vu la tête que faisait Hajime il pouvait sûrement se permettre de menacer celui-là. Il se plaça à côté de son ami d’enfance une main sur son épaule et défia l’autre du regard.

Wakatoshi lui jeta à peine un regard préférant continuer d’insister à demander l’oméga sur un rencart. Minoru se cachait contre sa mère, n’appréciant clairement pas l’alpha. Il claqua la langue d’agacement attirant l’attention sur lui, avant de se pencher menaçant vers Ushijima, même s’il était plus petit que lui.

-La réponse est non, donc plutôt que d’insister inutilement et de nous déranger, dégages de-là Ushiwaka, grogna-t-il. Tu nous gênes.

-Ce n’est pas à toi que je m’adresse Oikawa, répliqua le plus grand pas décidé à abandonner. De plus je doute que tu puisses encore parler pour vous deux alors que tu as été mis dehors pendant tant d’année.2

Il grinça des dents au coup bas, apparemment le joueur national avait acquis le sens des reparties qui faisaient mal. Il laissa s’échapper le grognement qui montait dans sa gorge depuis qu’il avait vu son rival. Mais ce fut Iwaizumi qui coupa les hostilités définitivement.

-Peut-être sauf que celui qui j’ai envie de mettre hors de ma vie jusqu’à la fin des jours ce n’est pas lui, alors si tu pouvais gentiment me rendre ce service et disparaître définitivement de ma vue.

Les gens commençait à murmurer sur eux et avec le congé plus que clair que l’oméga lui avait donné Ushijima choisit de se retirer. Tous deux se détendirent dans le soulagement pendant que Minoru tirait la langue à l’alpha dans son dos, heureux de le voir partir.

-C’est moi ou il est encore plus une plaie qu’avant, soupira-t-il en se réinstallant. Quel abruti.

-J’aurais du laisser Bokuto aller remplir son appartement de souris et d’insecte, marmonna le noiraud.

-Bokuto ? Demanda-t-il.

-Oncle Bokuto est marrant, répondit Minoru en s’agitant pour aller s’installer sur ses genoux à sa grande et heureuse surprise. C’est quoi un abruti ?

-C’est un imbécile ou un Ushijima, c’est des synonymes, fit-il en souriant à l’enfant sur ses genoux.

-N’apprend pas n’importe quoi à mon fils, protesta Hajime, mais face au sourcil levé en sa direction il se contenta de hausser les épaules. Bon ok, c’est la vérité, mais ne lui apprend pas de gros mot.

Il rit constatant que son meilleur ami ne contestait même pas le fait d’apprendre à l’enfant que son ancien rival était un idiot. Ils finirent de manger dans une bonne humeur et il passa le dîner à roucouler à Minoru qui l’avait totalement accepté depuis qu’il c’était opposé à Ushijima. Il ne pouvait pas retirer le petit sentiment de flottement et de nostalgie en voyant les traits d’Hajime chez le jeune garçon. Il était définitivement sûr qu’il voulait aider à élever l’enfant, être son père aux côtés du noiraud et non pas juste un oncle de plus. Finalement ils partirent vers une boulangerie pour acheter du pain au lait au plus grand désespoir de l’oméga et leur gourmandise à eux deux.

-Franchement, soupira Iwaizumi. Ne te sens pas obliger on en a dans les placards chez nous.

Il se retourna vers lui un petit sourire aux lèvres.

-Mais Iwa-chan j’en veux aussi, dit-il faisant lever les yeux au ciel à son ami d’enfance. Et ça ne me dérange pas, au contraire comme ça je passe un peu plus de temps avec vous.

Il vit la surprise, la joie dans les yeux du plus petit qui se firent remplacer par l’incertitude et le doute au bout d‘un instant. Oikawa savait qu’il allait devoir aller lentement, mais si ça lui permettait d’avoir son Iwa-chan pour de bon alors il était prêt à prendre tout le temps nécessaire.

 

 

Le parc était tranquille en ce dimanche matin, ne voyant quasiment que des coureurs ou des gens promenant leur chien ou encore des joggeurs avec leur chiens. Enfin sauf pour eux, ils devaient certainement ruiné les statistiques du dimanche matin. Oikawa aurait bien dormit un peu plus pour une fois, étant même prêt à ne pas faire sa course matinal tout ça à cause de ses nombreuses heures supplémentaires de la veille. Enfin ça en avait valut le coup, son supérieur avait semblé impressionné. Iwaizumi adulte semblait tout aussi si ce n’est plus endormit avec sa tasse de chocolat chaud dans les mains. Le jeune par contre était bien éveillé et courait partout, semblant hésité à choisir à quel arbre il allait tenter de grimper. Même sans autre enfant pour jouer avec lui, il dégageait plus d’énergie que les deux adultes réunis.

Comme finalement ce fut le bac à sable qui gagna, il se détendit légèrement et se permit d’observer Hajime assit à coté de lui. C’était la première fois qu’il voyait le plus petit reporter des vêtements féminins depuis qu’il lui était tombé dessus par hasard au parc. Il n’avait pas fait de commentaire, parce qu’honnêtement il se voyait mal dire à l’autre qu’il aimait en grande partie à cause de fantasme et une partie parce que ça lui allait bien. Son regard traîna sur les jambes de son ami, d’habitude il s’attardait plus sur ses bras encore ferme et puissant malgré l’arrêt du volley, même s’il déplorait une réduction minimal de muscle à leur niveau. Mais en le voyant habiller comme ça, son esprit divaguait sur les jambes et les cuisses. Il se demanda si c’était des bas ou juste un collant épais.

Il préférait le premier, c‘était plus alléchant de penser qu‘il lui suffirait de remonter juste un peu la jupe pour voir la peau de l‘autre, d‘observer le contraste entre la teinte de sa main et celle de la cuisse. Son esprit partit rapidement imaginer ses mains courir sur les cuisses couvertes de chaussettes montantes, jouant à la limite entre la peau couverte et celle dénudé. Il se lécha inconsciemment la lèvre avec ses pensées. Ce serait tellement facile comme ça, il lui suffirait juste de baisser un peu la culotte pour avoir accès au trou de l’oméga. Il fronça des sourcils en se posant une question dont il n’allait pas avoir la réponse comme ça. Hajime allait-il jusqu’à porter des sous-vêtements féminin ? Il soupira et détourna son attention du sujet, il valait mieux qu’il s’arrête là avant de finir avec une gaffe.

-Hé Oikawa, l’interpella Iwaizumi toujours les yeux fixés sur son fils. Est-ce que ça te parait bizarre ?

-De quoi ? Demanda-t-il ne voyant absolument pas ce que le plus petit vouait dire.

-Que je m’habille comme ça de temps en temps, chuchota le noiraud les joues se teintant de rouge. Alors que je me sens vraiment comme un garçon et que j’en suis un.

-Pour certain ça doit l’être, mais je m’en fiche. Iwa-chan est Iwa-chan, répondit-il comme si ça expliquait tout.

-Vraiment ?

Le ton était faible et hésitant mais alors qu’ils se regardaient les yeux dans les yeux, il pouvait voir le gris-vert briller avec un peu d’espoir. Celui de se faire accepter.

-Ouais, fit-il. Oui et puis tu es mignon comme ça aussi.

-Je ne suis pas mignon, marmonna l’oméga gêné le faisant rire. Au début je l’aie fait parce que les choses étaient un petit peu plus facile si je me faisais passer pour une fille pendant la grossesse, même si c’était assez fatiguant de changer ma voix. Ce genre de vêtements sont plus confortable que je le croyais, de toute façon en vêtement de grossesse il n‘y en a que pour les femmes. J’ai juste continué, même après la naissance de Minoru. Pas souvent, quelque fois par-ci par-là. Puis je ne sais pas vraiment de temps en temps je me sens comme m’habiller comme ça. Mais je ne me sens pas comme une fille pour autant.

-Hmm, fredonna-t-il à cette confession heureux d’en apprendre un peu plus. Au faite pourquoi Minoru t’appelles maman quasiment tout le temps, mais des fois il dit papa ?

Il y eut un petit silence confortable, pendant qu’Hajime réfléchissait à la raison.

-Je ne lui ait jamais demander de m’appeler l’un ou l’autre spécifiquement, mais comme je l’ai porté en moi je dois me sentir plus comme je suis une mère qu’un père. Du moins majoritairement, je me sens plus comme je suis une maman qu‘un papa, par rapport à l‘image général des rôles dans la société. Il a du le ressentir et du coup il lui arrive de changer, comme moi je change ma façon de voir mon rôle. Je suppose, mais franchement j’en sais rien. Surtout que c’était plus mon père qui était présent pour moi que ma mère pour m‘élever, donc ça n’a pas vraiment de sens.

-Non ça en a, après tout même si pour toi c’est ton père quand tu penses à qui s’occupe des enfants tu pense d’abord au mot mère qu‘au mot père. Changement de sujet, il se réveille toujours aussi tôt ? Questionna-t-il en baillant regrettant de ne pas avoir prit de café ce matin.

-Si je te dis la moitié du temps c‘est encore plus tôt, soupira Iwaizumi en réponse le faisant compatir.

 

 

Iwaizumi avait sût que faire rencontrer ses amis actuels avec ses anciens amis n’avait pas été vraiment l’idée du siècle et que c’était forcé que ça tourne en réunion d’idiot. Mais bon Oikawa s’insinuait partout dans sa vie et ses colocataires voulaient vraiment le rencontrer. Et forcément Hanamaki, Matsukawa et Bokuto n’avaient pas voulu être mit de côté. Akaashi n’avait rien dit, mais il était aussi curieux et désireux de s’assurer que c’étaient des gens bien, que son compagnon. Et ça faisait six mois maintenant qu’il avait revu son meilleur ami pour la première fois et presque autant de temps qu’il se faisait harceler des deux côtés pour faire les présentations. Donc tous le monde c’était réunit pour un dîner à l’appartement. Ce qui faisait vraiment beaucoup de monde.

Et bien savoir qu’elle catastrophe ça allait être ne l’empêchait de se sentir fatigué par en ce moment même. Au moins c’était le bon genre de catastrophe, du style ou il n’y avait pas de dommage à part pour ses nerfs. De toute façon un seul des idiots présents actuellement suffisait pour le fatiguer la plus part du temps. Le repas n’avait même pas encore commencer qu’il avait déjà des envies de meurtre.

Non parce qu’entre Bokuto, Kuroo, Hanamaki et Matsukawa qui faisait le concourt du duo le plus énervant quand ce n’était le trio d’ancien capitaine du lycée qui se mettait à trois pour énerver quelqu’un et Oikawa qui avait décidé de raconter précisément toute leur enfance, il allait vraiment finir par en étriper un. Akaashi avait sembler penser que c’était une cause perdu et avait effectuer un retrait stratégique dans la cuisine prétextant le repas à préparer, emportant son fils avec lui. Ce qui augmentait considérablement le risque d’explosion de colère de sa part. Bon ça avait stopper aussi le concours de qui était le meilleur oncle. Suga tentait de calmer Yaku qui était le seul à s’énerver avec lui. Ou l’empêcher d’étrangler quelqu’un quand l’argenté voyait qu’il allait craquer. Kenma avait juste fuit la réunion en allant visiter des amis à Miyagi.

Koutaro aussi énergique que d’habitude bougeait comme s’il n’avait pas été enceint du tout. En fait hormis son ventre rond, un peu trop pour ses quatre mois, et ses humeurs plus instables encore qu’avant, prouvant que c’était possible, rien ne trahissait la grossesse. Iwaizumi se dit qu’Akaashi méritait bien une pause et abandonna l’idée d’aller le chercher pour calmer l’autre oméga.

Il soupira et frappa la tête brune quand celui-ci ressortit une anecdote qui datait de leur entrée en primaire, provoquant moult plainte et gémissement. Ainsi que d’avoir l’alpha se drapant sur lui pour obtenir le réconfort qu’il méritait après tant de violence. Il tenta de repousser le plus grand, mais rien ni fit il se retrouva avec un nez se frottant contre son cou serré dans une étreinte ferme, mais douce. Pendant ce temps Matsukawa eut le malheur de lâcher un commentaire sur la taille de Yaku et Suga ne put retenir son petit ami de frapper l’autre avant d’aller aider Akaashi dans la cuisine. Cela fit rire Oikawa, rire qui résonna dans tout son corps comme si c’était le sien le faisant frissonner. Il devait absolument s’écarter, avant que ses sentiments amoureux ne prennent le dessus.

Tooru sembla le percevoir car il décida qu’il était temps de relâcher sa prise. Des lèvres douce appuyèrent sur sa joue, laissant une trace brûlante derrière elles et faisant bégayer son cœur. Il se recula conscient des regards de ses amis sur eux, même s‘ils faisaient semblant de ne rien voir. Le brun agit comme si de rien n’était en lançant une blague à Matsukawa.

-Ou est Akaashi ? Demanda en même temps Bokuto qui ne voyant pas son alpha commença à pleurnicher.

Hajime saisit l’occasion pour s’échapper et bondit auprès de l’autre oméga pour l’entraîner vers la cuisine. Béni soit l’état émotionnel complètement instable du hibou.

 

 

Tooru fusillait des yeux le téléphone posé dans un coin de son bureau. Ce n’était pas la faute du pauvre appareil, mais celui-ci encaissait quand même sa mauvaise humeur. Le dîner de dimanche soir c’était bien passé, après tout les amis d’Hajime semblait l’avoir accepter. Bon il avait eut le droit à des regards fixes au début et il avait eu l’impression de ne pas savoir quelque chose que tout le monde avait réaliser, même Maki et Matsun, ce qui était plutôt énervant.

Mais ce qui l’énervait actuellement était le fait qu’il avait comprit qu’il n’avait pas retrouvé la proximité avec Iwaizumi qu’il avait au lycée. C’était normal en soi, six années c’étaient passé sans le moindre contact et tous deux avaient évolué. Si leur dynamique en apparence était resté la même, il avait compris qu’il y avait maintenant des barrières auparavant absentes. Il ne pouvait pas simplement l’embrasser sur la joue, même après des mois à tenter de rattraper le temps perdu. Paradoxalement, il savait que ses avances étaient efficaces, ce qui le frustrait d’autant plus. Pour une raison quelconque Hajime tenait à le maintenir à une certaine distance, peu importe à quel point il rougissait. Et il ne savait pas laquelle. Il était pourtant très bien avec Minoru, pour ne pas dire qu’il adorait l’enfant de son meilleur ami, n’était pas déranger par le fait qu’il arrive que le plus petit se travestisse, ce qui arrivait presque trop rarement à son goût puisque c’était quasiment la seule manière d’obtenir du noiraud qu’il porte des vêtement le mettant en valeur. Il s’entendait bien avec ses colocataires et amis. Non franchement il ne voyait pas qu’est-ce qui faisait que l’autre s’agrippait à cette distance entre eux. Hormis peut-être le père de Minoru, peut-être qu’Iwa l’aimait encore.

-Oikawa-san ? Demanda un collègue d’une voix incertaine pour sursauté quand il posa son regard sur lui. Le rapport de la réunion ?

-Je l’ai déjà remis au sous directeur, informa-t-il avant de retourner à fusiller le téléphone.

Sa mauvaise humeur persista tout au long de la semaine, maintenant au loin ses collègues. Finalement le vendredi soir arriva. Il était tranquillement chez lui à ruminer et sélectionner les photos pour son prochain recueil, il devenait de plus en plus connu et se demandait si ça ne valait pas le coup de se reconvertir totalement, quand il décida d‘aller poser la question. Au moins comme ça il serait fixé et peut-être obtiendrait Iwaizumi. Ou juste un rapprochement ou alors ses espoirs seraient briser et il tournerait définitivement la page. Il en tait incapable et le savait, même six années n’avaient pas suffit alors ce n’était pas un rejet clair qui allait pouvoir lui faire passer à autre chose. Il n’en avait même pas envie.

Il prit son manteau et sortit de chez lui pour se rendre chez son meilleur ami. Il n’y avait rien de mal à vouloir être aimer de retour non ? Alors pourquoi avait-il l’impression de ne pas avoir avancer après toutes ses années ? Il se dit que peut-être il n’était pas suffisamment clair, pourtant il ne cachait pas son attirance contrairement au lycée. Il avait l’impression que tous le monde savait pour ses sentiments.

Ses pensées continuèrent de tourner en boucle, passant et repassant toute les éventualités, jusqu’à ce qu’il arrive devant la porte de l’appartement de son ami. Il toqua et attendit, mais les minutes passèrent sans que personne ne vienne lui ouvrirent. Comme il n’était pas si tard que ça, du moins pas suffisamment pour que tous les adultes de l’appartement soit couchés, il retoqua doucement. N’obtenant toujours aucune réponse Oikawa finit par appuyer sur la poignet découvrant que la porte n’était pas verrouillé. Un instant il imagina le pire, avant de se dire que Kuroo avait sûrement du juste oublier une fois de plus de verrouiller. Iwaizumi c’était plein à ce sujet sur son colocataire.

-Désolé de l’intrusion, marmonna-t-il en entrant avant de se figer en sentant une odeur particulière.

Il se sentit durcir au parfum sucrée qu’il reconnu immédiatement comme celui d’Hajime pendant ses chaleurs, même s’il ne l’avait sentit ainsi qu’une seule fois, la mémoire était gravé au fer rouge dans son esprit. Les gémissements parvint à ces oreilles, le guidant vers la chambre de son meilleur ami. Tooru savait qu’il devrait juste faire demi-tour, parce que s’il voyait le plus petit se toucher il ne pourrait pas résister à ses envies. Mais son instinct le poussait à aller rejoindre l’oméga, lui chuchotant d’aller s’occuper de lui comme l’alpha qu’il était. Il s’arrêta en voyant la porte entrouverte et secoua la tête. Il ne se le pardonnerait jamais de profiter de son meilleur ami pendant un de ses moments de faiblesse, ce n’était pas comme ça qu’il voulait coucher avec lui pour la première fois. Surtout pas sans son consentement clairement donné en état de réfléchir. Il souhaitait prendre son temps et lui faire l’amour doucement. Il allait pour faire demi-tour quand la voix du noiraud lui parvint :

-Putain c’est si bon !

Oikawa ferma les quelques pas de la porte entrouverte, son cœur battait beaucoup trop vite et ses mains tremblaient, il priait pour avoir mal entendu. Parce que si Iwaizumi avait dit ça, alors ça voulait dire qu’il… ses pensées refusèrent de le formuler clairement. Il jeta un coup d’œil puis son souffle se coupa.

Le gémissement de plaisir d’Iwaizumi rebondit sur les murs alors qu’il voyait son corps se tordre sous le plaisir de l’orgasme. Kuroo faisait un bon travail de le maintenir en place en continuant ses mouvements à l’intérieur de son meilleur ami. Il sentit son sang gelé et eut l’impression que son cœur était poignardé. Le pire fut quand il croisa le regard émeraude embrumé de plaisir d’Hajime.

Il tourna les talons et s’enfuit loin, même son instinct lui disait de partir avec l’odeur de l’autre alpha qu’il avait sentit une fois à la porte de chambre. Il essuya ses larmes alors qu’il courait dans la rue. Il était un adulte, il n’avait pas à pleurer ainsi. Mais ça faisait si mal.

 

 

Il ne devrait pas faire ça, pas quand Oikawa était de nouveau une partie de sa vie. Mais d’un côté il savait qu’accepter de dépasser la ligne de l’amitié n’était pas la bonne chose à faire, pas avec ce qu’il avait fait. Et surtout il ne voulait pas à avoir affronter de nouveau une chaleur par lui-même. Pourtant le sentiment qu’il trahissait Tooru persistait, du moins quand il n’était pas totalement pris dans son besoin.

-Je sais que tu as dis que tu étais sûr, mais si tu veux arrêter… commença Kuroo.

Il se redressa et ouvrit les yeux pour voir le visage de son ami faire une expression sérieuse et concerné 3. Il grogna de frustration en laissant son dos retomber sur le matelas.

-Je veux surtout que tu finisses de me baiser, lâcha-t-il en poussant ses hanches pour sentir les doigts frotter contre ses parois humides, pour finir dans un gémissement. Et si possible maintenant.

Et là il était totalement dans le besoin de se faire sodomiser. Pas que Tetsuro se préoccupe de comment il se sentait par le fait de se faire baiser alors que l’amour de sa vie était de nouveau là. Il appréciait l’intention ou du moins avait apprécier l’intention avant que ses chaleurs commencent, parce que pour l’instant cela l’agaçait plus qu’autre chose. Ou plutôt le laissait totalement insatisfait et nécessiteux. Et plus il l’était et plus il n’avait aucun mal à sortir des phrases obscènes pour se faire étirer par autre chose que des doigts. Ce qui était relativement gênant pour lui une fois qu’il ait retrouvé ses esprits.

Quand ils avaient commencé quelques périodes passés après la naissance de Minoru, les choses avaient été maladroite au début, entre le souvenir de ses mots et certaines positions. Mais bien vite le caractère spécial de Kuroo avait fait qu‘ils ont retrouvé leur relation amical sans gêne, comme s‘ils ne couchaient pas ensemble. Après tout ils y trouvaient tout deux leur compte. Il n’avait plus à passer ses chaleurs à souffrir du besoin et le plus grand avait de quoi se faire plaisir une fois par mois sans à avoir à sortir draguer pour une nuit de sexe. Le tout temps qu’aucun des deux n’étaient dans une relation.

Tetsuro le bascula sur le côté, plaçant une de ses jambes sur son épaule avant de pousser en lui, rentrant d’un seul coup. Il étouffa son cri de plaisir dans l’oreiller qu’il tenait serré entre ses bras. Ses doigts creusèrent dans le tissu, pendant qu’il se faisait pilonner. Il dut relever un peu la tête pour respirer abandonnant à faire taire ses gémissements. Il sentait un peu de bave couler sur son menton, mais la seule chose à laquelle il pensait était la bite qui claquait droit contre sa prostate. Il ferma les yeux et serra un peu plus sa prise sur l‘oreiller.

-Putain c’est si bon, gémit-il.

Kuroo devait approché de la fin car il glissa une main de ses mains tenant ses hanche à son sexe pour l’astiquer habilement, le faisant jouir rapidement. Il cligna des yeux pour voir une silhouette dans l’embrasure de la porte qui tourna les talons et disparut. Son esprit mit un peu de temps avant de comprendre que ça avait du être Oikawa. Et bien pour le moment il n’arrivait pas vraiment à penser correctement, surtout quand Tetsuro continuait ses va et vient. L’alpha ne mit pas longtemps à atteindre sa propre libération et se retira, le laissant allonger comme un tas de chiffon pour aller jeter le préservatif.

-Iwa je sais pas si t’as remarqué mais on c’est en quelque sorte fait surprendre par ton amoureux.

-Il ne l’est pas, grogna-t-il bien que cela ne changeait rien dans ce que pensait ou dirait l‘autre. Et j’ai pas envie d’y réfléchir maintenant, quand ma chaleur sera terminé, pas avant.

-Faudra que tu lui expliques. Tu ne va pas aimer cette conversation, soupira le plus grand.

-En effet je risque pas d’apprécier le moment de l’affronter, mais pitié pas maintenant Kuroo.

 

 

Plus de trois semaine et demi, presque quatre fichues semaines jour pour jour qu’il attendait une réponse d’Iwaizumi, trois fichu semaine qu’il se faisait ignorer. Oikawa avait attendu quatre jours avant d’envoyer un message à l’autre, histoire d’être sur que ses chaleurs soient terminés. Mais il n’avait pas reçut de réponse, pas plus qu’aux autres qu’il avait envoyé. Ça faisait donc vingt-cinq jours depuis qu’il avait découvert qu’Hajime avait des rapports sexuels avec son colocataire. Et autant il espérait que cela ne voulait rien dire, qu’il n’y avait absolument aucun sentiment derrière, il ne pouvait pas s‘empêcher d‘imaginer « et si c‘était le cas ». Allant par moment jusqu’à se demander s’il n’avait pas été jusqu’à imaginer les réactions plutôt positive d’Iwa à ses avances.

Et plus le temps passait plus il avait l’impression qu’un trou allait se former à la place de son cœur, comme quand il n’avait eut d’autre choix que d’admettre que le plus petit l’avait exclu de sa vie. Il fut prit de panique en pensant un instant qu’Iwaizumi allait de nouveau le fuir. Ses mains se mirent à trembler, Iwa-chan n’allait pas de nouveau disparaître, n’est-ce pas ? Il ne pouvait pas lui faire ça une seconde fois. Tooru se leva de son bureau, il devait savoir et le voir maintenant.

-Oikawa ? Lui demanda son supérieur en le voyant marchant vers la porte.

-Je… J’ai vraiment besoin d’y aller, bégaya-t-il incapable de trouver une excuse tellement il s’inquiétait d’être à nouveau mit à l’écart.

-Tu veux que quelqu’un te raccompagne chez toi ? Tu n’as vraiment pas l’air bien.

Il déclina la proposition, mais ne contredit pas le fait qu’il était malade. Après tout il se sentait comme tel à la pensée de nouveau de ne plus voir son amour. Il quitta le boulot pour se précipiter chez son meilleur ami.

 

 

Des coups répétés se firent entendre à la porte, l’obligeant à quitter son ordinateur dans un soupir, quel était l’intérêt de travailler à la maison s’il ne pouvait même pas être tranquille en plein milieu de la journée. Iwaizumi ouvrit la porte à un Oikawa échevelé. Le brun avait visiblement courut pour arrivé jusqu’ici. La première chose à laquelle il pensa était à quel point l’autre regardait bien malgré sa course avant de se demander ce qu’il faisait ici au lieu d’être à son travail. La seconde d’après il se retrouva à faire quelque pas en arrière pour éviter de tomber sous l’impact soudaine d’un corps contre le sien. Il avait son nez dans le cou de Tooru, était étroitement enserré un bras autour de sa taille l‘autre appuyant contre sa nuque, la main dans ses cheveux, et sentant l’odeur toujours aussi chaleureuse du plus grand qui laissa échapper :

-Tu n’as pas disparu une fois de plus.

Il rendit l’étreinte, la gorge noué par la culpabilité. Il n’avait jamais voulut l’inquiéter à ce point ou lui faire croire qu’il le fuyait une fois de plus. Tout ce qu’il avait voulut était de prendre le temps de réfléchir posément sur sa situation. Pas seulement comment expliquer à Oikawa ce qu’il avait surpris, mais aussi sur ce qu’il allait faire concernant leur relation.

Parce qu’ils ne pouvaient pas rester comme ça éternellement, il ne se sentait pas capable de rester simplement ami avec l’autre quand celui-ci cherchait plus. Un moment ou un autre Iwaizumi savait qu’il céderait, parce qu’il voulait Oikawa. Et c’était le problème, il ne le méritait pas, pas après l’avoir abusé pendant son sommeil. Peu importe que le brun était même prêt à élever Minoru, ou qu’il voulait que tous les trois forment une famille, c’était parce qu’il ne savait pas. Et Hajime n’allait certainement pas lui dire, c’était au-delà de ses forces. Tooru avait prit son temps, tranquillement se rapprochant, sans jamais le forcer et dans une autre situation il lui en aurait été reconnaissant. Et il l’était, même si ça lui rendait encore plus difficile la tache de rester simplement ami.

Il soupira en sentant le plus grand l’embrasser tendrement sur la tempe, puis la joue. Il ne voulait pas le blessé encore plus en le repoussant, mais s’il ne le faisait pas alors Oikawa s’entêterait sans aucun doute. Le brun méritait d’être heureux, de trouver quelqu’un de bien avec qui fondé une famille. Hajime voulait vraiment pouvoir être cette personne, il aurait pût l’être s’il c‘était contrôlé, mais ce n’était pas le cas. Il sentit Tooru presser ses lèvres contre les siennes avec douceur. Il répondit au baiser, essayant de mémoriser les moindres détails, juste pour une dernière fois, avant de le perdre définitivement.

-Oikawa, souffla-t-il en poussant doucement l’autre afin de mettre un peu de distance entre leur corps.

Il évita les grands yeux bruns alors qu’il refermait la porte, il ne voulait pas avoir cette conversation. Ni en assumer les conséquences, sauf qu’il savait qu’il n’avait pas le choix, pour le bien futur de l’autre. Tant pis pour ses envies égoïstes. Mais d’abords il fallait qu’il explique ce que le brun avait surpris, parce qu’un malentendu ou un mensonge pourrais faire plus de dégâts qu’autre chose dans le futur. Même si ça n’allait pas lui faciliter la tache après. Il vivait déjà avec un poids suffisamment lourd sur sa conscience comme ça pour ne pas en plus en rajouter celui d’un nouveau mensonge.

-Est-ce que tu aimes Kuroo ? Vous sortez ensemble ? Demanda en premier le plus grand une fois qu’ils furent installé sur le canapé, il ne lui laissa pas le temps de répondre, enchaînant avec une dernière supposition, la voix plus faible, mais ses yeux brillaient avec espoir. Ou est-ce qu’il t’aide juste avec tes chaleurs ?

-Il m’aide juste, souffla-t-il provoquant un soupir de soulagement et gagnant un poids contre son épaule.

-Je suis tellement heureux, j’ai toujours une chance avec toi, ria doucement Tooru en déplaçant sa tête contre son cou, le faisant frissonner avec le souffle sur sa peau. Je suis tellement soulagé.

-Désolé, j’aurais dû te le dire bien avant. Mais je ne peux pas être plus qu’un ami pour toi.

-Pourquoi ? Tu as des sentiments…

-Non, il n’y a rien de plus que de l’amitié entre Kuroo et moi, le coupa-t-il se forçant à ne pas laisser sa voix vaciller au ton tremblant de l’autre. Ni qui que se soit d’autre en faite, mais ça ne change rien. Je ne peux pas être avec toi, ni maintenant ni jamais. Tu trouveras sans problème quelqu’un qui te conviendra bien mieux que moi, avec qui tu formeras une belle famille. Ta mère va pleurer lors de ton mariage, comme Takeru et ton beau-frère. Onee-chan te taquinera, mais elle sera la première à te féliciter…

Il n’avait pas fait un seul contact visuel tout le long avec Oikawa, parce qu’il savait que sa détermination se briserait si jamais il voyait son expression. Et il aurait continué à blablater si soudain il ne c’était pas sentit tirer par les hanches et basculer en position allonger sur le canapé. Il cligna des yeux surpris en voyant planant au-dessus de lui le visage du brun, les sourcils froncés, les yeux pas vraiment rouge sans pour autant être de leur chocolat habituels et les lèvres pincées en une ligne dure.

-C’est toi et toi seul que je veux. Il n’y a personne qui peut mieux me convenir que toi, grogna l’alpha ignorant totalement sa faible protestation. Et à moins que tu ais une bonne raison qu’on ne puisse pas être ensemble je ne vais pas abandonner. Peu importe le temps que ça me prendra.

Son cœur battait trop rapidement, ses yeux le piquaient et en même temps il sentait sa poitrine se serré d’une manière douloureusement désagréable. Il serra des poings se répétant mentalement qu’il devait agir au mieux. Et le mieux pour l’autre ce n’était pas lui.

-J-Je ne peux pas, peu importe le temps que tu attendras… il se mordit la lèvre en sentant sa voix trembler fragile. On ne doit pas, ce n’est pas possible. Tu mérites…

Tooru le coupa en l’embrassa durement, laissant sa frustration s’évacuer par le baiser. Iwaizumi haleta, toute ses défenses volaient en éclat et l’exigence du plus grand lui laissait sans souffle, rendant quasiment impossible la moindre réflexion. Les mains sur ses hanches appuyaient avec suffisamment de forces pour laisser des traces, mais tout ce qu’il sentait était la brûlure du contact. Il tourna la tête, inspirant une fois avant d’être ramené de force dans le baiser. Les larmes coulèrent, elles étaient à la fois de joie et de tristesse. Une partie de lui ne pouvait pas s’empêcher de souhaiter qu’Oikawa ne lui laisse pas le choix et le garde près de lui pour toujours. L’autre lui rappelait ce qu’il avait fait, lui demandant si après ça il avait vraiment le droit d’être auprès du brun. La réponse était non. La langue dans sa bouche caressa une dernière fois la sienne, beaucoup plus doucement, contrastant avec le déchaînement précédent, avant de se retirer. Il ouvrit les yeux incertains de ce qu’il allait voir. Tooru le regardait avec une affection incroyable.

-Six ans n’ont pas suffit à m’empêcher de te désirer, alors je peux très bien passer ma vie entière à continuer.

-Non tu ne peux pas, le coupa-t-il dans un sanglot étranglé. Surtout pas.

C’était injuste qu’Oikawa lui dise cela, il ne devrait pas avoir le droit d’utiliser ses sentiments contre lui. Le brun essuya ses larmes dans un sourire fatigué mais bien réel et sincère, ignorant sa litanie de non.

-Chut, ça va aller. Je te veux Hajime, je veux me tenir à tes côtés et t’aider à élever Minoru. Mais je ne vais pas te forcer, alors on va y aller en douceur, ok ?

La mention de son fils lui fit l’effet d’un coup de couteau dans le cœur. Il n’était même pas capable de donner un père à son enfant, l’obligeant à vivre dans une famille à parent unique et de s’interroger pourquoi lui contrairement à ses camarades n’en avait qu’un. Tous ça parce qu’il était désespérément amoureux de son ami d’enfance, mais ne pouvait pas être avec lui. Iwaizumi refusait de prendre le risque d’accepter Tooru et que celui-ci apprenne la vérité. L’alpha le haïrait, ce qui était normal, mais il haïrait sans doute Minoru aussi, ce qui ferait beaucoup trop de mal à l‘enfant. D’autant plus s’il laissait le brun faire son chemin. Il n’avait pas été la mère ou le père parfait, et encore aujourd’hui il ne l’était pas, mais il ne prendrait jamais le risque de blesser son fils de la sorte. Il espérait juste que l’ignorance valait mieux.

Ses mots étaient entrecoupés, pas forcément relié entre eux. Pourtant ses inquiétudes, ses regrets de ne pas avoir été suffisant furent compris. Le brun murmura des paroles réconfortantes contre son oreille, le rassurant. Si seulement cela pouvait être la vérité quand il disait qu’il était un bon parent.

 

 

Oikawa et Iwaizumi avaient finit par s’endormir blottit l’un contre l’autre sur le côté. La douleur de voir l’autre pleurer était toujours aussi forte que par le passé, il détestait ces moments ou il avait l’impression d’être inutile et ne savait jamais quoi faire pour réconforter son ami. Le sommeil avait été le bienvenu, surtout avec ses nuits passé à se torturer l’esprit. Cependant quand il se réveilla la pensée qu’on était le vendredi le fit sursauter. Il paniqua un instant en voyant l’heure, l’école devait être finit depuis longtemps et le fils d’Hajime devait être en train de pleurer en attendant que sa mère vienne le chercher. L’angoisse monta d’un cran, en imaginant parfaitement bien la bouille de l’enfant terrifié. Comment avait-il put dormir aussi longtemps ? Iwa allait littéralement le tuer, s’il ne mourrait pas de honte avant.

Puis une petite main lui tapota le genou, attirant son regard bers le bas. Minoru le regardait avec le même froncement de sourcil que son père avait si souvent eut, souvent à cause de lui et ses idioties. Il se dégonfla comme un ballon avec la vague de soulagement qui l’avala. L’enfant grimpa sur ses genoux avant de lui tendre son dessin. Le jeune Iwaizumi n’était plus du tout effrayé par lui maintenant, au contraire il montait souvent sur ses genoux, délaissant parfois ceux de quelqu‘un d‘autre au plus grand damne de ce dernier. Une habitude prise par le manque régulier de place assise autre que le sol dans l’appartement, trop froid pour qu’Hajime l’y laisse. Alors même quand il y avait une place de libre à côté de lui comme maintenant, Minoru préférait s’installer sur l’un des adultes.

Il eut un sourire en observant la feuille, écoutant les explications du garçon tout en commentant de temps en temps. Le dessin représentait de nombreux personnage, il reconnu facilement Kuroo et Bokuto avec leur cheveux piquant vers le haut noir et gris. Hanamaki fut tout aussi facile à repérer, il était le seul dessiné en rose. Il eut plus de mal à différencier Matsukawa d’Akaashi, mais sa supposition que Matsun était prés de Maki, sur le côté, se révéla exacte. Kenma était représenter assit au pied de Kuroo avec une console en main et il écouta en souriant les plaintes de l’enfant que son enseignant ait pris son oncle pour un enfant, tout comme Yaku juste parce qu’ils ne les avaient pas dessiné aussi grand que les autres. Il rigola en entendant la phrase boudeuse « C’est pas ma faute s’ils sont pas géant et que j’ai pas eu suffisamment de temps pour tout bien faire. ». Suga tenait d’ailleurs la main de son petit ami et tout deux avait la blouse blanche des docteurs sur le dos. Il eut une drôle de sensation en voyant que Minoru c’était représenté juste entre lui et Hajime. Son sourire s’élargit alors que la chaleur dans sa poitrine s’agrandit, heureux d’être déjà si important pour l’enfant qu’il le mette dans le centre de son dessin. Il ricana en pensant comment il allait pouvoir se vanter auprès de Matsun et Maki et aussi les vanner.

-Hm je l’aime bien aussi, marmonna Hajime la tête encore appuyé sur son épaule, louchant sur la feuille pas totalement bien réveillé. C’est un cadeau pour Tooru ?

Il sentit ses joues chauffer et lutta contre la rougeur, soulager que les yeux verts de son meilleur ami soit fixé sur la feuille. Il réagissait encore comme un adolescent avec son premier béguin à la simple entente de son prénom. Hé bien techniquement Hajime avait était son premier béguin, il avait juste mit des années à s’en rendre compte, allant jusqu’à aimer une fille qui le lui avait rappelé un peu trop. Même pas autant que l’oméga, mais cela restait de l’amour.

-Oui ! S’exclama l’enfant joyeusement avant d’ajouter plus timidement. Heu s’il veut bien l’accepter.

-Je l’accrocherais chez moi, sourit-il. Sur le frigo, ça fera bien non ?

Bokuto se laissa lourdement tomber à côté d’eux sur le canapé en soupirant à la chance qu’il avait de recevoir un dessin. Un silence confortable s’installa entre eux quatre, avec en fond le chantonnement de Suga venant de la cuisine. Minoru semblait heureux de simplement pouvoir jouer avec les mains d’Hajime et Bokuto semblait plongé dans la pensée. Dans d’autre circonstance il s’en serait inquiété, car il avait découvert d’après le récit du plus petit que les idées du hibou était rarement bonne, d’autant plus quand elle impliquait Kuroo. Mais le contreur central n’était pas là et l’ambiance était tellement calme et paisible qu’il oublia de s’attendre au pire. Au final il fut surprit quand Bokuto repris la parole, pour une fois il aimait la suggestion proposé.

-Kuroo est en déplacement et Kenma passe la soirée et la nuit à réviser avec Akaashi. Je pourrais prendre Minoru pour me tenir compagnie pendant que vous deux aller vous amusez. En plus ça laissera l’appartement de libre pour Suga et Yaku, qu’ils puissent profiter de leur relation de couple, déclara le hibou en bougeant les sourcils de manière suggestive à la fin.

Iwaizumi fronça des sourcils, pas vraiment heureux à l’idée de laisser son fils pour la soirée.

-Il peut très bien passer la soirée avec moi et Oikawa, protesta le jeune parent.

-Mais je vais m’ennuyer tout seul, gémit Koutaro. Et je suis tout à fait capable de le garder correctement.

Il passa sa main dans les cheveux hérissés et frotta la tête de son ami avec un petit sourire.

-Une soirée ne va pas faire de mal et puis il faut aussi que tu te détendes de temps en temps, argumenta-t-il.

Hajime semblait sur le point de dire quelque chose, mais Minoru le coupa demandant s’il pouvait rester avec son hibou d’oncle, finissant de d’écraser toute protestation chez sa mère.

 

 

Iwaizumi n’avait pas été chaud pour passer autant de temps seul avec Oikawa. Surtout pas quand celui-ci se montrait aussi chaleureux. Il avait à peine eu le temps de reconstruire une partie de ses défenses que le brun les faisait de nouveau volé en éclat. C’était agréable d’avoir toute l’attention de l’autre, de sentir un bras autour de son épaule ou une main au bas de son dos, d’avoir des mots chuchoté à son oreille, même si c’était des bêtises. Et c’était le problème tout était trop agréable, le faisant fondre. Il n’avait pas besoin de tomber un peu plus dans l’amour avec son ami d’enfance, ça rendait juste plus difficile de ne pas céder.

Pourtant il finit par se détendre, Matsukawa et Hanamaki n’avaient pas put s’empêcher de leur sortir plein de sous-entendu en servant leur commande, le film avait été un navet total et la barre était paisible. Ça lui avait rappelait ses jours de lycée, ou tout deux se moquait tranquillement des lignes de série B en se goinfrant de bonbon et de pop-corn, les plaisanteries et les chamailleries qu’ils avaient eu tous les quatre. Ces jours lui paraissaient un peu moins lointain. Il regarda son verre songeant que ses problème de l’époque avaient disparu pour être remplacé par d’autres, plus important ou au contraire plus superficiel.

-Iwa-chan, murmura Oikawa dans son oreille tout en serpentant son bras autour de sa taille.

-Hm ? Fredonna-t-il en détachant son regard du liquide doré pour plonger dans le chocolat chaud des yeux de l’autre ci perdant.

-Je ne savais pas que tu étais devenu alcoo… Aie ! Se plaignit le plus grand en frottant son front, là ou il l’avait frappé. Je plaisantais Iwa, toujours aussi susceptible.

-Et toi toujours aussi idiot, soupira-t-il pour l’effet. Tu va boire que de l’eau ?

Il eut envie de se donner une claque, il ne voulait pas vraiment refaire l’expérience d’un Oikawa bourré vu ce qui c’était passé la dernière fois. Il se dit qu’il devrait aussi faire attention à sa propre consommation, même s’il buvait très rarement et pouvait se permettre un excès, il n’avait pas non plus l’intention de découvrir ce qu’il se passerait si c’était lui qui finissait bourré. Bien que Tooru ne profiterait pas de lui, il ne préférait pas tenter le diable. Pourtant quand ce dernier répondit :

-Hé bien je n’aime ni la bière, ni le rhum, ni le vin.

-Et les cocktails ? Il parait que c’est bon, s’entendit-il commenter.

-Oh Iwa veut-il me voir bourré pour profiter de moi, plaisanta l’alpha.

-Tais-toi, grogna en pensant qu’il avait peut-être déjà un peu trop bu. Comme si je voulais voir ce désastre.

Un petit rire résonna contre son oreille et il ne put s’empêcher de sourire au son, il aimait voir l’autre heureux et détendu. Peut-être était-ce l’alcool dans son système qui lui faisait oublier sa prudence et profiter du sentiment de légèreté, mais bien tôt il oublia totalement ses inquiétudes.

Ça lui avait parut une bonne idée sur le coup de juste tester les différents cocktails pour voir si l’alpha n’aimait pas du tout l’alcool ou si lui en aimait un. Et quand il réalisa que tous les deux se trouvaient saouls il ne fut pas vraiment étonné, ni même inquiet. Les bras d’Oikawa autour de lui était trop confortable pour qu’il se soucis de quoi que se soit d’autre.

-On devrait rentrer avant que les aliens viennent nous enlever, commenta le brun le nez dans son cou.4

-Je croyais que tu voulais qu’ils viennent te chercher et t’emmènent, répondit-il sans vraiment se rendre compte du non-sens de ce qu’il disait.

-Hum, moui. Mais pas maintenant, souffla Tooru avant d’amener leur yeux face à face. Là je veux juste toi.

Il ne sut pas qui des deux ferma la distance entre leurs lèvres, mais cela n’avait pas d’importance parce qu’il eut l’impression de ne jamais avoir été plus à sa place, plus confortablement chaud que maintenant.

 

 

Iwaizumi le poussa sur son lit et il se laissa volontiers tomber, l’entraînant avec lui. Oikawa soupira d’aise alors qu’ils s’embrassaient de nouveau. Même le goût de l’alcool n’arrivait pas à gâcher sa joie de l’échange de langue. Sa tête bourdonnait agréablement, il avait chaud et se demandait pourquoi ils ne faisaient pas ça plus souvent. Même si ses pensées étaient un fouillis, pas qu’il s’en plaignait puisque que c’était un bazar rempli d’Hajime, il n’était pas maladroit dans ses mouvements. Et il le prouva en faisant disparaître leur haut. L’oméga lui semblait moins coordonné, mais ça n’avait pas la moindre importance quand chacune de ses caresses le faisaient vibrer, laissant une traînée brûlante derrière.

Il ouvrit les yeux pour tomber dans ceux émeraudes du plus petit. Son souffle se prit dans sa gorge. Iwaizumi savait-il au moins à quel point ses pupilles étaient belles ? Il aurait put simplement rester là les observer comme il contemplait le ciel étoilé. Non en fait même les étoiles n’arrivaient pas à créer autant d’émotion dans sa poitrine. Il leva la main jusqu’à la joue du noiraud.

-Hajime, murmura-t-il comme une prière. Hajime.

Fermant les yeux, l’oméga s’appuya dans le contact, savourant la touche de sa main. Il avait l’impression que tous deux ressentaient la même chose à chaque effleurement, faisant encore plus gonflé sa poitrine de ce sentiment si particulier. Jamais il n’aurait pensé pouvoir contenir autant d’amour pour quelqu’un, mais à chaque seconde il atteignait un nouveau sommet.

Il les retourna doucement, appuyant l’autre dans les oreillers avant de retourner à l’embrasser langoureusement. Oikawa voulait l’homme sous lui plus que jamais, voulait qu’ils se perdent ensemble dans le plaisir, voulait transmettre tous ce qu’il ressentait, toute la tendresse qu’il éprouvait à l’instant même. Le plus petit encercla son cou de ses bras pour le maintenir tout contre lui, ne voulant pas perdre sa chaleur un instant. Ses mains descendirent le long des côtes pour se poser sur les hanches encore vêtues pendant qu’il cassa le baisé pour frotter leurs joues ensembles dans un excès de tendresse.

Ses dents s’amusèrent avec le lobe d’oreilles et il broya lentement leurs hanches l’une contre l’autre, pressant et frottant à travers les couches de tissus leur érection. Le gémissement qu’il gagna en réponse et les jambes qui s’enroulèrent autour de sa taille l’incitèrent à continuer. Il soupira de bien-être, il était si bien collé à l’autre, broyant ensemble pour toujours plus de plaisir. Il lui fallait juste un peu plus de contact peau à peau.

D’une main leste il réussit à extirper leurs érections de leur prison de tissus, sans s’écarter d’un pouce. Pas qu’il aurait pût avec la prise ferme de l’autre sur son corps. Il ne se soucia pas vraiment des ongles qui s’enfoncèrent dans sa peau, haletant à la sensation de sa propre main combiné au membre d’Iwaizumi. Oikawa ne voulait rien de plus que de rester comme ça. Resté juste là pressé contre son Iwa-chan, il ne voyait pas de meilleur façon de les faire venir tous deux. C’était juste eux fondant l’un dans l’autre.

-Tooru, soupira dans son oreille Hajime le faisant frissonner autant de part l‘utilisation de son prénom que part le ton lascif employé. Je veux te sentir en moi.

Bien que ce fût lui qui recula, il ne put retenir une plainte à la perte de la chaleur. Il devrait piquer la technologie extra-terrestre, ainsi il n’aurait pas eut à s’écarter pour qu’ils puissent se débarrasser de leurs pantalons. Le brun ne se rendit pas compte du non-sens de cette pensée, préférant plutôt s’activer à se dénuder et son ami d’enfance au passage. Une odeur sucrée très légère, se confondant presque avec le parfum d’Iwaizumi le fit saliver d’avance à ce qui allait se passer. Il se pencha vers la table de chevet, pour voir une main se poser sur son bras.

-Pas besoin de lubrifiant, marmonna le noiraud en détournant la tête les joues rouge de gêne ou de l’alcool.

Il cligna des yeux, ne comprenant pas pourquoi ils n’en auraient pas besoin. Il lui fallut une bonne minute pour associer le fait qu’Hajime soit un oméga et le fait que l’odeur sucrée ne provenait de rien d’autre que le lubrifiant naturel sécrété par les omégas justement.

-Oh ! Fit-il en ayant enfin saisit. Ha oui c’est vrai.

Le plus petit eut un petit rire en l’attirant de nouveau contre lui pour l’embrasser. Il se sentit fondre, ça avait été le ricanement le plus adorable qu’il n’avait jamais entendu, c’était tellement injuste qu’il soit si mignon. Sa main glissa vers le bas, effleurant la peau douce sur son passage, encore plus dans l’intérieur de la cuisse, avant d’atteindre sa destination final. C’était juste suffisamment humide pour qu’il puisse y glisser son doigt. Il recula la tête, ignorant le geignement de mécontentement que cela provoqua.

-C’est serré, commenta-t-il. Et chaud. Comme vraiment vraiment se…

-Tais-toi, grogna Hajime. Tu n’as pas besoin de donner tous les détails, ni aucun en fait. Il suffit juste de…

Un gémissement interrompit son meilleur ami alors qu’il pressait un second doigt en lui en souriant.

-Mais si je ne le fait pas, les aliens ne sauront jamais la chance que j’ai, expliqua-t-il comme si c’était une raison valable et censé. Ce serait dommage qu’ils ne sachent pas à quel point tu es bon.

Iwaizumi ne voulait pas vraiment l’entendre parler des extra-terrestres et préféra l’embrasser pour l’empêcher de continuer à divaguer sur la vie dans l’espace. Et il ne s’en plaint pas, la bouche de son ami d’enfance était toute aussi, si ce n’était plus, incroyable que les aliens. Réflexion faite, il préférait largement ça que de parler. Il prit son temps pour préparer son amant, jouant tranquillement de ses deux doigts avant d’en rajouter un troisième. Une pression au bon endroit et le corps sous le sien était secoué dans un gémissement, lui faisant gagner le contrôle du baiser. Cependant il ressentait le besoin de dire à Hajime à quel point incroyable il était, combien il se sentait chaud et remplit de désir pour lui.

-Tu es devenu tellement mouillé. Est-ce mes doigts qui t’ont rendu tellement dégoulinant ? Demanda-t-il provoquant à l’autre de gémir de désespoir cette fois. Tu es si chaud, humide et serré, juste pour mes doigts, c’est incroyable. Ça me donne tellement envie d’être en toi, je veux vraiment m’insérer maintenant.

La rougeur sur les joues du plus petit s’intensifia, recouvrant tout son visage, pourtant sa voix était claire :

-Moi aussi je te veux, alors fait-le.

Il ressortit ses doigts de l’intimité du noiraud puis se positionna à l’entrée. Il s’enfonça lentement, embrassant chaque pouce du visage de son amant en même temps.

-Dieu tu es si parfait, jura-t-il en laissant leur front reposer ensemble. Je t’adore Hajime, je t’adore tellement que ça fait mal. Si tu savais à quel point tu comptes pour moi. Il n’y a personne qui importe plus que toi.

Il continua sa louange, ne pouvant plus retenir ses sentiments à l’intérieur de lui. Comment pouvait-il l’aimer autant ? Il ne savait pas, tous ce qu’il savait, était cette impression de bonheur absolu qu’il avait avec ce sentiment de fusionner avec l’autre. Chaque geste qu’il fit était doux, attentionné, tendre, rempli d’amour et Hajime les lui rendait avec autant d’émotion et de dévotion. Lentement il bougea ses hanches, s’enfonçant tranquillement, profitant de chaque détail des sensations reçu. Iwaizumi roula son bassin en réponse, s’arquant un peu pour lui permettre de s’enterrer plus profondément en lui, les faisant tous deux frissonner et gémir d’une voix basse et profonde.

-Tooru, haleta le noiraud. Ha ! Juste là.

Oikawa resserra sa prise sur la taille de l’autre, les pressant toujours plus ensemble et chercha à répéter le même mouvement encore et encore. Le long souffle fragile qu’il gagna fut suivit d’une main sur sa joue. Leurs yeux se rencontrèrent et son cœur loupa un battement à la vue des émeraudes larmoyante.

-Je t’aime, avoua Hajime paraissant vulnérable avec les larmes au coin de ses yeux.

-C’est bon je te tiens, je t’ai Iwa-chan, le rassura-t-il en refermant encore un peu plus ses bras autour du plus petit. Et tu m’as, totalement et entièrement.

Le sourire qu’il eut en retour valait toutes les étoiles dans le ciel. Il accéléra quelque peu ses coups de bassin, les amenant à leur libération. Il trembla de plaisir et quand la vague d’euphorie eu redescendu, le laissant en sueur et un peu étourdi, il put observer à loisir l’état similaire au sien dans lequel se trouvait Iwaizumi.

 

 

La lumière tombait directement sur son visage, malgré ses paupières fermées il pouvait le dire. Il avait encore le goût de bière, de rhum et des cocktails dans la bouche et sa tête pulsait désagréablement. La seule chose d’agréable était la chaleur et la douceur de la peau contre la sienne ainsi que les motifs aléatoires dessinés dans son dos. Pas vraiment réveillé, Iwaizumi préféra baisser la tête et fourrager son nez dans les boucles brunes plutôt que de se lever. Boucle brune ? Quelqu’un dans ses bras ? Il se redressa soudainement pour découvrir Oikawa clignotant à lui. Son ami d’enfance le regarda d’une manière qui lui permis de dire tout de suite que premièrement son mouvement venait de le venait de le sortir de son état demi-conscient et que secondement sa gueule de bois venait de le frapper très fort. Mais il ne s’en soucia pas vraiment plus préoccupé par des bouts de souvenir qui affluaient dans son esprit, ça et la désagréable sensation d’humidité épaisse dans son cul.

-Putain de merde, jura-t-il en écarquillant les yeux, puis se rappelant ses paroles. Oh non.

-Iwa, l’appela doucement l’autre. On est nu, tous les deux… On a… on a couché ensemble ?

Il déglutit et acquiesça ne voyant pas le point de mentir, le plus grand connaissait déjà la réponse et réclamait une confirmation que pour tenter de donner plus de poids réel à leur situation. Tooru enfouit sa tête dans son oreiller étouffant une drôle de plainte ressemblant à des « non » allongés et quelque chose comme « même pas ». Il respira profondément pour se donner un peu de courage, il avait besoin de savoir ce qu’exactement l’autre se rappelait et surtout s’il avait un souvenir de sa confession. Sa voix sortit un peu hachurée, mais l’hésitation passa facilement inaperçu avec les maux de tête plus ou moins assourdissant battant dans leur crâne. Lentement la tête brune se releva, lui offrant un regard de chiot battu.

-Rien, murmura Tooru avant de se redresser en position assise. Je crois que je vais vomir.

L’instant suivant il se précipitait aux toilettes. Il enfonça son visage dans ses mains, il avait plus que foiré une fois encore, mais au moins Oikawa ne savait pas ses sentiments. Il soupira, cela allait être très compliqué d’expliquer à son ami d’enfance que c’était une erreur. Encore plus de le dissuader de ne pas entrée dans une relation de couple. Sauf qu’il n’avait pas vraiment le choix, pas quand cela risquait de faire venir sur le tapis la question du père de Minoru. Il ne regrettait pas d’avoir son fils, mais il se reprochait encore ses actions passées. Un appel du brun l’empêcha d’imaginer des scénarios pires les uns que les autres pour le futur.

Le brun était étalé sur son carrelage, le teint un peu vert et gémissant de douleur. Instantanément il se précipita à ses côtés, inquiet qu’il se soit blessé.

-Ma tête me tue. Paracétamol, couina l’alpha comme un bébé.

Hajime soupira de soulagement constatant que c’était juste la gueule de bois et le comportement pleurnichard habituel. Il ne cesserait jamais de s’inquiéter pour cet idiot, au moins des fois ça avait du bon.

 

 

Quelques comprimés et une douche plus tard, Oikawa avait de nouveau l’impression d’être un être humain. Il observa Iwaizumi assis sur son canapé parlé au téléphone, appuyé sur la chambranle il détailla l’expression soulagé de l’autre juste avant de raccrocher. Ils avaient eu des rapports sexuels et il n’en avait pas le moindre souvenir, lui laissant un goût amer dans la bouche. Il avait désiré ça pendant si longtemps et quand enfin il l’avait eu il était incapable de savoir quoi que ce soit dessus. Il voulait tellement se rappeler de leur nuit, mais rien ne lui revenait après leurs plaisanteries sur Iwa voulant le voir bourré dans le bar. Des yeux vert-gris rencontrèrent les siens bruns doux et il approcha du canapé pour se laisser tomber dessus.

-Alors ? Demanda-t-il, bien que le soulagement qu’il avait perçut lui avait donné la réponse.

-Minoru va bien, il est encore chez Bokuto et Akaashi. Apparemment il veut aider à faire les achats pour le futur bébé et comme ça ne les dérangent pas, ils l’ont prit avec eux. Il a vraiment hâte de le voir arriver et d’être enfin un oncle lui aussi, raconta le plus petit souriant chaleureusement en parlant de son fils.

-Donc on a un peu de temps rien que pour nous deux, souffla-t-il en se laissant aller contre l’autre et prenant sa main dans la sienne. Et pour parler de ce qui est arrivé je suppose.

Il n’avait pas vraiment envie d’entendre son meilleur ami tenter de le repousser encore une foi encore et celui-ci n’avait pas vraiment plus envie que lui de parler de leur relation et possible approfondissement au vu de son soupir. Hé bien Iwaizumi avait toujours été sérieux, évitant rarement les sujets qui devait être traité, peut importe combien il ne voulait pas lui-même l’aborder. Oikawa le savait et il ne fut pas surprit quand l’autre prit la parole, un peu plus par contre en voyant la mise en suspend plutôt qu’une résolution définitive.

-Il n’y a pas grand-chose à dire, ni toi ni moi n’allons changer de position. Je t’ai dit hier qu’il n’y aura rien entre nous et tu à été clairement montré ton entêtement à persister. Ce qui est arrivé était un accident.

-Comme si tu n’es pas une tête de mule toi-même, bougonna-t-il ne relevant pas la qualification d‘accident, parce que c‘était ça après tout, ils avaient été bourré. Donc on va juste rester comme on est ?

-Ouais, souffla le noiraud sans pour autant dégager sa main. On va juste rester amis.

Il fredonna un vague accord, il ne s’attendait pas à ce que soudain Hajime lui tombe dans les bras malgré ce qui était arrivé. Après tout s’ils avaient un défaut en commun, c’était bien celui d’être têtu comme pas possible. Quand ils avaient décidé quelque chose ils s’y tenaient fermement, même si ce n’était pas forcément la meilleure des solutions. C’était un peu comme un combat de volonté et Tooru n’avait pas l’intention de perdre, alors Iwaizumi pouvait s’obstiner autant qu’il voulait, il finirait par céder et l’aimer. Voilà ce qu’il c’était promis. Ça valait la peine d’attendre puisqu’il s’agissait de son Iwa-chan.

Il observa les traits de son ami d’enfance, ne se lassant pas d’une fois de plus le détaillé. Il le vit soudain pâlir et se crisper sans raison apparente. Il ne prit même pas la peine de cacher son inquiétude qui transperça dans sa voix quand il demanda si ça allait. L’oméga cligna à lui, un peu comme une chouette bien qu’il ne ressemblait en rien en cet oiseau.

-Je vais avoir mes chaleurs, répondit le plus petit les yeux écarquiller. Dans vraiment pas longtemps.

Le silence pesant qui s’abattit sembla durer des heures, bien qu’il n’ait même pas durée une minute.

-Il faut que je rentre chez moi, avant qu’elles arrivent, marmonna Iwaizumi plus pour lui-même en se levant.

-Tu arriveras là-bas avant qu’elles commencent ? Demanda-t-il l’empêchant d’ouvrir la porte pour partir.

-Probablement oui. Je pense que peux le faire si je cours.

Il fronça des sourcils, mécontent de la réponse. Ce n’était pas d’une probabilité dont il avait besoin, mais d’une certitude. Parce que si jamais Hajime n’atteignait pas son appartement avant que son odeur devienne irrésistible, alors… il ne voulait même pas imaginer ce qu’il pourrait advenir du noiraud avec tous les alphas et bêtas sans contrôle dehors. Pas qu’il avait beaucoup plus de contrôle, mais le point n’était pas là.

-Tu restes ici, décida-t-il. Je vais prendre les affaires dont j’aurais besoin et tu pourras t’enfermer dans ma chambre. J’irais chez toi ou chez Hanamaki et Matsukawa pendant ce temps là et ne proteste pas. Il est hors de question que tu coures le risque de te retrouver violé par un passant juste parce que tu auras eu la mal chance d’avoir tous les feus rouges pour piéton sur le chemin. Je donnerais mes clés à Kuroo pour qu’il puisse venir t’aider à les traverser, ajouta-t-il d’une voix plus douce, avant de se rapprocher acculant le plus petit au mur sans que leur corps se touchent cependant. Ou je peux le faire aussi, si ça te convient. Comme ami.

Il frôla la joue de sa main en le regardant intensément dans les yeux. Il ne pouvait pas faire taire ses instinct d’alpha lui sifflant de ne plus laisser l’autre poser la main sur Hajime surtout pas chez lui. Et il n’avait aucun problème à brandir la pancarte de leur amitié si ça lui permettais de prendre sa place.

-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, murmura Iwa en détournant le regard. C’est mieux si je rentre.

-Non, répliqua-t-il d’un ton ferme et définitif.

-D’accord, plia l’oméga. Mais tu n’as pas intérêt à me marquer. En faite si t’avais une écharpe à me prêter ça serait encore mieux. 5

Il cligna des yeux surpris que son ami d’enfance n’ait pas seulement accepté d’être raisonnable. Il le regarda marcher à sa chambre les joues rougies, encore abasourdi avant qu’un sourire ne se dessine.

 

 

-Iwa regarde-moi, ordonna-t-il en essayant de capter le regard de son meilleur ami, en vain.

-Non, protesta le noiraud. C’est bien trop gênant. Au mon dieu j’aurais jamais crut être capable de dire ça.

Iwaizumi enfouit son visage dans ses mains, désespérants aux souvenirs des trois jours qui venait de s’écouler. Oikawa glissa ses bras autour de l’autre et céda à son envie de le taquiner.

-Hum tu fais référence à quoi ? Que tu voulais que je te remplisse avec ma semence ou quand tu as réclamé…

- Tais-toi ! Cria Hajime rouge vif en le frappant. Juste pour une foi tais toi !

-Ça fait mal, se plaignit-il et reniflant exagérément. Quelle brute. Le temps a passé et tu es toujours aussi violent… je plaisante, je plaisante !

Il recula précipitamment en disant ses mots, sous le regard noir de l’autre. Il attendit que le plus petit soit calmé avant de revenir près, posant une main sur son dos. Un frisson traversa la peau sous ses doigts, mais aucune protestation ne fut faite et il laissa courir ses doigts dans des motifs aléatoires. Il regrettait un peu de ne pas avoir put être présent aujourd’hui, laissant Hajime affronter ses chaleurs seul pendant qu’il était en train de travailler. Mais l’accueil qu’il avait eut en rentrant le soir avait valut la peine ressenti tout au long de la journée. Bon ça n’avait pas été si terrible que ça, il avait put voir la jalousie briller dans les yeux de ses collègues célibataires quand ils avaient senti l’odeur d’oméga en chaleur sur lui. Il avait du se retenir de leur tirer la langue puérilement en disant qu’Iwaizumi était à lui, parce qu’après tout ils ne le connaissaient même pas. Du coup il c’était régalé de leur regard à la place, il avait bien le droit de laisser son côté futile ressortir après un mois à se ronger les ongles .Et puis son patron lui avait pardonné son retard.

Maintenant qu’il était tard dans la nuit, suffisamment pour que le noiraud accepte de dormir chez lui, que les chaleurs étaient finis, Oikawa profitait tranquillement de la vue devant lui. Son esprit rêvait du moment ou ils pourraient tout deux être allonger ainsi nu, en sueur et repu, pas forcément à cause d’une période, ou il aurait le droit de se faire enlacer par derrière pendant qu’il cuisinait, ou il serrait blottit avec Hajime et Minoru sur le canapé à regarder un film. Des yeux gris l’observèrent curieux et il lui sourit en réponse.

-Bientôt tu céderas et m’aimeras, affirma-t-il. Tu seras à moi.

-Pourquoi ne peux-tu pas être raisonnable et choisir quelqu’un d’autre ?

-Tu dis ça uniquement parce que tu sais que tu ne peux pas me résister.

Oikawa nota l’absence de contradiction et se cala un peu plus près un vrai sourire sur ses lèvres.

 

 

Il lui avait fallut quelques jours pour se rendre compte que le jour de la soirée arrosé et ceux qui avaient suivi, il n’avait pas prit la pilule. Hé bien sûr le fameux soir aucun des deux n’avait eu la présence d’esprit d’utiliser un préservatif, trop bourré pour penser à ça. Ça n’aurait pas tellement été un problème si ses chaleurs n’avait pas suivit le lendemain, faisant passé la probabilité de tomber enceint de quasiment zéro à un chiffre qu’il ne voulait même pas penser, rendant la possibilité que ce soit le cas trop réel. Même si après ils en avaient effectivement utilisé.

Alors quand Yaku lui transmis ses résultats, il ne fut même pas surpris de voir qu’une seconde fois ses craintes avaient été confirmé. Il se demanda vaguement pourquoi il fallait que l’histoire se répète une seconde fois.

-Merci pour le test.

-Il est positif n’est-ce pas ? Fit Yaku bien que c’était plus une affirmation qu’une question. Oikawa est encore une fois le père. Qu’est-ce que tu vas faire ?

C’était la première fois que quelqu’un le disait à voix haute, tous avaient sût sans qu’il ait besoin de le déclarer, la ressemblance entre Minoru et son père était trop frappante. Seul Tooru n’avait pas encore remarqué, ne pouvant même pas l’imaginer. Après tout il dormait à ce moment là.

-Je ne veux pas avorter, mais je ne peux pas le lui cacher. Et cette fois-ci il saura tout de suite, il soupira. Il ne me reste plus qu’à partir loin et couper les ponts une seconde fois. Ne me donne pas ce regard, je sais que ce n’est pas la solution, mais vous ne comprenez pas je ne peux pas être avec lui.

-Il t’aime, argua simplement Morisuke qui devant le silence ajouta en ignorant ses yeux suppliant. Et tu l’aimes, Minoru l’adore. Pourquoi ne simplement pas sortir avec lui.

-Ce n’est pas le problème, répondit-il fatigué. S’il te plaît Yaku, je ne veux pas vous perdre.

Le plus petit soupira, mais finit par acquiescer et promettre qu’il ne dirait rien. Ça allait être une horreur à convaincre les autres qu’il le laisse faire. Mais il ne voulait pas perdre ses amis.

-Par contre tu dois dire à moi et à Suga ou tu seras, ajouta Yaku. Qu’on puisse vérifier en personne que tout va bien.

-Oui maman, sourit-il pour la première fois depuis la journée.

 

 

Il regarda les cartons prêts à être charger. Ils contenaient toutes ses affaires et toutes celles de son fils, l’histoire de leur vie à Tokyo seulement contenue dans quelques boites en carton. Cela lui rappela un peu le moment ou en connaissant à peine Akaashi et Bokuto ils avaient ramassé ses affaires dans la chambre qu’il avait été sensé occupé et l’avaient conduit ici. En y repensant il avait presque envie de remercier le propriétaire de l’avoir mit à la rue, ça lui avait permit d’atterrir parmi eux, de les rencontrer. Ils étaient comme une famille pour lui et il était vraiment peiné de les quittés.

-Tu es prêt ? Demanda Akaashi dans son dos.

Il regarda la pièce une dernière fois, au moins maintenant Kenma aurait sa propre chambre. Ça allait faire un long trajet quand il viendrait pour l’accouchement de Bokuto dans un mois, mais il était hors de question qu’il loupe l’événement. Il coupait les ponts avec Oikawa pas avec ses amis, sauf Hanamaki et Matsukawa. Parce que les deux le trahiraient auprès de leur ancien capitaine, après tout ils étaient plus proches de Tooru que de lui. Ça lui faisait un pincement au cœur de penser qu’il allait leur refaire à tous deux encore une fois le même coup qu’à la fin du lycée. Mais ce n’était rien comparé à la douleur de devoir s’éloigné une nouvelle fois de son ami d’enfance à peine apaisé par la pensée qu’il prenait la meilleur solution. Ou plutôt celle qui était censé faire le moins de dégâts.

Il refocalisa son esprit sur la liste des choses devant être faite avant le déménagement, vérifiant une dernière fois qu’il n’avait rien oublié. Toute les démarches administratives avaient été faite, et ça avait été une galère par moment, mais il avait réussit à ne pas s’emmêler les pinceaux. Sa nouvelle adresse avait était donné à ses employeurs, mais vu qu’il travaillait déjà chez lui cela ne changeait pas beaucoup de chose sur ce plan là qu’il parte habiter loin de la capitale, tant que c’était dans le même pays. Son numéro serait supprimé demain d’après ce que lui avait dit la compagnie de téléphone, le nouveau déjà fonctionnel et sur liste rouge. 6

Minoru boudait encore d’avoir été prévenu au dernier moment et de ne pas pouvoir dire en revoir à ses derniers oncles contrairement à ses camarades de classe. Et sûrement aussi de manquer des jours d’école en plus de devoir en changer. Mais ça allait bientôt passer, Hajime savait que son fils allait bien vite oublier son humeur maussade quand il découvrirait leur nouvelle maison et le jardin qui allait avec.

Et peut-être que lui-même réussirait à oublier ses propres sentiments, du moins c’était un vœu vain.

-Oui, finit-il par souffler.

 

 

Le numéro que vous avez appelé n’est plus attribué. Le numéro que vous avez… Les mots résonnèrent dans son oreille, son cerveau tentant désespérément de les traiter. Il avait vu Hajime et Minoru trois jours auparavant, ils avaient été au zoo et tout c’était déroulé parfaitement. Alors pourquoi soudainement on lui disait que le numéro d’Iwa-chan n’existait plus ? Le souvenir de lui revenant de vacances avec sa sœur pour trouver son meilleur ami parti surgit dans sa mémoire, suivit des longs jours qu’il avaient passé à attendre une réponse en se rongeant les ongles. À l’époque il lui avait fallut des mois avant d’entendre cette phrase, elle avait signé le moment ou il avait accepté le fait de ne plus à jamais avoir des nouvelles d’Iwaizumi, de ne plus jamais pouvoir lui parler et encore moins le voir. La sensation d’un trou béant qu’il avait eut tant de mal à faire disparaître revint.

Il prit une profonde respiration en reposant son portable à côté de lui après avoir couper. Il n’avait même pas besoin d’appeler les colocataires de l’oméga pour savoir qu’il venait juste de se faire mettre à l’écart encore une fois. Si le plus petit avait juste eut mare des ses avances et qu’il ne voulait plus le voir en conséquence, il le lui aurait plutôt crié dans un accès de colère. Le noiraud avait fuit parce qu’il était tombé enceint la première fois, mais ça ne pouvait pas être encore une fois le cas, non ? Ou alors le père de Minoru avait débarqué et emporter Hajime et son fils. Il grimaça à cette idée, ne sachant même pas si elle était juste farfelue ou vraiment à envisager, après tout le père de son enfant restait un sujet sensible que le plus petit refusait d’aborder et qui le mettait sur le bord. Le brun en venait souvent à ce demander comment l’évincer totalement du cœur de l’oméga, il n‘était pas prêt à partager le moindre pouce de l‘autre, bien qu‘il ne l‘avait même pas encore. Tooru soupira il ne savait vraiment pas pourquoi il se retrouvait de nouveau abandonner par son meilleur ami, trop de possibilités volaient dans son esprit.

Il avait envie de crier, de pleurer et de laisser toute la colère et la peine qu’il sentait monter sortir. Mais à la place il se concentra pour garder son calme et réfléchir sur ce qu’il allait faire. Au fond peu lui importait la raison d’Iwaizumi, cela ne changeait en rien ce qu’il ressentait, ça restait une claque en pleine figure, un coup de poignard en plain cœur, ni qu’il allait s’assurer que se soit la dernière fois que ça arrive quand il lui mettrait la main dessus.

Une colère froide finit par dominer ses émotions le laissant libre de réfléchir correctement. Ce n’était pas le genre d’état dans lequel il se retrouvait souvent, surtout pas envers un proche. C’était un peu comme quand il était sur le terrain de volley à analyser le meilleur moyen d’écraser l’adversaire en tirant partit des point faible ou en créant, mais en encore plus implacable. Maki et Matsun avaient souvent plaisanté sur ce côté de lui et ils n’avaient pas tort au fond en disant que c’était effrayant. Il en avait conscience qu’il pouvait être extrêmement manipulateur et sans pitié dans ses cas là, mais ça ne posait pas vraiment de problème puisqu’il n’était comme ça qu’avec ses adversaires. Du moins jusqu’à maintenant, sauf qu’Iwaizumi l’avait cherché en disparaissant une nouvelle fois, en brisant son cœur encore.

Il bascula sa tête en arrière et fixa le plafond alors qu’il se débattait sur combien de temps il allait se laisser au maximum pour en finir une bonne fois pour toute. Sans négliger son travail et sans se surmené dans ses recherches, ce qui voulait dire pas de nuit blanche à écumer les possibilités et harceler les gens pour obtenir des indices. Un an, finit-il par décider. Cela serait suffisant s’il devait par malchance faire tout le Japon pour retrouver l’oméga. Mais d’abords il allait devoir vérifier quand même.

 

 

Kenma lui avait dit de le laisser faire, pour une raison qu’il ne comprenait pas. Hé bien Kuroo faisait confiance à son ami d’enfance alors il avait cédé et promis à Iwaizumi de ne rien dire à Oikawa. Quand bien même il avait été contre le départ ou plutôt la fuite, il avait écouté son meilleur ami et avait laissé faire. Honnêtement il n’avait aucune idée de pourquoi Kenma lui avait dit que ce n’était pas la peine d’intervenir ni même d’aider le brun. Maintenant il pouvait comprendre un peu pourquoi.

Il n’y avait pas beaucoup de monde capable de lui donner des sueurs froides ou le faire se sentir intimider. Il pouvait compter les alphas capable de sa sur ses doigts et Oikawa n’en avait jamais fait partir, du moins jusqu’à là. Parce que maintenant il devait reconnaître que le regard froid et concentrer du brun lui donnait envie de grogner. Depuis quand exactement ce type était capable d’être si menaçant ? Était-ce pour cette raison que Kenma avait trouver qu’il valait mieux laisser Iwaizumi en faire qu’à sa tête ? S’il avait connu cet aspect du brun avant Kuroo n’aurait jamais voulut qu’Iwaizumi arrête de fuir ses sentiments pour l’alpha, mais là… là il reconnaissait qu’il dirait totalement le contraire.

-… Et non on ne te dira pas ou il est, finit de parler Yaku qui était lui-même tendu.

Oikawa pencha la tête sur le côté, faisant monter la tension dans la pièce. Il se retient de gronder et jeta un coup d’œil à Kenma avec l’envie de le mettre à l’abri. Kuroo était quand même impressionné que Yaku n’est pas encore poussé Suga dans son dos alors que c’était son compagnon.

-Hé bien ce n’était pas ce que je comptais vous demandez, mais c‘est bon à savoir, soupira Oikawa avant de sourire d’une manière qui mit tout le monde un peu plus sur le bord. Tout ce que je veux c’est que vous lui passez un petit message de ma part. Dites à Iwa qu’il à un mois pour venir m’expliquer ce qui lui ait passé par la tête, avec une bonne raison. Et quand cas contraire j’irais moi-même le chercher.

Yaku grogna, ne supportant pas le ton menaçant employé à la in de la phrase. Kuroo avait toujours plaisanté sur son ancien coéquipier étant une maman poule, sauf que pour une fois il ne trouvait pas que cela était de la surprotection. En fait il se sentait exactement pareil.

-Ok on lui dira, accepta la voix calme de Kozume faisant sursauter tout le monde hormis le brun.

Il regarda son ami d’enfance qui n’était pas tendu, ni fronçant des sourcils à Oikawa. Depuis le début le faux blond avait été le seul qui semblait n’avoir pas perçu la tension et le danger. Tetsuro savait que ce n’était pas le cas, Kenma était bien trop perceptif pour cela. Il observa son meilleur ami, qui avait jusque là fixé Tooru. Il se demandait bien ce que l’autre devait avoir remarquer et comprit pour agir ainsi.

Oikawa dut voir que le plus petit ne mentait pas car il hocha la tête satisfait et partit. La porte se referma et la tension disparu laissant les muscles se relâcher et il s’affala dans le canapé.

-Kenma… souffla-t-il. Explique-moi.

-Iwaizumi à besoin d’être un secouer pour s’autoriser à aimer, commença son meilleur ami en plongeant le nez dans son téléphone. Il vaut donc mieux laisser faire Oikawa, il est le seul qui puisse faire bouger les choses à mon avis. Énervé de cette façon il osera enfin faire ce qui doit être fait.

-Je suis d’accord pour dire que jusqu’à maintenant Oikawa n’avait pas assez incité, mais là il fait quand même un peu peur, souffla Sugawara.

-Ne risque-t-il pas de faire du mal inutilement à Iwaizumi ? S’inquiéta Yaku.

-Non, affirma Kenma.

-Hé bien si tu le dis, soupira-t-il. Heureusement que Bokuto et Akaashi n’était pas là ou ça aurait été folklorique.

Bokuto aurait sans doute été un peu trop excessif dans ses réactions et… Kuroo soupira il ne voulait même pas imaginer ce que ça aurait donné.

 

 

Hajime regarda mal à l’aise son obstétricien, très différent de la personne qu’il avait eu sur Tokyo la première fois. Le nouveau insistait pour qu’il assiste à une sorte de groupe de parole, principalement au cas où il referait une dépression. Personnellement il n’avait pas vraiment envie de se souvenir de comment il c’était sentit après la naissance de Minoru. S’il pouvait juste oublier cette période ce serait bien. Alors il appréciait moyen qu’on vienne l’utiliser comme un argument. Après tout il n’en avait pas eu besoin la première fois, merci à ses amis de l’avoir soutenu.

-Il n’y a rien d’obligatoire dans les procédures, soupira le médecin, mais un peu de soutient de peu pas faire de mal. Regardez ça comme un endroit ou trouvez des conseils sans jugement. Donnez-y juste une pensée ou un coup d’œil.

-Je n’ai pas besoin de conseil, marmonna-t-il. Ni de partagez quoi que se soit avec des inconnus.

L’obstétricien secoua la tête avant de souffler en dernière tentative : « Le but est justement que ça ne reste pas des inconnus, mais qu’ils deviennent des amis qui peuvent aider et être aider. Des personne qui sont dans des situations comme la votre, mais avec une histoire qui peut-être différente. ».

Iwaizumi baissa son regard sur ses mains. Il n’avait pas vraiment de soucis, sa grand-mère pouvait garder Minoru quand il allait faire les course pour eux trois ou s’il devait s’absenter pour une quelconque raison. Mais peut-être que ça ne pouvait effectivement pas faire de mal et même l‘aider à dépasser ses sentiments pour Oikawa. Il soupira en hochant la tête.

-Ok, mais je ne promets pas que j’irais plus d’une fois.

-Génial, s’exclama son médecin. Bien sûr si vous sentez que vous n’aimez pas, vous n’aurez pas à y retourner. Ce n’est pas quelque chose qui doit être forcé, alors détendez vous. Tenez voici le planning des réunions, c’est toujours les mêmes heures et jour chaque semaine. Il va en avoir une aujourd’hui, mais ne vous sentez pas obliger d’y aller. Prenez le temps d’y réfléchir tranquillement. Et si vous décider vraiment d’essayer donner ceci à l’infirmière au bureau, elle vous expliquera les détails.

Iwaizumi sortit en remerciant le médecin et se dirigea vers le bâtiment inscrit sur le planning. Il préférait être fixé dés maintenant, plutôt que tordre l’idée dans tout les sens pendant quelques jours.

L’infirmière au bureau lui fit signe de le suivre dans un couloir en bavardant sur le temps. Elle n’avait ni sembler surprise ni dégoutté quand il avait expliqué la raison de sa présence. Dommage que l’enseignant à l’école de Minoru n’avait pas eu autant de self contrôle. Il grimaça en se souvenant du choc affiché sur le visage du nouvel enseignant de son fils, même avec l’habitude il n’aimait pas vraiment ce genre de réaction.

Elle toqua à une porte avant de les faire tous deux entrer dans une salle quasiment vide. Deux personnes discutaient tranquillement dedans, s’interrompant surpris à leur arriver.

-Ce n’est pas la salle pour le groupe de parent solitaire ? Demanda-t-elle s’attendant visiblement à autre chose.

-Si, mais c’est le groupa A, ici. Les salles ont été changées hier, Sally ne t’a pas prévenu ? Enfin c’est un nouveau ? Bienvenu.

Hajime salua et recula un peu mal à l’aise sous le regard de l’alpha qui n’avait pas encore parlé. Il n’aimait pas le mépris qu’il pouvait lire dans les yeux de l’autre, ni son air supérieur.

-Pourquoi on devrait accepter une chienne en chaleur, grommela l’alpha. Il devrait juste faire face aux conséquences de ses actes de coucher à droite à gauche.

L’autre homme réprima l’autre pour ses paroles, mais il n’en avait que faire. Si c’était ça les réunions, non merci. À cet instant un petit homme passa la tête par l’entrebâillement de la porte appelant l’infirmière.

-Finalement j’ai la 04B pour aujourd’hui et les semaines à venir. Tu peux le noter s’il te plaît. Tiens pourquoi il y a un oméga dans le groupe A ? Demanda le nouveau venu, un bêta en fronçant les sourcils.

-Problème d’organisation des salles, expliqua-t-elle en lui tendant le papier du médecin qui lui avait remis. Je m’en occupe.

Le bêta lui sourit chaleureusement avant de lui demander de lui suivre, s’excusant pour l’erreur expliquant qu’avec les travaux les changements de salle se faisaient fréquents, perturbant un peu tout le monde. Iwaizumi se sentit soulager quand il découvrit que le second groupe était composé que de deux omégas, un psi et un autre bêta que le gestionnaire. Au moins il n’allait pas se faire insulter cette fois-ci.

 

 

Iwaizumi regardait le paysage défiler par le train, Minoru endormi, reposait sa tête sur ses genoux. Un mois presque entier c’était écouler depuis qu’il avait déménagé chez sa grand-mère. Son fils c’était adapté à son plus grand soulagement, même s’il réclamait encore souvent ses oncles, et lui… hé bien il faisait comme il pouvait. Ça faisait mal d’être de nouveau loin d’Oikawa. Vu le message que lui avait retransmis ses amis, celui-ci devait être furieux contre lui, mais il n’était pas prêt d’aller ramper vers lui pour son pardon. Après tout c’était mieux ainsi. Ou ça le devait.

Il ferma les yeux, soulagé d’avoir put éviter le brun quand ils étaient venu rendre visite à Tokyo peu après l’accouchement de Bokuto. Mais une partie de lui avait espéré tomber sur son ami d’enfance.

L’amour ne disparaissait pas si facilement.

 

 

-Pour la dernière fois je ne le dirais pas ! Hurla Bokuto à bout de patience avant de lui raccrocher au nez.

Oikawa regarda son portable un peu surpris d’avoir réussit à faire péter un câble au gris, il aurait plutôt pensé qu’il déprime et se lamente. Quoi que techniquement ça avait été le cas juste avant le coup d’éclat. Un message de menace d’Akaashi le dissuada de continuer à les harceler pour savoir ou se trouvait Iwaizumi. Du moins pour l’instant. Kuroo l’avait bloqué pour avoir la paix, Suga avait trouvé une manière assez rafraîchissante de le dissuader de le déranger lui ou son petit ami. Quand à Kenma… Tooru aurait bien voulut savoir comment le plus petit avait réussit à convaincre Maki et Matsun de ne pas l’aider. Il avait vite abandonné l’idée de lui demander, un parce que Kuroo lui aurait arraché la tête, deux le blond avait plus ou moins sous-entendu qu’il finirait par lui dire s’il ne trouvait pas lui-même. Alors oui il aurait put arrêter de leur poser la question et juste attendre, sauf que s’il avait l’information comme ça il aurait eu l’impression de perdre. Plutôt demander à Ushijima d’aller boire un verre avec lui.

En tout les cas il était toujours tout autant en colère contre Iwaizumi, si ce n‘était plus qu‘avant. Bien que certain soir il ne restait juste la douleur d’être loin de son amour. Il détestait ces soirs ou il sanglotait toute la nuit. Au moins la colère avait le don d’effacer la souffrance.

Il descendit du taxi ignorant le regard perplexe du conducteur. La voix de Bokuto portait facilement même à travers les hauts parleurs du portable. Le pauvre chauffeur avait du avoir la peur de sa vie en entendant soudain le cri, mais au moins il ne les avait pas emboutit dans un arbre pour autant. Rien que pour cela, Oikawa lui laissa un pourboire.

Il alla tranquillement sonner à la porte de la maison Iwaizumi, nostalgique des nombreuse fois ou il c’était, plus jeune, retrouver ici. Même si les parents d’Hajime avaient renié leur fils en découvrant Minoru ils restaient une possible source d’information pour lui. Après tout son ami d’enfance avait peut-être tenté de les recontacter, ou tout simplement un autre membre de la famille. Enfin il n’y croyait pas vraiment, mais cela ne l’empêchait pas d’essayer. Et puis ce n’était pas la raison principal de sa visite.

Il était revenu passer son week-end exceptionnel de quatre jours voir sa famille et fouiller Miyagi. Alors autant en profiter pour revoir les parents de l’oméga et leur annoncer ses intentions.

-Tooru ! S’exclama Keiko Iwaizumi. Quelle bonne surprise.

-Tante Keiko, sourit-il l’appelant comme quand il était petit.

Il se retrouva bien vite à l’intérieur devant une tasse de thé, après une accolade du père d’Iwa-chan. Nidori avait toujours était extrêmement chaleureux et Oikawa sourit pendant que celui-ci l’incitait à raconter sa vie sur Tokyo. Il en oubliait presque pourquoi il se retrouvait là.

-En faite, j’ai quelque chose à vous annoncer. Je ne l’ai pas encore dit à maman et à Onee-chan, je préférais leur dire de vive voix. C’est à propos d’Iwa-chan…

 

 

Minoru souriait à pleine dent pendant qu’ils finissaient de semer les graines dans la terre préparé. Hajime se sentait heureux quand il voyait son fils si joyeux et plein d’entrain. C’était ce qu’il voulait le plus au monde, encore plus qu’Oikawa. Il écouta le bavardage sur les carottes tout en se demandant s’il la haie n’avait pas besoin d’une petite coupe. S’occuper du jardin et du potager le détendait, même si au début sa grand-mère avait beaucoup grogner comme quoi il le faisait mal. Il avait finit par prendre le coup de main au bout d’un mois et demi et puis elle pouvait soulager son dos de cette manière. Bien qu’il ne prendrait pas le risque

-Les bébés plantes vont mettre autant de temps à pousser que Chihiro à naître ? Demanda son fils.

-Non les plantes vont vite pousser. Mais en parlant de la fille de Bokuto… Il se stoppa un instant hésita comment le dire le plus simplement. Tu te souviens comment oncle Koutaro était avant que Chihiro naisse ?

-Oui, un gros ventre et tout émotif devant les dessins animés qu’on regardait.

Il sourit en pensant qu’il avait sans aucun doute récupéré le mot « émotif » d’Akaashi.

-C’est ça et même si pour l’instant ça ne ce voit pas du tout, maman est pareille que ton oncle avant. Ce qui veut dire que dans plusieurs mois, quatre et demi en faite, tu auras une petite sœur ou un petit frère.

Le cri de joie du retentir dans tout le quartier et il rigola de joie alors que son fils se jetait sur lui pour un câlin. Il le fit tournoyer plusieurs fois avant de simplement rester la son fils dans ses bras tout deux riant.

-Minoru, appela la voix de sa grand-mère le faisant se retourner, elle se tenait debout encore bien droite sur le seuil de sa maison les regardant avec affection. Tu viens faire les courses avec moi ?

-Oui ! Mamie, mamie tu sais quoi ? Tu sais quoi ? Répondit Minoru enthousiaste en sautant de ses bras vers la vieille femme, répétant ses propres mots sous le coût de l’excitation.

-Tu me le diras en marchant, avant va te débarbouiller, rit-elle.

-Je peux les faire en revenant de la réunion, déclara Hajime.

Il avait eut des doutes au début surtout avec la réflexion qu’il c’était prise. Sauf qu’il c’était vite sentit à l’aise, même si ils n’étaient que trois homme en comptant celui qui supervisait les rencontres. En ayant tous un parcours différent et leur propre problème ils se retrouvaient dans la même situation. Il s’entendait bien en particulier avec Mina, une oméga qui avait subit elle aussi une dépression après la naissance de son enfant. Échanger ensemble sur le sujet les avaient fait sentir plus léger. Ça ne réglait pas tous ses problèmes, mais il se sentait en confiance avec eux et il se sentait moins seul. Suga avait dit en plaisantant qu’au moins comme ça ils n’avaient pas à venir le voir pour l’enfermer avec plein d’inconnu dont les fiches auraient été vérifiées pour qu’il se fasse des amis. Iwaizumi doutait encore que se soit totalement une blague, maman Suga et maman Yaku étaient réellement capable de passer quelqu’un au crible pour être sur que lui et Minoru étaient en sécurité.

Sa grand-mère renifla dédaigneusement avant de grogner.

-Je suis parfaitement capable de faire des courses, je ne suis pas encore si vieille que ça. Allez va te débarbouiller, tu as un visiteur qui t’attends dans le salon.

Il acquiesça sans mal de prendre d’être traiter comme un enfant, elle avait toujours été comme ça. C’était une forte tête qui des années auparavant avait refusé de reconsidéré qu’elle avait tort et comme sa mère n’avait pas voulut non plus le concevoir, elles ne c’était plus parler. Hajime petit avait été triste de ne plus pouvoir sa grand-mère, mais maintenant qu’il avait lui-même mit de côté par le reste de la famille éprouvait juste de l’admiration pour cette femme qui avait continué sa vie la tête haute malgré les obstacles.

Il se lava les mains dans la cuisine se demanda qui pouvait bien être venu le voir. Peut-être était-ce Bokuto qui avait décidé sur un coup de tête de venir avec sa fille et Akaashi sur le week-end. Le noiraud cédait à la moitié des caprices du gris. Il prit le temps de mettre des vêtements propre et sans terre dessus avant d’aller dans le salon. Dans le couloir il salua les deux membres de sa famille d’une main sourit doucement à l’image qu’il voyait. Il n’avait pas put donner à Minoru le privilège de connaître ses grands-parents, mais au moins il avait put lui donner la chance de rencontrer son arrière grand-mère.

Il entra dans la pièce découvrant un homme de haute stature aux cheveux bruns. Son souffle se prit dans sa gorge alors que l’invité se retournait vers lui en souriant, mais les yeux froids.

-Iwa-chan, murmura Oikawa. Je suis un peu déçu que tu ne m’aies pas rappelé suite à mon message qu’il ton gentiment passé.

Il frissonna, même si rien dans les paroles ne laissait rien trahir le ton employé était comme remplit de menace et de colère. Pourtant il était incapable de voir au-delà du masque que portait Tooru. D’une certaine façon ça faisait mal de le voir, de l’entendre.

-Comment… non qu’est-ce que tu fais ici ?

Le brun poussa un soupir théâtral en s’asseyant et l’invitant à faire de même, comme il était chez lui.

-Je suis passé voir tes parents et c’est comme ça que je me suis souvenu de ta grand-mère même si je l’ais moins connu que l’autre. Après tout ta mère c’était fâché avec elle alors c’était possible que tu es repris contact avec elle pour lui demander de l’aide. Bien que je n’y croyais pas vraiment, mais bon au moins ça m’a évité de fouiller tout le Japon au final. Un coup de chance de te retrouver si vite, vraiment…

-Qu’est-ce que tu veux Oikawa, le coupa-t-il nerveux et sur le bord parce qu’après tout c’était de son amour qu’il s’agissait.

-Un, savoir pourquoi tu es parti encore une fois, commença-t-il ne soulevant un doigt à chaque point. Deux, savoir enfin le fin mot de l’histoire sur le père de Minoru, puisque visiblement même après des années ça te bouleverse. Trois, te ramener et donc te faire signer ça

Le brun jeta un dossier sur la table basse, avec dedans des papiers de mariage déjà rempli, ne manquant plus que sa signature. Hajime haleta, c’était bien ce qu’il avait cherché à éviter : coincer son ami d’enfance avec lui. Ce dernier repris comme s’il parlait du beau temps.

-C’est le meilleur moyen pour que je sois sur qu’une fois de retour tu ne t’enfuis pas une troisième fois. Je les déposerais à la mairie en rentrant. Je dois visiter quelques appartements mais normalement on pourra emménager dans trois semaines maximum. Minoru pourra retourner à son ancienne école.

-Stop, cria-t-il en se relevant. Arrête de déblatérer tout ça comme si j’allais signer ou même comme si tu voulais que je le fasse. Arrête de porter ce masque ! Tu es censé être en colère et ne plus vouloir me voir…

Sa voix chuta à la fin, il se sentait tellement perdu. La simple présence de l’alpha le mettait dans un tel état. Le plus grand se leva et s’approcha de lui s’arrêtant bien trop près et le regardant en baissant les yeux, provoquant son ventre de se tordre.

-Oh mais je suis en colère, je suis même furieux. Mais pour le reste tu ne devrais pas faire de supposer sur ce que je suis censé faire ou ressentir. Maintenant dis-moi pourquoi être partis.

Il déglutit sous l’intensité du regard chocolat. Il se sentit très fatigué de lutter contre l’autre, contre ses propres sentiments, pour ce qui devait être fait.

-Justement pour éviter ça, répondit-il en désignant le dossier. Je savais que quand tu saurais que j’étais enceint il n’y aurait plus aucune chance de te raisonner. Alors je suis parti, pour que tu n’ais pas à te soucier de moi, de Minoru et de lui.

-Pas qu’il y en avait une avant, précisa Oikawa prenant la nouvelle comme si ce n’était rien. Je n’ai jamais eu l’intention de te lâché. Si cet enfant est de moi et que tu ne voulais pas que j’assume tu n’avais qu’à avorté.

-Non ! Fit-il les yeux écarquiller par l’idée, c’était contre tout ce qu’il était et ressentait, il ne pouvait pas.

Tooru approcha son visage un peu plus, jusqu’à ce qu’il sente son souffle sur ses lèvres.

-Bien, de toute façon tu es quand même à moi, grogna le brun doucement les yeux virant au rouges affolant ses instincts d’oméga et ce d’autant plus quand il se fit retourner et pencher sur le canapé, une main sur sa nuque pour le maintenir en place. Qui est le père de Minoru ?

Hajime ne répondit pas, hyper-ventilent à la situation. La simple présence du plus grand après ne pas l’avoir vu pendant un peu plus d’un mois le perturbais, encore plus que d’habitude, ajouté l’impossibilité de comprendre bien ce qui pouvait ce passer dans la tête du brun et sa position et il obtenait des pensées plus qu’incohérente et décousues les unes que les autres. La seule chose qu’il réussit à s’accorder dessus était son besoin de bouger et au moins voir le visage de l’alpha.

Mais Oikawa n’appréciant visiblement pesa de tout son poids sur lui avant de répéter sa question à son oreille dans un murmure grave. Hajime ferma les yeux en s‘immobilisant, tentant d’ignorer tout ce qui l’entourait, sa position, la prise ferme sur sa nuque, son stupide instinct qui lui criait de se soumettre, son cœur battant trop vite. Il se concentra sur son souffle, répétant un simple exercice de respiration.

-Iwaizumi.

« Ignorer Oikawa et sa voix. Juste respirer » Pensa-t-il en frissonnant par le simple fait d’être appeler. Mais ce fut plus difficile quand une main passa sous lui et déboutonna son jean. Il se mordit la lèvre se retenant de lui crier quelque chose. Après tout ce n’était pas comme si Tooru allait le marquer comme sien, même s’il lui avait demandé de signer des papiers de mariage, hein ? Pas dans le salon de sa grand-mère tout du moins… il déglutit. Parce que cet aspect d’Oikawa il l’avait déjà vu, jamais dirigé contre lui certes, mais savait qu’il en était bien capable.

La main sur sa nuque libéra sa pression pour aider sa comparse à descendre ses vêtements, exposant son cul contre lequel l’aine du brun se pressa fermement.

-Iwa-chan, souffla dans son cou l’alpha avant de lécher sa peau confirmant ses intentions. Je ne vais pas m’arrêter si tu ne dis rien.

Est-ce qu’il voulait qu’il s’arrête ? Non, pensa-t-il. Il aimait tellement son ami d’enfance que ça en faisait mal, qu’il était prêt à profiter de sa colère pour lui appartenir au moins un instant. Alors il se laissa faire.

Son sexe fut solidement empoigné et pomper pour l’amener à être dur rapidement. Tooru savait exactement ou resserrer la prise et quand il devait appuyer sur la fente de la tête plutôt que de l’effleurer. Son souffle devint haletant avec le plaisir qu’il montait. Et cette fois Oikawa n’oublierais pas, ne s’endormirait pas, savant parfaitement ce qui se passait. Un gémissement franchit la barrière de ses lèvres alors qu’un doigt poussa facilement dans son entrée. Il n’avait même pas remarqué qu’il était déjà mouillé.

-Hajime, fit Oikawa devenant soudainement presque désespéré. Ne penses pas à lui, ne penses qu’à moi. Une fois marqué tu oublieras le père de Minoru, tu n’aimeras que moi, hein ?

La voix suppliante lui fit plus mal que tous les mots avant. Il avait envie de pleurer alors que comme une gifle il se souvenait de pourquoi il n’avait pas le droit d’être avec son ami d’enfance. Il allait devoir lui dire, et alors Oikawa le laisserait, mais c’était ce qu’il méritait après tout.

-Toi, couina-t-il retenant difficilement les larmes alors que la honte lavait sur lui.

-Hein ? Rétorqua avec éloquence le brun.

-Tu es son père… celui de l’enfant à naître et de Minoru, commença-t-il sa voix étranglé priant pour ne pas avoir à continuer, mais un second doigt poussé en lui le força à finir de raconter. Ce soir là après la final quand Maki et Matsun dormaient, tu m’as fais des avances. Je savais que tu étais bourré, mais j’ai rien fait. Et quand tu es tombé endormis j’ai… j’ai fini par…

Il se tût ne pouvant finir sa phrase, laissant le silence l’écraser. Les larmes coulèrent pendant qu’il attendait qu’Oikawa s’éloigne de lui et l’insulte. À la place il sentit les doigts faire le mouvement de ciseau et se déplacer, le baisant lentement. Un sanglot à moitié un gémissement retentit d’ans l’air rapidement suivit de la voix du brun :

-Tu as fait quoi exactement quand je me suis endormi ? Dis-moi Hajime.

-Je t’ais pris en moi, renifla-t-il honteux. Et monter ta bite.

-Putain, souffla le brun dans un gémissement tout contre son cou alors qu‘il s‘excusait.

La main autour de sa queue remonta vers son visage, l’obligeant à tourner la tête. Puis les lèvres du brun dévoraient sa bouche avec force. L’angle faisait mal au cou, c’était bâclé, mais Iwaizumi comprit. Il comprit à travers le baiser que son meilleur ami se fichait de ce qu’il avait fait et que même au contraire…

 

 

Il lécha la nuque d’Iwaizumi, pile à l’endroit ou il allait pouvoir le marquer.

-Je ne vais pas m’arrêter si tu ne dis rien, le prévint-il espérant enfin faire réagir l’oméga.

Mais ce dernier ne cria pas, ne protesta pas, ne l’insultant même pas d’être un idiot bornée, au contraire il se laissait totalement faire. Tooru sera les dents, ce n’était pas censé ce passé comme ça, Hajime aurait dut vider son sac ou lui demander d’arrêter en cas contraire. Il voulait son meilleur ami, mais pas en le forçant et pas avant d’enfin savoir le fin mot de l’histoire. Et enfin savoir comment s’y prendre pour être le seul dans son cœur. Il souhaitait tellement que le père de Minoru ne devienne rien de plus qu’un visage parmi d’autre dans les souvenirs. Il était prêt à tout pour ça, même de pousser le noiraud à bout ou de la marquer.

Il poussa son doigt tout au fond de l’oméga qui gémit en réponse, comme s’il n’attendait que ça, ne voulait rien de plus. Et il crut qu’il allait casser, le son sonnait parfait à ses oreilles le narguant que ce n’était pas à lui. Ne le serait peut-être jamais et ce peut importe à quel point il le désirait et en avait besoin. Il supplia, demandant s’il finirait par être le seul, faisant se raidir le corps sous lui.

-Toi, murmura faiblement Iwaizumi d’une voix qui ressemblait à celle qu’il avait quand il se retenait de pleurer, laissant le brun incrédule ce demander s’il avait bien entendu avec rien d’autre qu’un « Hein ? » en réponse. Tu es son père… celui de l’enfant à naître et de Minoru.

Il pouvait sentir le plus petit trembler sous lui, comme si expliquer comment c’était possible lui coûtait plus que ce qu’il pouvait donner. Sauf que l’esprit d’Oikawa était un tourbillon de « Quoi ? » « Comment c’est possible ? » « C’est impossible » et autre questions. Après tout au lycée ils n’avaient jamais plus eu que des baisers et encore même si certain d’entre eux avaient obtenu profond ils n’étaient rien d’autre que leur amitié. Alors il ne pouvait pas être le père de Minoru, il n’avait jamais couché avec Iwaizumi à l’époque.

Si un doigt avait poussé Hajime à parler, alors un deuxième devrait le forcer à expliquer. Et cela marcha, lui faisant souvenir de la final de Miyagi, la peine de la perte et la façon dont tous les quatre ils c’étaient réunis consoler par le seul fait que Shiratorizawa avait perdu et par l’alcool. Il se souvenait sans problème comment le lendemain il avait cuvé sur le carrelage pendant que son meilleur ami c’était enfermé sa chaleur ayant frappé pendant la nuit ou le matin. Et il comprit, qu’en fait elle avait frappé plus tôt, juste avant que l’alcool le plonge dans le sommeil, faisant perdre le contrôle de soi à son ami.

Il sentit l’odeur des larmes et entendu en doux sanglot lui serrant le cœur autant que la compréhension de ce que ressentait l’oméga. Parce qu’Iwaizumi se abhorrait pour ce qu’il avait, parce qu’il avait peur de sa réaction, craignant sa haine et son rejet, comme si cela était possible. Même sans être amoureux de lui, Tooru ne lui n’en aurait pas voulut, lui aurait donné son pardon sans problème. Mais avec ses sentiments, ce n’était pas un pardon qu’il pouvait offrir, parce qu’il ne pouvait même pas envisager lui en vouloir une seule seconde, au contraire il sentait la chaleur et l’envie dominer. Si une chose dont Tooru était sûr, c’était que s’il le pouvait il resterait collé au plus petit tout le temps. Dans aucun monde possible, il pourrait vouloir s’éloigner de lui.

Il ferma les yeux et continua à la préparer doucement lui montrant qu’en aucun il ne s’éloignerait, qu’il l’aimait trop pour cela. La respiration saccadée et le léger gémissement n’effaçaient pas l’odeur des larmes, mais au moins il se savait sur la bonne voix. Dans son esprit plana l’image de ce que le noiraud avait du faire, mais il voulait l’entendre de sa bouche, voulait plus de détail.

-Tu as fait quoi exactement quand je me suis endormi ? Dis-moi Hajime, susurra-t-il contre son oreille.

-Je t’ais pris en moi, renifla Hajime. Et monter ta bite.

Oikawa jura en entendant son ami d’enfance raconter, il se promit de lui faire raconter une autre fois avec dans les moindres détails, mais pour l’instant il en avait entendu assez pour le rendre instantanément dur, même s‘il n‘avait pas déjà été excité par sa propre imagination. Il arracha en arrière la tête d’Iwa pour dévorer sa bouche sans aucune retenue qui lui rendit avec toute autant de faim que lui.

-Désolé, mais je ne peux plus attendre pour t’avoir avec ce que tu viens de dire, avoua-t-il dans un grognement de désir en retirant ses doigts après une dernière pression sur un point précis.

-Tooru ! Ah… s’il te plaît.

La voix d’Hajime résonna cassé et suppliante, le figeant dans ses mouvements. Un instant où le doute s’installa avec l’idée que peut-être c’était la demande d’arrêt qu’il avait voulut plutôt. L’oméga fit envoler toute son inquiétude en deux mots, le ramenant dans le besoin urgent de l’instant :

-Dépêches-toi.

D’un geste rapide il finit de libérer son érection de sa prison de tissu. Iwaizumi poussait ses hanches vers l’arrière, tentant de le faire rentrer en lui, provoquant chez lui un petit rire affectueux. Il enroula solidement ses bras autour de l’autre avant de le pénétrer d’un seul coup.

-Putain ça ce sent si bien, gémit-il sans retenu avant d’embrasser et lécher la peau du cou. Tu es si bon.

Ses poumons et sa bouche étaient rempli de l’odeur et l’arôme d’Hajime comme dans un rêve. Mais la sensation de chaleur serré était bien réel et il charia dedans sans retenu. Il aurait tout le temps plus tard d’être doux et affectueux, de lui faire lentement l’amour, mais là ce n’était pas l‘esprit du moment. Maintenant c’était celui de la luxure pure et de se laisser dicter par son instinct, même si c’était assez rugueux.

Ses mains glissèrent sur les hanches pour les saisirent, appuyant profondément dans la peau et lui permettant d’amplifier ses coups de butoir. Si ça bouche n’était pas occuper à sucer et mordiller la jonction de l’épaule et du coup d’Hajime, Oikawa serait certainement gémissant et criant aussi fort que lui. Il n’avait jamais rien eu de si bon auparavant, le noiraud lui donnait plus de plaisir qu’il n’en avait jamais eu avec ses autres partenaires.

-Tooru ! Appelait désespérément Iwaizumi entre deux bruits de plaisir.

Il grogna « Oui », assurant qu’il allait donner à l’oméga ce qu’il lui réclamait avant de couler ses dents dans la nuque.

 

 

Le membre dur le pénétra le faisant crier de plaisir et de douleur mélangés. Mais il n’aurait pas pour autant demander à Oikawa de finir de le préparer correctement ou d’être plus doux. Des années de sentiments enfouis, leurs frustrations à tous deux, tous éclataient au grand jour et il en était heureux, n’en pouvant plus de se contenir. Et ce n’était pas la louange de l’alpha qui allait l’aider à rester silencieux, au contraire il sentit ses yeux viré argent pendant qu’il serrait réflective l’érection en lui. Il ne voulait pas se soucier d’autre chose que de la façon dont les poussés brutal du brun droit sur sa prostate le faisait se sentir, inoculant la douleur et tout le reste.

Il pleurnicha quand le saisissant par les hanches le plus grand augmenta la cadence pour toujours plus de plaisir. Les coups de rein le poussaient plus profondément sur le canapé créant une friction sur sa queue douloureusement dur. Il savait qu’à ce rythme il n’allait pas tenir longtemps, pas que l’autre durait longtemps non plus, mais il voulait être marqué avant de venir.

-Tooru, supplia-t-il dans ses cris.

-Oui, le rassura le brun dans un grognement animal.

Puis il s’entendit hurler quand Oikawa mordit durement sa nuque. L’instant d’après son corps se crispait sous la vague de plaisir qui l’engloutit. Sa vision vira noir et il ne put respirer alors qu’il sentait son corps secouer de spasme sous les coups de rein d’Oikawa pendant son orgasme. Il redescendit de sa haute haletant et fatigue, mais le plaisir continuer de courir dans ses veines jusqu’à ce qu’il sentit une chaleur éclaté à l’intérieur de lui signe que son amant se déversait dans lui et il l‘aimait.

Il eut à peine la force de se redresser et remonter son pantalon, tout son corps se sentait engourdi voir douloureux à certain endroit, mais il se sentait bien, plus calme et serein qu’auparavant.

-Je t’aime, chuchota Tooru contre son oreille en le serrant contre lui avant de se laisser tomber sur le sol avec lui dans son giron. Je t’aime Iwa.

-Je t’aime aussi, souffla-t-il.

Leurs lèvres se retrouvèrent doucement et ils s’embrassèrent langoureusement.

-La prochaine fois je prendrais tout mon temps pour te traiter comme tu le mérites, sourit Oikawa. Je te donnerais plus de plaisir que tu n’en as jamais eu.

-Oikawa.

-Hm ?

-Tu ne peux la fermer si ce n’est pas pour dire comment on va réparer le gâchis qu’on a fait.

-Pas besoin de t’inquiéter, j’ai promis à ta grand-mère de lui racheter un canapé si jamais on tachait celui-là.

Iwaizumi enfouit son visage dans le coup du plus grand en gémissant.

-Juste tais-toi Kusokawa.

Pourquoi aimait-il cet idiot au fait ?