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Fuis-moi et je te poursuivrais

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Le train en direction de Tokyo était complet, chaque siège était occupé au plus grand désarroi d’Iwaizumi qui s’évertuait à ignorer les œillades de son voisin. Au moins celui-ci n’avait pour l’instant rien tenté, pas même de lui parler. Ce qui le soulageait, il n’avait aucunement l’intention de discuter avec un inconnu, ou quiconque d’autre par ailleurs. Pas même Oikawa, surtout pas Oikawa en faite. Il n’avait aucunement envie d’entendre la voix brisée et pleine de reproche de son meilleur ami quand celui-ci découvrirait sa fuite. Parce que c’était bel et bien ça qu’il avait fait en changeant au dernier moment l’ordre de ses vœux d’université, choisissant un endroit loi de chez lui et de tous les gens qu’il connaissait. Et en partant alors que le brun était en voyage avec sa sœur et son neveu.

Son portable vibra annonçant l’arrivé d’un nouveau message. Qui se trouvait être d’Oikawa, comme si ce dernier avait sut qu’Hajime pensait justement à lui en regardant le paysage défilé par la vitre. Il lut le texte et sentit son cœur se serrer, pendant un instant il voulut faire demi-tour. Il lui suffirait d’acheter un billet de retour à la gare, ce qui en plus lui permettrait de ne pas à avoir à affronter les rues et le métro bondés de la capitale. Il attendrait chez lui bien tranquillement que Tooru rentre de voyage en plaisantant avec Hanamaki et Matsukawa. Il pourrait toujours prendre un travail pendant une année et ensuite tenter le concours de l’université ou se trouvait son meilleur ami et tout serait comme ils l’avaient prévu à la base.

Sauf que ce n’était qu’une illusion qui se brisa lorsqu’il se souvint d’un détail. Un détail qui expliquait pourquoi il partait se réfugié à Tokyo, pourquoi il avait décidé de couper les ponts avec son ancienne vie. Sa main s’installa instinctivement sur son ventre, encore plat pour l’instant, alors que les souvenirs affluaient dans son esprit.

Ce n’était qu’une crainte idiote rodant dans son esprit depuis plusieurs semaines. Du moins c’était ce qu’il essayait de se convaincre et de se prouver. Mais il savait du plus profond de son être que cette crainte idiote ne l’était pas tant que ça et n’était rien de plus que la réalité. Mais il voulait désespérément une preuve du contraire, quelque chose de tangible qui confirmerait que l’absence de sa dernière chaleur était bel et bien du à une irrégularité de sa première année en temps qu’oméga, comme cela peut arriver. Et non pas pour une autre raison qu’il refusait même d’évoquer en pensée. Après tout, personne ne se doutait de rien, il avait réussit à cacher ses nausées matinales. De plus son médecin lui avait dit qu’il n’était pas rare dans la première année suivant l’apparition du statut d’apercevoir des déviations dans les périodes. Il fallait que ce soit vraiment le cas et non pas qu’il attendait un enfant. Il ne pourrait jamais expliquer comment il en était arrivé à tomber enceint, ni affronter le regard de ses proches. Quoiqu’il n’aurait pas à voir celui d’Oikawa, sa mère l’assassinerait avant.

C’était pour ça qu’il c’était dirigé à une pharmacie très loin de chez lui. Mais une fois à l’intérieur il se sentit perdu et ne savait pas du tout ou se trouvait ce qu’il cherchait. Ni même ce qui lui fallait exactement. Son air perdu devait être assez visible car une employée lui demanda poliment s’il elle pouvait l’aider. Il savait exactement ce que pouvait penser les gens d’un jeune oméga sans marque qui achetait un test de grossesse et ce n‘était certainement pas des compliments. Non seulement il n’était encore qu’un ado, mais surtout il était un oméga sans marque et il ne loupa le regard méprisant sachant parfaite à quoi pensa la pharmacienne quand il lui exposa ce qu’il cherchait, « salope ». Mais Hajime ne dit rien, il doutait lui-même de ne pas être ce qu’elle pensait sûrement de lui.

Il regarda l’étagère où s’entassait les nombreuses marques de test et prit celui qu’on lui recommandait. Il paya et sortit rapidement, se sentant soulagé et moins oppressé une fois à l’extérieur loin des yeux dédaigneux de la vendeuse. Au moins elle c’était retenu de faire le moindre commentaire.

-Hé mon mignon, l’aborda nonchalamment un lycéen. Ça te dit un café.

Il ne prit pas la peine de jauger le type ou son camarade pour décliner la proposition et continuer sa route. Même s’il n’avait pas eu pour seul envie de rentrer chez lui et se prouver qu’il avait tord, il n’aurait pas accepté. Il avait de plus en plus de mal avec les étrangers, se montrant beaucoup plus méfiant et suspicieux qu’auparavant comme si la paranoïa d’Oikawa avait dédains sur lui. D’ailleurs il avait reçut un message de ce dernier lui demandant ou il était quand il était dans la pharmacie, il hésitait sur sa réponse, rembarrer son meilleur ami ou lui donner sa localisation, ce qui entraînerait un véritable interrogatoire, ou simplement lui dire qu’il arrivait.

-Juste un boisson, insista le second mec en l’attrapant par le bras le mettant mal à l’aise.

-Non désolé, mais je suis pressé, déclina-t-il une seconde fois en se libérant de l’emprise. Je dois rejoindre quelqu’un.

-Allez fais pas ton timide et laisse tomber ton plan, insista le premier en tentant de passer un bras pardessus ses épaules. Je te promets que tu ne le regretteras pas.

Il jeta un coup d’œil autour de lui, mais personne ne semblait enclin à l’aider face à ses deux alphas qui ignorèrent son « non » et voulurent l’entraîner à leur suite. Son téléphone sonna en affichant une photo de son meilleur ami et il décrocha espérant utiliser l’appel comme prétexte pour se faire la belle.

-Oi…

-Iwa ou es-tu ? Exigea de savoir Tooru en le coupant.

Pas le moins du monde découragé ses deux prétendant insistèrent encore. Provoquant un grognement venant de son portable, le brun entendait parfaitement ce qui ce passait. Une main se posa sur sa hanche à la manière d’un possesseur alors que la voix d’Ushijima lui parvint juste à ses côtés.

-Il a dit non, annonça l’as d’un ton qui ne laissait aucune contradiction. Et il est avec moi.

Les deux lycéens jugèrent leur rival avant de laisser tomber, jugeant que c’était trop risqué. Du côté d’Oikawa c’était le silence qui c’était installé. Wakatoshi laissa retombé sa main le long de son corps avant de se tourner pour le dévisager, le mettant mal à l’aise. Ça ne lui ressemblait pas de ne pas protester plus violemment, mais depuis quelque temps il était étrangement calme et beaucoup plus soumis.

-Heu, merci, finit-il par lâcher.

-Est-ce Ushiwaka ? Demanda Oikawa avant d’ajouter d’une voix froide et dangereuse. Passe le moi.

Il obéit sans discuter, il ne valait mieux pas l’énerver encore plus et tendit le téléphone à l‘autre joueur. Il n’avait pas besoin de voir son meilleur ami pour savoir que les yeux de celui-ci brillaient d’une couleur rouge comme un rubis. Ce dernier était devenu surprotecteur depuis qu’il c’était révélé être un oméga, mais pour une fois il ce sentait plutôt soulagé de ce comportement. Car cela voulait dire que son passeur allait venir le chercher immédiatement et aussi accessoirement menacer Ushijima, même s‘il n‘avait pas de réel raison de le faire. Il n’avait pas envie de rester seul avec l’autre pointu, certaine rancœur était bonne pour perduré assez longtemps, ni d’avoir à subir d’autre proposition alors il avait hâte de voir son meilleur ami arriver pour le ramener à la maison. Il reprit son téléphone dès que le brun eu finit de menacer le plus grand s’il posait la main sur lui.

Loin d’être inquiété par les menaces le capitaine de Shiratorizawa le poussa doucement vers la terrasse d’un café prétextant qu’il avait l’air un peu pâle. C’était peut-être le cas, il ne savait pas. Il se laissa offrir une boisson quand il comprit qu’il avait donné cette adresse à Oikawa.

Son meilleur ami arriva sur son vélo en un temps record, il était loin de l’image soigné qu’il veillait à avoir, quand il sortait, ne put s’empêcher de remarquer Iwaizumi. Il portait un vieux sweat à capuche avec un jogging lâche et ses cheveux n’était pas coiffé, ou avait été décoiffé par le vent désordonnant les boucles brunes. Alors pourquoi avait-il l’air si beau, se demandait-il.

-Monte, ordonna Tooru en fusillant Ushijima du regard.

Il grimpa derrière son meilleur ami sans dire un mot, le test semblait soudainement peser une tonne dans son sac. Pourtant le plus grand pédalait sans difficulté, ignorant tout de ses préoccupations, le ramenant chez lui. Il passa ses bras autour de la taille de son capitaine et laissa son front reposer contre le dos ferme de son ami d’enfance, essayant de profiter de la proximité malgré le poids qu’il portait sur sa conscience.

Il sentait Oikawa dans son dos comme il grimpait l’escalier, mais ne pipa mot. Il n’avait pas envie de précipiter la leçon, comme quoi il ne devait pas se balader seul, qu’immanquablement il allait recevoir. La porte de sa chambre s’ouvrit sans un grincement et il jeta son sac dans un coin avant de faire face à son invité qui se trouvait bien plus près qu’il ne le pensait et l’observait attentivement.

-Qu’est-ce que tu faisais là-bas ?

Ce n’était pas ce à quoi il s’attendait comme question et certainement pas quelque chose auquel il voulait répondre ou pouvait dire la vérité. Il avait toujours été un mauvais menteur, surtout avec le brun qui ironiquement n’avait jamais compris ses sentiments. Il aurait peut-être préféré subir une leçon comme quoi il ne devait pas sortir seul et surtout sans prévenir personne de ou il allait. Une pointe d’irritation le traversa et il répondit plus agressivement qu’il ne l’avait prévu :

-Ça ne te regarde pas.

Oikawa dont la colère n’avait pas disparut le plaqua sur le lit sans plus se contrôler, le dominant complètement. Il déglutit face aux orbes désormais vermeille qui le regardait. Lui était de nouveau calme.

-Oh que si, je ne laisserais personne t’avoir, grogna le plus grand avant de l’embrasser.

Il frissonna, c’était complètement hors de l’habitude toute l’agressivité et la possessivité qui se dégageait du baiser, tout comme des mains qui parcourait son corps. Il n’avait pas non plus besoin d’être consoler ou calmer. Un gémissement monta dans sa gorge en sentant Tooru broyer contre lui.

Finalement le baiser prit fin le laissant haletant et rougissant. Son cœur battait trop fort dans sa poitrine prouvant qu’il n’avait pas rêvé. Il plongea son regard dans celui chocolat de son meilleur ami qui semblait avoir repris le contrôle de lui-même. Dedans ce trouvait toute la douceur du monde. Il ferma les yeux en sentant des doigts effleurer sa mâchoire comme une plume. La main caressa sa peau et s’installa contre son cou. Il ne rouvrit pas les yeux quand le plus grand posa ses lèvres sur les siennes pour la seconde fois, mais cette fois-ci c’était doux et délicat. Ses bras entourèrent le cou de son ami d’enfance pendant que celui-ci l’embrassait encore et encore sur les lèvres et le visage.

-J’ai tellement peur qu’il t’arrive quelque chose, soupira Oikawa en laissant leur front reposer ensemble. Je ne me le pardonnerais pas si quelqu’un te fait du mal. Excuse moi de m’être laisser emporter, mais entre les deux gus que j’ai entendu au travers du téléphone et le fait que tu ais dû te reposer sur Ushijima, qui est tout autant un danger, ça m’a mis les nerfs.

-Je vais bien, le rassura-t-il dans un chuchotement.

-Vraiment ?

Il acquiesça provoquant un soupir de soulagement chez le plus grand et il le remercia d‘être avec lui.

- Quel sorte de meilleur ami serais-je si je laissais quiconque s’en prendre à toi ? Sourit le brun en se redressant. Je vais te laisser te reposer, on se voit demain.

-Ouais, répondit-il simplement pour ne pas laisser voir son trouble et sa déception.

Il se laissa retomber sur le dos une fois de nouveau seul. Il avait beaucoup à penser tout à coup.

Malgré le rappel qu’ils n’étaient que des meilleurs amis, il ne pouvait pas s’empêcher de repenser en boucle à ce qu’Oikawa avait dit sous l’effet de la colère « je ne laisserais personne t’avoir ». Pouvait-il espérer que cela voulait dire qu’Oikawa le voulait pour lui et lui seul, de la même manière que lui le désirait ? Il ne voulait pas espérer pour rien, sauf que plus le temps passait et plus c’était difficile.

Oikawa n’était sortit avec personne depuis sa rupture avec Miyu, il était donc libre. Il se sentait encore un peu mal, parce que quoiqu’ils en disent il savait que c’était de sa faute s’ils avaient rompu. En fait il c’était surtout sentit mal de s’être réjouit de la nouvelle. Et puis elle lui avait dit de s’occuper d’Oikawa à sa place et de le rendre heureux, au début il pensait qu’elle parlait en tant que meilleur ami. Mais maintenant il n’en était plus si sûr. Car en y repensant, cela ne lui ressemblant pas de rompre à cause de ce qui c’était passé, ou celons l’excuse donnée à cause de la distance qu’ils auraient eu à l’université. Sauf si Oikawa aimait quelqu’un plus qu’elle. Enfin rien ne disait que c’était bien de lui dont il s’agissait.

Sauf que depuis qu’il était un oméga et à cause du fait qu’ils étaient déjà très proches avant, les instincts d’alpha de son meilleur ami ressortait, le rendant possessif et surprotecteur à son égard. Comme s’il était son compagnon et non son ami. Et ce d’autant plus que le temps passait devenant extrêmement tactile et câlin, même en face de l’équipe. Alors peut-être que ses sentiments pourrait ne plus être à sens unique. Il se demandait s’il pouvait vraiment prendre le risque de se confesser.

Comme une gifle qui le ramènerait à la réalité, il se souvint que peut-être il avait une vie à l’intérieur de lui. Il se redressa et rejoint son sac pour en sortir le test. Une si petite boite en carton contenait les clés de son avenir. Les instructions furent simples à suivre et il compta chaque seconde de l’attente qui lui donnerait le résultat. Il se mordillait la lèvre, priant sincèrement que le test se révèle négatif et qu’il puisse reprendre sa vie et qui sait peut-être trouver le courage de parler à Oikawa.

Finalement le petit bâton finit par afficher deux barres, détruisant sans le savoir toute sa vie. Les larmes coulèrent silencieusement sur ses joues alors que lui-même se recroquevillait sur le sol.

Sa main se crispa sur son téléphone, l’autre toujours sur son ventre, face aux souvenirs douloureux du jour ou tout c’était effondré. Comment aurait-il put rester alors qu’il attendait un enfant ? Ces parents ne l’auraient jamais accepté, sans compté qu’il était incapable d’expliquer à quiconque comment il c’était retrouvé dans cette situation, il avait bien trop honte. Non personne ne devait savoir comment il était tombé enceint, encore moins Oikawa. Iwaizumi se souvenait des longues heures qu’il avait passé à pleurer avant d’arriver à se ressaisir et de réfléchir à ce qu’il devait faire. Il avait réussi à faire changer l’ordre de ses vœux sans que personne n’en sache rien. Puis il avait réussit à se dégoter une chambre sur Tokyo, pas trop chère, non loin de son université et dont le propriétaire n‘avait pas fait d‘histoire en entendant parler d‘un bébé à venir. Même s’il avait tout prévu, il ne savait pas comment il allait réussir à gérer tout seul, il ne se sentait pas prêt. Mais quel choix avait-il hormis réussir ? Ses parents l’aurait forcé à avorter et sûrement renier ensuite, mais une chose était sûr il refusait qu’on tue son enfant.

Il ne répondit pas à Oikawa, il ne lui répondrait plus jamais.

 

 

Le métro se révéla être l’enfer qu’il avait imaginé que ça serait. Il y avait trop de monde, rendant l‘endroit étouffant et il n’avait pas réussit à se trouver une place assise, faisant qu’il était souvent écraser par quelqu’un, soit disant par erreur. Mais quand il sentait une main sur ses fesses, il savait très bien que ce n’était pas à cause du manque de place ou d’un virage. L’écran annonça le nom du prochain arrêt et il vérifia sur son papier que ce n’était pas lui, c’était celui d’après normalement.

Il regarda les passagers l’entourant, dans les sièges dans son dos se trouvaient un groupe de vielles femmes qui discutaient tranquillement, à côté d’elle s’entassait des personnes de tous âge, sexe et statuts différents. Bien qu’il nota l’absence de présence de psi ou d’oméga, peut-être qu’il existait un wagon spécial, après tout il était à Tokyo. En face de lui ce trouvait un lycéen, portant encore son uniforme, qui bien qu’étant un alpha, faisait un effort pour respecter le plus possible son espace personnel. Il était monté il y a deux arrêt, remplaçant une autre alpha au plus grand soulagement d’Iwaizumi, au moins maintenant il n’avait personne faisant semblant de lui tomber dessus pour tâter son torse. Juste à côté du lycéen se trouvait une femme qui le regardait et lui souriait de manière séductrice quand leurs yeux se rencontrèrent. Il préféra détourner le regard, mal à l’aise.

À ses côtés un homme dans la quarantaine, aussi un alpha, mais lui avait beaucoup moins de retenue que les deux derniers. Iwaizumi se serait bien servit de sa valise pour créer la distance s’il n’avait pas peur pour ses affaires. Il avait toujours entendu dire que les pickpockets faisaient rage dans le métro. L’homme se pressa un peu plus leur bras ensemble, en réponse Hajime força son coude dedans pour l’éloigner regardant obstinément sa valise de l’autre côté. Loin de comprendre l’homme fit glisser sa main sur son cul, le pressant. Hajime tressailli, se sentant dégoûté et avec une forte envie de pleurer. Dieu qu’il détestait être aussi émotionnelle, cela ne l’aidait en rien à se défendre, au contraire, il avait l’impression d’être encore plus vulnérable.

Il vira la main en cherchant du regard un autre endroit ou il aurait la paix, en vain. Ses yeux rencontrèrent celui du lycéen qui fronça doucement des sourcils. Il coupa rapidement le contact visuel honteux, pendant que l’homme continuait de le toucher à sa plus grande répulsion. Merde il n’était pas faible, alors pourquoi n’arrivait-il plus à se défendre ? Il sentit ses yeux le piquer et se retient de peu de pleurer. Le lycéen retira ses écouteur avant d’attraper le bras de l’autre alpha et de le forcer à s’éloigner. Iwaizumi ne réussit pas entendre ce qu’il dit à voix basse, mais cela sembla être efficace, car l’homme recula et s’éloigna aussitôt lui laissant sa place. Le lycéen remit ses écouteur comme si rien ne c’était passé et prit place à ses côtés en laissant suffisamment d’espace entre eux.

Lentement il commençait à se détendre quand son portable sonna. Au même moment son arrêt fut annoncer et il vérifia rapidement avant de descendre tout en décrochant puisqu’il ne reconnaissait pas le numéro. Il put entendre la voix de son propriétaire.

-Iwaizumi Hajime ?

-Oui, répondit-il en sentant son ventre se tordre d’appréhension, il avait soudain un mauvais pressentiment.

-Enfin le bon numéro, soupira son interlocuteur plus pour lui-même avant d’annoncer : Je suis désolé, mais finalement vous allez devoir trouver une autre location. Ma nièce vient et j’ai besoin de la chambre pour la loger, bien sûr je vous rembourserais la caution et le premier mois que vous avez déjà versez.

-Mais… commença-t-il en alors que la panique et les larmes prenait le pas sur sa maîtrise.

-Encore désolé de prévenir si tard, il faudrait aussi que vous veniez cherchez les affaires que vous avez envoyé, le coupa le propriétaire avant de raccrocher.

Il regarda son téléphone abasourdit avant de renifler, ne pouvant pas se retenir de chialer. Il était seul dans une ville inconnu remplie d’alpha incapable d’avoir la décence de se retenir, loin de tous ceux qu’il connaissait, enceint et maintenant à la rue avant même d’avoir eu la chance de voir la chambre ou il devait loger. Il n’avait aucune idée de ou il devait aller, ni même de comment il allait s’en sortir. Ses émotions s’emballaient pour un rien depuis plusieurs jours, du moins encore plus qu’avant. Sans compter que le voyage avait été horrible, surtout la dernière partie. Et tous ça pour au final pour être encore plus perdu qu’avant. Il n’en pouvait plus. Il marcha jusqu’à un banc et se laissa tomber dessus sanglotant.

-Hé mon minet, l’interpella une alpha aux longs cheveux châtain.

Voilà qu’il se faisait, une fois de plus, aborder par quelqu’un. Et tous ce qui trouvait était de remarquer que sa couleur de cheveux était la même que celle d’Oikawa. Elle posa sa main sur son épaule et il la repoussa laissant un faible « Laissez-moi tranquille. » sortir d’entre ses lèvres. Elle renifla dédaigneusement et partit en l’insultant. Il voulait tellement revenir en arrière avant qu’il ait pris le train, avant que le lycée soit finit, avant qu’il ait la preuve d’attendre un enfant, avant qu’il l’ait même conçut sans le vouloir. Il voulait si mal être avec son meilleur ami à rire insouciamment.

Une ombre le surplomba, puis il y avait une personne accroupit devant lui qui lui tendait un paquet de mouchoir. Il reconnut le lycéen de tout à l’heure et accepta les mouchoirs avec un timide merci. Iwaizumi détailla discrètement l’autre. Il avait déjà remarqué tout à l’heure qu’il était légèrement plus grand que lui, mais moins que Tooru. Ses courts cheveux noirs, semblaient ondulés un peu comme ceux de Matsukawa et ses yeux étaient entre le gris du métal et celui de la brume matinal. Il avait une expression neutre sur le visage. Mais ce qui fit donna confiance à Iwaizumi était la sérénité et le calme qu’il dégageait.

-Vous êtes perdu ? Demanda poliment le lycéen d’une voix qui confirmait l’impression général qu’il donnait.

Hajime ne sut pas quoi répondre, parce que certes il l’était et ce sentait perdu, mais il n’avait pas d’endroit ou se rendre non plus. Il réfléchit la dernière chose qu’il devait arriver était de passer la nuit dehors, c’était bien trop dangereux. Même si cela coûtait de l’argent et qu’il n’en avait pas des masses surtout avec les dépenses qu’il allait avoir dans quelque mois, il devait trouver un hôtel avec une connexion wi-fi pour trouver au plus rapidement un nouveau lieu ou vivre. Et puis récupérer ses affaires avant qu’ils ne finissent jeté dans les poubelles. Mais la priorité était d’avoir un lieu ou passé la nuit. L’autre patientait sans le pressé, lui laissant le temps de se calmer et de réfléchir.

-Hum… vous connaîtriez un hôtel pas cher et si possible pas loin de cette adresse ? Finit-il par demander, rougissant de gêne, en tendant le papier ou il avait noté son trajet et l’adresse de là ou il était censé vivre.

Délicatement le lycéen prit le papier et lut l’adresse, il sembla réfléchir un instant puis il allait parler quand il fut coupé par un cri et quelqu’un qui se jetait sur son dos.

-Akaashi ! Je t’attendais à la surface, mais tu n’arrivais pas alors je suis descendu dans le métro te chercher, s’écriait l’oméga qui pendait sur les épaules du lycéen avant de le remarquer et de le fixer.

-Bokuto-san descendez de sur moi, ordonna le dit Akaashi. Je vous avez dit que ce n’était pas la peine de venir me chercher, surtout seul.

Le nouveau venu, recula déprimant de la remontrance avant que dans un sursaut il ne soit de nouveau reintéressé à Iwaizumi. Qui resta perplexe devant le look assez marquant de l’autre oméga, qui non seulement avait les yeux jaune, mais en plus les cheveux blanc strié de gris fixé vers le haut. Lui qui pensait que Tendou de Shiratorizawa avait la coupe de cheveux la plus étrange qui existait, il venait de trouvé encore plus surprenant. Le lycéen soupira et expliqua rapidement la situation, répétant sa demande à son ami.

-Pourquoi tu cherches un hôtel ? Tu n’as pas de logement ? Questionna directement Bokuto. Tu ne viens pas d’ici non ? Tu ne préfères pas que je te dépanne, j’ai un canapé tu sais. Ou tu peux prendre mon lit.

Hajime serra la poignée de sa valise dans ses mains, hésitant à accepter l’offre quand son portable vibra affichant un message du propriétaire qui demandait à ce qu’il vienne chercher ses affaires aujourd’hui.

-Merci, mais je … hésita-t-il, ne savant pas vraiment quoi dire qui expliquerait son refus sans dévoilé sa vie. Je ne veux pas m’imposer et puis je dois vraiment aller par là-bas.

L’oméga se pencha soudain près de lui le faisant sursauter et reculer contre le dossier du banc. Il cligna des yeux alors que son portable était soudainement dans les mains de l’autre qui fronçait des sourcils en lisant le message.

-Bokuto-san ceci est malpoli, soupira Akaashi en lui rendant son téléphone. Mais se serrait en effet bien mieux pour vous de venir à l’appartement pour cette nuit. Du moins si vous voulez.

-On peut t’accompagner chercher tes affaires, ajouta le plus grand. Puis je connais des personnes qui ne diraient pas non à un colocataire pour l’année à venir. Le mieux c’est qu’ils sont sympas.

Il continua d’écouter l’oméga déblatérer avec énergie, répondant plus ou moins aux questions qui lui était posé. L’alpha reprenait de temps en temps le plus grand lui laissant une certaine vie privé et de quoi respirer. Il ne savait pas vraiment comment il en avait finit là, avec deux inconnus, dont l’un pendu à son bras et l’autre non loin derrière qui tirait sa valise. Mais il se sentait bien et en sécurité pour la première fois depuis qu’il était arrivé à Tokyo.

 

 

Iwaizumi n’était pas ingrat, il était même reconnaissant à Bokuto et Akaashi de l’aidé et de lui avoir trouvé un endroit ou vivre le temps qu’il se trouve son propre lieu. Des amis à eux avait une chambre vide pendant un an et ne refuserait pas un colocataire pour partager le loyer pendant ce laps de temps, bien qu’il ne resterait pas une année entière. Mais quand il avait appris que l’appartement en question était habité par deux alphas, il n’était plus aussi sûr de vouloir rester. Il se souvenait assez bien des paroles de Matsukawa et ne pouvait empêcher une graine d’appréhension naître dans sa poitrine. Vivre avec de parfait inconnu était déjà suffisamment angoissant, sans besoin de rajouter cette variable. Finalement la porte s’ouvrit sur un homme plus petit que lui, plus petit que Watari même. S’il ne dégageait pas la même chose qu’Akaashi, ce n’était pas pour autant quelque chose qui ressemblait à Oikawa, il inspirait confiance. Peut-être que finalement il pourrait le faire et rester ici.

Yaku les fit rentrer, annonçant qu’un dénommé Kuroo était parti acheté un futon supplémentaire. C’était sans aucun doute le deuxième colocataire dont avait parlé Bokuto. Autant ce dernier semblait déçu de ne pas voir son meilleur ami, autant il se reprit rapidement. Hajime l’appréciait, mais il devait admettre qu’il était assez fatiguant. Comme si Akaashi devinait ses pensées il entraîna le plus grand à sa suite leur souhaitant en revoir. La porte se referma les laissant tout deux seul dans le silence.

-Hé bien je vais faire du thé, tu peux te reposer dans le canapé en attendant que ton futon ne soit là, proposa Yaku. Le voyage a du être fatiguant, les détails peuvent attendre demain.

Le blond cendré s’en alla dans la cuisine le laissant s’installer sur le canapé, il s’endormit quelque minute plus tard tellement il était en vérité épuisé du voyage.

Hajime regarda l’autre enfant s’approcher de lui avec un grand sourire, il ne le connaissait pas, il ne l’avait jamais vu dans le coin avant. Le petit brun lui tendit un ballon lui demandant s’il voulait jouer avec lui. Il hésita, il voulait capturer une sauterelle aujourd’hui, mais il avait comme l’impression que s’il refuserait l’autre allait se mettre à pleurer. C’était débile comme idée, pensait-il, mais il ne pouvait pas s’empêcher d’y croire alors il accepta, après tout cela pourrait être amusant.

-Je suis Oikawa Tooru, en profita pour se présenter l’enfant.

-Iwaizumi Hajime.

-Iwai… Commença l’autre sans parvenir à dire son nom en entier. Heu…

Il ne s’offusqua pas, beaucoup trouvait son nom trop difficile à prononcer et buttait régulièrement dessus.

-Appel moi comme tu le voudra, déclara-t-il pensant que cela valait mieux que de l’entendre massacrer son nom à chaque tentative, même s’il avait l’habitude cela ne signifiait pas que ça ne le fatiguait pas.

-Iwa-chan ? Proposa Oikawa soudain timide.

-Je ne suis pas une fille, protesta-t-il en entendant le chan. Mais ouais, si tu veux.

Il eut le plus grand sourire qu’il n’avait jamais vu en retour. Peut-être qu’ils pourraient être ami.

Des voix basses discutaient entre elle, il ne comprenait pas vraiment ce qu’elles disaient encore empêtrer dans les brumes du sommeil. Il lui fallut une minute pour reconnaître la voix de Yaku et supposer que l’autre plus grave devait être celle du fameux Kuroo.

-C’était vache de faire ça. On dit pas ok je vous loue l’endroit pour dire au final au bah non démerdez vous. Akaashi aurait dût laisser Bokuto lui en mettre un à ce type.

-Oui, mais pour être honnête je suis plus inquiet de son état que choqué par le comportement de cet homme, murmurait Yaku. Je crois qu’il est enceint.

-Hein ? Répondit de manière très éloquente Kuroo.

-Je n’en suis pas sûr, mais il a l’odeur des omégas attendant un enfant. C’est faible mais bien là.

-Si tu le dis, après tout tu as un bien meilleur odorat que la plupart des gens. Mais il n’est pas un peu jeune pour être en cloque ? Surtout qu’il est tout seul non ?

Il ouvrit les yeux découvrant une table basse avec un thé encore fumant posé dessus à son intention, mais son esprit restait bloqué sur les paroles échangé qu’il avait compris. Ce n’était pas censé être découvert surtout pas si tôt et la panique se saisit de lui.

-C’est justement pour ça que je suis inquiet, soupira le plus petit. Tu imagines un peu la difficulté.

Il se redressa ne sachant pas quoi faire maintenant que son secret avait été découvert. Son trouble devait être visible car Yaku en le voyant prit une voix douce pour le rassurer. Ils ne lui demandèrent pas comment il en était arriver un enfant, ni pourquoi il se retrouvait ici sans connaissance pour le soutenir, se contentant de lui assurer que ça allait bien se passer et que désormais il n’était plus seul. Au moins ce fut suffisant pour qu’il retrouve son calme et ne s’endorme de nouveau, sa tête sur les genoux de Yaku qui lui caressait les cheveux et Kuroo qui fredonnait une berceuse.

 

 

Iwaizumi s’habitua très vite à ses colocataires, en apprenant beaucoup plus sur eux qu’il aurait crut cela possible. En partie parce qu’il s’attendait ce faire jeter à la rue une fois son secret découvert. En partie parce que cela ne faisait à peine une semaine qu’il vivait avec eux.

Mais Yaku c’était révélé comme une sorte de maman surprotectrice, qui passait son temps à materner les autres. Comme par exemple vérifié que chacun avait eut un petit déjeuner le matin. Pour Kuroo quand celui-ci ne faisait pas la grâce mâtiné. Le plus petit avait aussi insisté sur le fait qu’il pouvait rester plus d’un an. Kuroo avait dit que de toute façon ni lui ni Kenma ne serait déranger de partager une chambre. Il ne l’avait pas encore rencontré, mais Hajime savait déjà énormément de chose sur Kozume Kenma, il fallait dire que Tetsurô était très bavard sur son ami d’enfance et lui avait limite fait la biographie complète de celui-ci et la sienne par le même temps. Il savait donc quel genre de personne c’était et comment se faire pardonner si jamais il le vexait un jour, la tarte aux pommes. Cela lui rappelait Tooru et son pain au lait avec un pincement douloureux au niveau du cœur. Le plus grand était assez décontracter et avait plus tendance à taquiner les gens, c’était sa façon de s’occuper des autres. Il dégageait aussi quelque chose de bien plus agressif que les autres alphas qu’il avait rencontré, un peu comme Ushijima ou Oikawa. Il faisait partie de ceux que même les alphas évitaient de défier. Ce qui n’était pas le cas de Morisuke, surtout avec sa taille, mais Iwaizumi avait put constater que le sous-estimer pouvait faire des dégâts. Rien quand y repensant il avait mal pour l’homme.

Il avait appris aussi pas mal de chose sur Bokuto et Akaashi, l’argenté se montrait très volubile quand il ne déprimait pas, ce qui arrivait de temps en temps pour des raisons parfois absurde. Et même s’il était épuisant, il l’appréciait énormément, peut-être parce qu’ils étaient tous deux des omégas et qu’ils se comprenaient parfaitement sur tous ce qui était lié à leurs statut. Bon il avait eu le droit à entendre tous les détails sur les anciens coéquipiers et adversaires ainsi que sur la vie de ses amis les plus proche, même Kuroo fournissant les derniers trous manquant de la vie de ce dernier. Il avait appris que bien qu’il soit encore au lycée Akaashi vivait avec Bokuto, car ces parents étaient rarement présents et que son lycée faisait internat la semaine. Et en plus il visait la même université que son ancien capitaine. Ils étaient pratiquement un couple, mais étrangement ne sortaient pas ensemble.

Il se sentait moins sous pression qu’il l’avait été depuis les deux derniers mois passé. Il n’avait pas à cacher son état qui pour l’instant n’était détectable que par l’odorat de Yaku, les gens qu’il côtoyait, étaient déjà au courant et ne l’avait pas jugé pour cela. Et il venait d’avoir un entretien pour un travail à temps partiel qui c’était assez bien passé, au moins il n’aurait pas à compter que sur sa bourse.

Il était blottit contre Bokuto sur le canapé en train de regarder une émission sur les oiseaux migrant, quand son portable vibra. Distraitement sans même regarder l’écran il ouvrit le message attendant la pub pour le lire. Je viens de passer chez toi. Qu’est-ce que ça veut dire ?! Tu as intérêt à avoir une bonne excuse Iwa, pour ne m’avoir rien dit. Réponds-moi tout de suite ! Cela provenait d’Oikawa, il était revenu de son voyage et visiblement était passé chez lui, ses parents avaient du le mettre au courant. Sa main trembla alors qu’il eut presque l’envie de répondre, à la place il ferma la conversation en enfouissant le plus profondément en lui la culpabilité qu’il l’étreignait. C’était mieux comme cela de toute manière.

-Iwaizumi, l’interpella Kuroo en s’asseyant sur la table basse, Yaku juste à côté, cachant l’écran à lui et Koutaro. Le sujet ne va pas te plaire, mais il faut qu’on sache. As-tu l’intention d’avorter ?

Le regard du plus grand était grave et plus sérieux qu’il ne l’avait jamais vu auparavant. Il sentit Bokuto se rapprocher de lui en fusillant du regard son meilleur ami. D’une certaine façon il se sentait rassurer par la présence de l’autre oméga et de son soutien manifeste. Ses mains se posèrent par automatisme sur son ventre, pour protéger l’être qui s’y développait comme si le simple mot pouvait le blesser.

-Non, répondit-il simplement, mais fermement.

Parce qu’il n’avait aucunement l’intention d’avorter, sinon il l’aurait dit à ses parents. Ils l’auraient sûrement jeté dehors, mais ils se seraient assuré que l’opération ait lieu avant. Il était tendu comme un ressort alors que l’argenté grognait légèrement.

-D’accord, je m’en doutais un peu. Et je suppose que personne chez toi n’est au courant ou peut t’apporter un soutient, comme te donner des affaires pour bébé ou autres ? Continua le noiraud.

-J’ai fui pour que justement personne ne le sache, alors en effet je n’ai personne, répondit-il. Mais j’ai réussit à piquer quelques affaires dans le grenier de chez m- de mes parents.

Personne ne souleva qu’il c’était reprit à la fin de sa phrase, c’était clair pour tout le monde. Ses parents étaient bien les dernières personnes qu’il voulait qu’ils découvrent son secret.

- Quels genres d’affaires ? Demanda Yaku qui jouait avec un stylo d’une main l’autre tenant un carnet.

-Des vêtements, de différentes tailles. Et deux bavoirs.

-Hum donc il faudra quand même en acheter de quoi l’habiller, marmonna le libero enrayant une ligne sur son bloc-notes faisant sans le savoir détendre lui et Bokuto dans un même ensemble. Même si la priorité reste de trouver des informations sur la grossesse et le développement d’un bébé.

-Il faudra aussi voir à propos de l’université pour que tu puisses récupérer les cours que tu manqueras, ajouta Akaashi le faisant sursauter, il se tenait derrière le canapé depuis le début de la conversation.

-C’est bon en s’y mettant tous on va gérer, s’enthousiasma Bokuto.

-Carrément, ce bébé va avoir de super oncle, rajouta Kuroo en tapant dans le poing de son meilleur ami. Oh ! Et je pourrais demander des conseils à la mère de Kenma, elle est infirmière. D’ailleurs il est en retard.

La porte sonna justement à ce moment et Yaku alla ouvrir à un bêta aux cheveux blonds dont les racines noires reprenaient de plus en plus leur place. Il tenait un petit sac qu’il leur donna comme cadeau de crémaillère de la part de sa mère. Dedans un gâteau au chocolat, un biberon ainsi que deux livres sur les bébés et les enfants.

-On n’avait plus de pommes, déclara Kenma comme si cela expliquait tout.

Hajime ferma les yeux quelque instants, savourant le sentiment chaleureux qui lui étreignait la poitrine. Il n’était pas seul, peut-être qu’il s’en sortirait très bien finalement.

 

 

Oikawa regarda son téléphone le regard absent. Ça faisait deux mois qu’il n’avait reçut aucune nouvelle de son meilleur ami. Maki et Matsun avait aussi essayé de le joindre, mais n’avait pas obtenu plus de réponse que lui. Depuis que l’université avait commencé, il avait rencontré de nouvelles personnes, mais il se sentait seul sans Iwaizumi à ses côtés. Par désespoirs de cause il avait demandé à sa mère si Keiko Iwaizumi savait si son fils se portait bien. Sa mère ne fit pas de commentaire, ni ne le questionna, lui laissant la possibilité d’en parler quand il le voulait, s’il le voulait. Elle n’obtenu que peu d’information, mais Hajime allait bien visiblement. Et encore elle ne l’avait pas appris de Keiko qui en voulait encore à son fils pour son comportement, mais du mari de cette dernière qui avait joint en cachette leur enfant pour avoir de ses nouvelles. Ça le fit d’autant plus rager et inquiéter, pourquoi Iwaizumi agissait comme ça. Il ne pouvait pas désirer couper les ponts.

Iwaizumi se laissa attirer contre son torse, passant ses bras autour de son cou. Il raffermit sa prise sur le corps du plus petit, profitant de la chaleur que celui-ci dégageait. Hajime lui chuchotait des paroles réconfortantes à l’oreille et caressait ses cheveux, se laissant totalement manipuler comme une peluche. Il avait besoin du réconfort que le noiraud lui fournissait, même s’il n’était certainement pas celui qui souffrait le plus dans l’histoire. Après tout ce n’était pas lui qui avait vu son copain être amoureux de quelqu’un d’autre. C’était sûrement Miyu qui avait le cœur le plus brisé.

-Hajime, geignit-il en l’embrassant dans le cou et sur la joue, les larmes piquant le coin de ses yeux.

-Je sais, souffla l’autre le laissant glisser ses mains sous son haut. Tu peux pleurer si tu veux.

Ils basculèrent sur leur côté dans le futon, continuant de se câliner alors qu’il laissait libre court à ses pleurs. Même si c’était Hajime son véritable amour, ça faisait mal.

-Je serais toujours là pour toi Tooru, chuchota Iwaizumi. Toujours.

Il refusait de le croire.

 

 

Iwaizumi soupira de soulagement alors que le dernier client quittait le café. Il avait enfin fini ses heures de travail et surtout n’avait plus de nausée depuis deux semaines lui permettant de travailler sans avoir l’envie de vomir à chaque fois qu’il sentait l’odeur du café, ce qui vu ou il travaillait c’était montrer problématique. Bien que son problème principal restait ses émotions complètement instable, et ce n’était pas pour s’arranger au contraire il devenait de plus en plus sensible. Hier il avait même pleuré sur un cookie parce qu’il était seul au fond de la boite, hé bien Bokuto c’était lamenté avec lui avant de réaliser qu’il suffisait de le manger pour régler l’isolement du pauvre biscuit.

Il se changea en constatant que bientôt il allait devoir faire face à un autre genre de problème. Son ventre commençait à s’arrondir. Pour l’instant les vêtements le cachaient parfaitement tant qu’ils n’étaient pas moulant. Mais cela n’allait pas tarder à changer, ce qui signifiait qu’il allait de nouveau devoir aller faire des magasins, de vêtement cette fois-ci. Mais cela ne l’enchantait toujours pas plus que ça. En grande partie parce qu’il n’était pas du genre à aimer particulièrement ça, ensuite parce qu’il allait devoir supporter encore une fois les regards de travers des clients et des vendeurs. Et puis les vêtements pour homme enceint ça ne courait pas les rues, pour ne pas dire que ça n’existait quasiment pas, voir pas du tout dans les magasins à petit prix. Il était partisan de juste prendre des hauts en XXM, Kuroo avait dit que se serait du gâchis et qu’il devait vivre cette expérience à fond. Sans compter que se serait ben trop large au niveau des épaules ou faisant un trop grand décolleté. Cela aurait plus à Oikawa s’il avait été à sa place, mais pas lui. Son cœur se serra à la penser de son meilleur ami. Enfin ancien meilleur ami, celui-ci devait le haïr maintenant.

Il prit la direction du gymnase de son université ou se déroulait l’entraînement de volley. Il n’était pas un joueur, peu importe combien ses amis avaient insisté qu’il pouvait quand même faire partie de l’équipe et qu’il devrait juste faire une pause à un moment, il n’avait pas rejoint le club. Ou plutôt pas en tant que sportif, il était plus ou moins devenu le manager-mascotte de l’équipe. Les sempais avaient trouvés que se serait un excellent moyen pour promouvoir l’égalité et le respect quelque soit sa condition, surtout avec Bokuto faisant déjà partie des joueurs titulaires. Il c’était donc fait adopté par l’équipe un peu comme au lycée. Sauf que ça ne c’était pas fait aussi lisse qu’à Seijou, l’un des joueur l’avait dragué au début récoltant de se faire frappé, même pas par lui, il n‘avait pas eut le temps. Cela prouva à tout le monde qu’on ne plaisantait pas avec maman Yaku.

L’autre différence d’avec le lycée, c’était Bokuto. À Aoba il avait été comme mit en quarantaine et n’avait pas vraiment eu l’occasion d’expérimenter ce qu’était d’être l’amitié avec un autre oméga ou psi. Son équipe empêchait ceux jugé comme une menace de l’approcher et les autres élèves le fuyaient, ne voulant pas s’associer avec lui à cause de rumeur infondé. Bien que quand il regardait son ventre il pouvait presque se dire qu’au fond ils avaient eut raison. Toujours était-il que Koutaro c’était montré certes fatiguant, mais surtout un merveilleux soutient. Il vraiment capable de comprendre certaine chose car les ayant vécu.

Il regarda la pratique, faisant les statistiques tranquillement sur une chaise. Vers la fin de l’entraînement son portable vibra affichant un message de Kenma lui rappelant son rendez-vous pour sa seconde échographie, rapidement suivit par un d’Akaashi qui lui demandait s’il avait le courage de supporter que Bokuto l’accompagne à l’hôpital ou s’il devait occuper l’ailier pour qu’il ait la paix. Il sourit, il n’y avait aucune chance qu’il oublie ou puisse échapper à son rendez-vous. Comme pour prouver ses pensées Yaku surgit à côté de lui, douché et changé, lui demandant s’il était prêt à y aller. La situation était quand même étrange, il n’avait pas l’habitude d’être celui que l’on maternait, protégeait il s’y était habituer en fin de lycée, mais materner, non. C’était plus lui qui s’occupait des autres de la sorte avant.

Kuroo et Bokuto les rattrapèrent sur le parking, l’un encore en tenue de pratique, l’autre le t-shirt à l’envers. Tetsurô voulut conduire, mais Morisuke refusa de lui céder les clés, pendant que Bokuto surexcité sautillait en remettant son haut dans le bon sens, ne se souciant pas du regard des passants, ni d‘être momentanément torse nu en pleine rue. De toute façon avec deux alphas avec eux, ils seraient tranquilles.

Il savait que c’était juste une vérification normal, mais le fait était qu’il n’aimait pas les hôpitaux et ne pouvait s’empêcher de se sentir anxieux dedans. Il ne les aimait pas depuis la fois il avait du retrouver Tooru dedans pour son genoux, ou peut-être avant. Il se souvenait encore la peur qu’il avait eu en apprenant que son meilleur ami était à l’hôpital et ce n’était en sachant que c’était à cause de son genoux que ça l’avait rassuré. À l’époque il ne pouvait pas imaginer ce que deviendrait Oikawa sans le volley, encore maintenant il avait un peu de mal. Il ne se souvenait plus exactement de ce qu’il avait dit, mais il lui avait crié dessus pour s’être blessé. Après il c’était sentit un peu mieux, bien qu’il n’avait vraiment pu respirer correctement qu’une fois en dehors de l’hôpital. Et encore aujourd’hui il ne supportait de se retrouver là. Même s’il se répétait que tout allait bien se passer, il n’avait qu’une envie fuir l’endroit.

Son portable vibra pendant qu’ils patientaient dans la salle d’attente. Kuroo et Bokuto longeaient les murs lisant les différentes affiches de prévention et d’informations alors que Yaku était sortit dehors pour répondre à un coup de fils, l’intérieur étant trop bruyant. Il n’eut donc rien à faire d’autre que lire le message.

Hey, Iwa-chan. Comment ça va pour toi ? Moi ça va, mais c’est bizarre sans toi à mes côtés. Réponds-moi, s’il te plaît. Juste cette fois, pour savoir comment tu vas.

Il sentit ses yeux le piquer, pourquoi de tout les temps fallait-il qu’Oikawa retente de le joindre maintenant ? Le pire était le ton suppliant du message. Autant il arrivait à gérer ceux le menaçant ou ceux en colère contre lui. Autant ceux trahissant l’inquiétude et le besoin le rendait malade. Il se leva se faufilant aux toilettes sans être vu de ses amis. C’était quelque chose auquel il était devenu bon au lycée à sa plus grande consternation. Après tout échapper à Oikawa était loin d’être facile. Un autre message rapidement suivit d’un troisième et quatrième, rejoignirent les précédents et faisant battre son cœur douloureusement.

Dis-moi au moins si tu vas bien.

S’il te plaît ne m’oblige pas à passer par nos parents pour savoir comment tu vas.

J’ai besoin de savoir.

Les larmes coulèrent sans son autorisation alors que toujours plus de message faisait vibrer son portable.

Hajime, s’il te plaît.

Si j’ai fait quelque chose, désolé. Dis le moi et je ne le referais plus promis.

Il avait envie de lui répondre qu’il se trompait que ce n’était pas lui qui avait fais quelque chose. Mais il ne pouvait pas, sinon tout aurait servit à rien.

Je changerais tous ce que tu veux, mais réponds moi.

S’il te plaît dis moi ce qu’il y a. j’ai l’impression que tu veux couper les ponts.

Et c’était le cas, un sanglot le secoua. Il n’arrivait même pas à supprimer les messages.

Ce n’est pas ça, n’est-ce pas ?

Réponds-moi, n’importe quoi, mais réponds-moi.

Tu me manques.

-Tu me manques aussi, renifla-t-il entre deux sanglots.

Hajime.

Le dernier le cassa et il se laissa glisser au sol. Il avait l’impression d’avoir un trou béant dans la poitrine au niveau du cœur. Pourquoi s’acharnait-il autant ? Il l’avait abandonné derrière lui, il n’avait pas besoin qu’Oikawa lui rappel à quel point il était en vérité abject. Son portable résonna dans la pièce signalant un appel, dessus le visage d’Oikawa souriant clignotait.

-Tais-toi, supplia-t-il. Tais-toi.

La porte s’ouvrit d’un coup sur Kuroo et Bokuto, mais il ne les regarda pas se recroquevillant un peu plus sur lui-même. Il ne voulait voir personne, ne voulait entendre personne, pas même cette stupide sonnerie.

-Laissez-moi, geignit-il.

Il avait tellement mal et il ne voulait plus sentir l’odeur de l’alpha. Il savait que c’était idiot, mais cette odeur lui rappelait trop ce qu’il voulait désespérément oublier. Il fallait que l’alpha parte.

-Iwa… fit Kuroo en s’approchant.

-Laissez-moi !

Le portable passa juste à côté de la tête ébouriffé pour s’écraser contre le mur, explosant sous la puissance de l’impacte. Le cri et le geste fit précipitamment reculer le plus grand qui finit pousser en dehors par Bokuto. Il se recroquevilla totalement sur lui-même alors que de nouveau sanglot lui déchirait la gorge. La porte se referma dans un petit clac et il sentit la senteur familière de Koutaro se rapproché lentement. Il le laissa venir prés de lui et le prendre dans ses bras. Aucun des deux ne parla, il se contenta de pleurer sur son épaule pendant que Bokuto lui frottait le dos.

 

 

Un hôpital n’est jamais silencieux, pourtant pas un bruit ne provenait de la salle. Kuroo encore sur le choc regarda les gens le dévisagé lui ou la porte dans son dos. Les seules personnes qui n’étaient pas figé furent les infirmières. L’une des deux derrière le comptoir se dirigea vers lui pendant que sa collègue continua son travail imperturbable. D’une voix calme qui brisa l’étrange silence elle lui demanda ce qui venait de ce passé. Et il eut envie de lui répondre qu’il n’en savait rien. Il n’avait strictement rien compris à ce qui venait d‘arriver. Finalement il réussit à se reprendre.

-Mon ami, un oméga enceint de quatre mois, pleurait dedans et quand je me suis approché pour savoir ce qui n’allait pas, il m’a balancé son portable en criant. Bokuto, un autre ami oméga m’a mit à la porte. Ils sont dedans, raconta-t-il en désignant du pouce la fameuse porte derrière lui.

Elle acquiesça et lui conseilla d’aller s’asseoir avant d’entrouvrir la porte pour constater par elle-même ce qui s’y passait. Kuroo se laissa tomber sur une chaise encore secoué, il savait qu’Iwaizumi n’était pas vraiment ce qu’on pouvait appeler une grande peluche toute douce incapable de violence. Vu qu’il c’était une fois ou deux prit une claque à la tête pour ses pitreries. Mais là c’était quand même quelque chose d’autre. Quel genre de message avait-il reçut pour se mettre dans cet état ? Un du père de l’enfant ou de ses parents ? À moins que se soit un harceleur sans rapport.

À chaque fois qu’il réfléchissait à comment Hajime en était arrivé dans cette situation il se retrouvait face à un mur de question et d’hypothèse sans réponse. Le noiraud ne voulait clairement pas parler de ce qui c’était passer se refermant plus qu‘une huître si le sujet approchait la question de la conception de l‘enfant ou de l‘identité de son père. Et son esprit ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer les pires scénarios. Si jamais on lui avait fait du mal il n’hésiterait pas une seconde à prendre un train pour aller poinçonner le ou les ordures. Il soupira, il espérait juste que ce soit qu’un simple accident dû à un oubli de protection, et non un viol ou un abus pendant une des chaleurs. Il remercia le ciel d’avoir fait de Kenma un bêta, il n’aurait pas supporté de passer un an à imaginer le pire pour son meilleur ami ou de le voir dans une telle situation

 

 

Convaincre le médecin, qu’il n’avait pas besoin de rejoindre un quelques groupes de soutient à la parentalité ou psychothérapeute pour son angoisse, avait été une plaie. Iwaizumi ne voulait pas parler à quiconque de comment il en était arrivé à attendre un enfant, ni de l’identité du père. Les souvenirs étaient beaucoup trop vifs et douloureux dans son esprit. C’était quelque chose qu’il ne dirait même pas à Bokuto. Les deux seuls qui n’avaient jamais tenté d’aborder le sujet étaient Akaashi et Kenma. Le premier avait pu constater par lui-même comment il se refermait sur lui-même quand son ancien capitaine abordait le sujet. Le second était un observateur si fin, qu’il avait sût le sujet sensible sans même sans approcher. Et puis Kozume n’était pas du genre à engager la conversation, ce qui faisait qu’il se sentait encore assez maladroit autour du passeur. Il leurs en était reconnaissant de ne pas insister. Les autres essayèrent une fois ou deux avant de laisser tomber définitivement le sujet.

 

 

Faire les magasins était une plaie. Il le savait, mais le faire avec un groupe aussi grand qui plus est un week-end, rendait ça pire. Yaku c’était proposé en premier, son petit ami l’ancien vice-capitaine de Karasuno était venu pour le week-end les accompagnait donc. Iwaizumi avait été extrêmement mal à l’aise au début de faire face à un ancien adversaire qui vivait dans sa région, mais Suga l’avait vite rassuré lui promettant de ne rien dire sur lui à quiconque. Bokuto c’était imposé parce qu’entre broméga c’était forcé selon lui, du coup Akaashi venait aussi pour surveiller l’argenté et aussi parce qu’il avait un bon goût dans les vêtements. Kuroo avait refusé d’être le seul à être laissé derrière et c’était montré aussi enthousiasme que Koutaro, ce qui promettait que le duo allait faire des siennes. Tetsurô avait du coup traîné à sa suite Kenma, pour ne pas le laisser seul à l’appartement alors qu‘il était venu pour le week-end. Même si ce dernier aurait préféré y rester, mais il n’avait pas eu son mot à dire et avait dû les accompagner. Il se retrouvait donc sept jeune hommes à faire les boutiques de vêtement pour femmes enceintes, parce qu’un magasin spécialisé dans les vêtements pour oméga mâle enceint n’existait pas. Et autant dire qu’ils attiraient les regards. Et bien entre Bokuto et Kuroo le contraire aurait été difficile.

-Pourquoi n’ont-ils pas des pantalons de couleur autre que pâle ? Soupira Hajime en regardant celui rose qu’il tenait entre les mains. Du noir ou gris serait bien pourtant.

-J’en est trouvé un rouge, proposa Koutaro avec un grand sourire.

-Le bleu irait mieux Bokuto-san, commenta Akaashi le forçant à reposer vêtement couleur coquelicot.

-Le blanc pourrait aller, non ? Demanda Yaku. Sinon il a celui-ci en aqua.

C’était les couleurs de Seijou, se souvint-il nostalgique et de manière un peu douloureuse. Suga du percevoir son humeur car il détourna le sujet rappelant qu’il fallait aussi trouver des tuniques qui irait avec. Au final ce fut Kuroo et Kenma qui trouvèrent quelque chose sans motif et qui ne faisait pas trop féminin.

-Sinon se serait pas plus facile de carrément t’habiller en fille ? Parce qu’en laissant pousser les cheveux ça le ferait, proposa Koutaro. En plus tu n’as même pas besoin de te raser les jambes vu qu’elles sont déjà lisses.

Ils se regardèrent se demandant comment diable l’ailier avait fait pour savoir ça, avant de le pousser à essayer une jupe pour voir comment il se sentait dedans. Hajime se sentit embarrassé et maladroit de se travestir, mais découvrit qu’en dehors de ça c’était en fait assez confortable. Il regarda le plafond pendant que ses amis commentaient, au point ou il en était cela pouvait que lui faciliter les choses de se faire passer pour une fille. Les gens semblaient un petit plus tolérant pour une fille, bien qu’il continuerait à se faire insulter quand même. Sans compter qu’il risquait de développer de la poitrine pour nourrir son enfant. Et il était prêt à prendre tout ce qui pouvait lui faciliter un peu la vie.

-Ok, accepta-t-il. Mais tu dois essayer aussi une tenue.

Ce n’était pas ça qui allait gêner l’ailier qui le prit comme un défi et instaura la compétition. Ce qui manqua de les faire vire du magasin parce que l’établissement n’était pas un endroit pour s’amuser d’après la vendeuse. Kenma refusa de participer et Yaku échappa en prenant le parti d’aider à garder leurs affaires. Si Kuroo et son meilleur ami furent complètement ridicule, démontrant un style pas du tout adapté, Akaashi qui c’était chargé de leur deux tenues avaient réussi le pari. Ils n’avaient pas l’air de mec, hormis peut-être pour la coupe de cheveux, et ce malgré le manque de poitrine. Suga c’était lui aussi bien débrouiller et avait même prit le parti de rembourrer un soutif de chaussette pour pouvoir mettre une robe lui arrivant aux genoux. Iwaizumi ressorti du magasin avec en cadeau de la part de ses amis sa première tenue de fille. Et ayant momentanément oublié Oikawa.

 

 

Oikawa le surplombait un grand sourire honnête sur les lèvres. Il l’observa pencher la tête sur le côté, se noyant dans la chaleur qu’il pouvait lire dans ces grand yeux bruns.

-Iwa-chan, chantonna la voix de son meilleur ami faisant battre son cœur un peu plus vite. J’ai gagné.

-Non, répondit-il n’ayant pas encore abandonné.

Il renversa le plus grand sur le côté avant de le traîner dans la rivière. Ils tombèrent tous deux dans l’eau, éclatant de rire. Une bataille d’eau s’engagea, les trempant rapidement. Mais aucun des deux ne s’en souciait, dans la chaleur de l’été c’était même le bienvenu. Finalement il réussit à faire basculer Oikawa sur ses fesses, mais son passeur l’entraîna à sa suite. Assis ainsi, l’eau leur arrivait un peu en dessous de l’épaule.

-Qu’est-ce que vous faite ? Les interpella la voix de Matsukawa depuis la rive.

Il se retourna, toujours dans le giron de Tooru car celui-ci refusait de le lâcher, pour voir Hanamaki et Matsukawa déguster des glaces en les observant perplexes.

-Si Iwaizumi était une fille, tu serais maintenant obligé de l’épouser, commenta Hanamaki à leur capitaine avant de prendre une voix encore plus faussement outrée. Cette scène est si indécente.

-Heureusement que nos kouhais ne vous ont vu sinon ils seraient choqué à vie, surenchérit le contreur central sur le même ton avant de poser une main sur son cœur. Maki tu penses qu’on va s’en remettre ?

Pour une raison inconnu, il se fichait pas mal de l’étrangeté de la situation ou de sa position, à la place il éclata de rire avec son meilleur ami. Les voix de leur ami étaient une telle bonne imitation d’adulte coincé qui les réprimanderaient qu’ils ne pouvaient pas s’empêcher d’être hilare. Pour en rajouter une couche le brun fit glisser une main sur sa nuque et força sa tête contre son cou, leur tirant la langue.

-Je ne sais pas, c’est tellement indécent. Ils n’ont même pas prit la peine d’enlever leur chemise, continua le rosé souriant.

-Ouais, on devrait leur montré l’exemple. Non ? Renchérit le noiraud souriant aussi.

Leur deux amis se regardèrent puis d’un même mouvement enlevèrent leurs cravates et chemise pour les rejoindre dans la rivière. La bataille d’eau repris de plus belle dans un deux contre deux accompagné de grand éclat de rire. Chacun profitait de la fraîcheur de l’eau et de ne pas encore être en troisième année pour s’amuser comme des gamins.

Sa tête se sentait lourde et il avait l’impression d’être incapable de bouger son corps. Son nom était appelé par une voix douce et il se força à ouvrir les yeux. On l’aida à se redresser avant de lui tendre un petit paquet de couverture. Iwaizumi encore groggy des médicaments mit un peu de temps avant de se rendre compte que c’était son bébé qu’on lui tendait. Il le prit délicatement, son cœur battant la chamade. Le petit être pleurait presque tranquillement, comme s’il ne voulait pas déranger.

-Félicitation c’est un beau garçon que vous avez là, congratula l’infirmière la plus proche.

Ses yeux le piquèrent alors qu’il réalisait pleinement qu’il avait son fils dans ses bras. Il ne prit pas la peine d’essuyer les larmes qui coulèrent sur ses joues, il était si heureux de voir que son enfant était né en bonne santé.

-Comment tu compte l’appeler ? Demanda Yaku d’une voix douce.

-Minoru.

Ses amis acquiescèrent, le félicitant. Son fils était la preuve de ce qui c’était passé, la seul chose qui lui restait de son passé. Iwaizumi se sentit à la fois très triste et très heureux d’au moins avoir Minoru.

 

 

Les pleurs résonnèrent avec force dans la chambre, Iwaizumi espérait au moins qu’il avait été le seul à être réveillé. Il roula hors du futon en gémissant, pour atteindre le berceau ou dormait son fils, ou du moins était censé dormir, car pour l’instant il criait ses poumons. Sa tête résonnait comme un gong.

-Je suis là bébé, murmura-t-il en le prenant dans ses bras. Tu as faim ? Tu veux que je te change ?

Minoru continua de pleurer, n’ayant pas besoin d’être changé et refusant net de boire le lait, ne se calmant pas quoi qu’Hajime fasse. La porte s’ouvrit laissant entrer dans la pièce un Yaku somnolant.

-Désolé, je ne sais pas ce qu’il a, s’excusa-t-il peiné de dérangé son colocataire.

-Mhh, c’est pas grave, répondit le plus petit en baillant et se frottant les yeux.

Le libero se laissa tomber à ses côtés s’appuyant contre lui, il n’était clairement pas bien réveillé. Iwaizumi le regarda poser délicatement sa main sur le front de son fils.

-Il a de la fièvre, commenta le blond. Et toi aussi, ajouta-t-il en faisant la même chose pour l’oméga. Va réveiller Kuroo, je vais vous emmener à l’hôpital, mais je préfère qu‘il soit au courant plutôt que de le découvrir demain matin et paniquer.

Il acquiesça et remit son fils dans son lit, laissant à Morisuke le soin de préparer les affaires nécessaires pendant qu’il allait prévenir Tetsurô.

 

 

Il regardait Suga roucouler devant son fils, le petit ami de Yaku était littéralement tombé sous le charme de Minoru depuis qu’il l’avait vu pour la première fois, presque un an au paravent. Le couple faisait d’excellente mère poule par ailleurs, couvant chacun d’entre eux comme s’ils étaient leur progéniture.

-Tu es sûr de vouloir tout couper ? Demanda la voix d’Akaashi dans son dos, la main jouant dans ses cheveux.

-Oui, au pire il y a toujours la perruque si je veux remettre des vêtements de fille, répondit-il.

Il était quand même soulager que Minoru soit passé au biberon et qu’il ait retrouvé un torse plat, il se sentait quand même mieux comme ça. Bien qu’il doive admettre qu’il avait appris à aimer porter des jupes, il se sentait néanmoins toujours comme un garçon. Et puis il en avait marre des cheveux qui lui tombait devant les yeux, en plus il en avait toujours qui rebiquait, alors autant retrouver son ancienne coupe de cheveux, bien plus simple. Le ciseau commença à couper les mèches noires dans de petit clac régulier, pendant qu’il regardait la scène dan le salon.

Bokuto s’amusait avec son fils pendant que Suga prenait des photos, toujours en roucoulant. Yaku préparait un goûter dans la cuisine en chantonnant sur la chanson qui passait à la radio. Kuroo se trouvait dans sa chambre à aider Kenma à déballer ses affaires. Le salon avait gagné une console de jeux avec l’arrivée du quatrième colocataire de l’appartement, ainsi qu’une étagère de jeux vidéo. Ses économies qui avaient fondues comme neige au soleil, allaient pouvoir souffler un peu avec le loyer qui maintenant étaient divisé par quatre. Et pas que les siennes, celles des autre avaient pris un coup avec tout ce qu’il avait fallut acheter pour Minoru, un bébé avait besoin de beaucoup plus de chose qu’il l’avait imaginé et consommait plu de couche aussi. Et il grandissait si rapidement qu’à peine un vêtement lui allait qu’il allait falloir lui en acheté, sans compté la légère tendance du groupe à un peu trop idolâtrer et lui acheter tout ce qui était mignon. Cela n’avait pas aidé leurs portes monnaie. Au moins Kozume allait l’aider à convaincre que non il ne fallait pas acheter tout les bonnets mignons sur lesquels ils tombaient. Quoi que si Akaashi avait échoué avec Bokuto, rien ni personne ne pourrais arrêter le fan de hibou.

-Au fait Suga-san, interpella Akaashi. Tu auras bientôt ta réponse de transfert ici ?

-Hum normalement oui, j’espère qu’elle sera agréée. Ce sera plus facile après pour être accepté en tant qu’interne dans un hôpital de Tokyo si j’y ais fait mes études, expliqua-t-il.

-On devra se serrer autour de la table, sourit Yaku en apportant une pile de crêpe à la table basse.

-Des crêpes ! S’enthousiasma Bokuto levant les bras en signe de victoire.

-Des ’êpes, imita Minoru sans lâcher sa peluche aliens.

-Oui mais le loyer devient vraiment bon marcher pour le secteur, on doit faire chuter les statistiques, rit l’argenté en embrassant le plus petit sur la joue. Et puis ici je pourrais gagatiser entre deux partiels au moins.

-Ce n’est pas une tarte aux pommes ? Demanda Kenma un peu déçu.

-Yaku en a déjà fait une la semaine dernière, rigola Kuroo en lui ébouriffant les cheveux avant de se tourné vers Suga. Personnellement je trouve plutôt incroyable que tu arrives à laisser tes anciens kouhais se débrouiller tout seul. Tu devrais sans doute dire le truc à Yaku, il vérifie presque chaque semaine sur Yuki, Lev et Inuoka. Alors que même Kai ne le fait plus.

Le dernier claquement du ciseau retentit, pendant que le libero frappait le contreur central, le menaçant de le priver de crêpe. Pas que c’était une menace très efficaces, vu que Kuroo savait faire tout type de pâtisserie, c’était même la seule chose qu’il savait cuisiner. Hé bien c’était toujours mieux que lui. Depuis qu’il avait fait brûler une soupe miso, Yaku lui avait interdit d’approcher la gazinière et tous ustensiles de cuisine.

Il se leva passant une main dans ses cheveux maintenant court, un petit peu plus que ce qu’il avait l’habitude de garder avant. Il repousserait de toute façon. Sa tête lui tourna et il se retient au mur alors qu’une chaleur subite brûlait son corps. Il entendit des voix paniquées sans comprendre le moindre mot. Tout lui parvenait brouillé et flou. Un éclair de clarté lui saisit lui permettant de voir l’expression paniquer de Minoru qui l’appelait avant que Bokuto l’entraîne précipitamment dans sa chambre. Il se laissa glisser sur le futon respirant lourdement, pendant que ses entrailles se tordaient dans le besoin et que la sensation d’humidité s’installait. Le plus grand lui chuchota des encouragements en le recouvrant d’une couverture, avant de repartir. Il pleurnicha maudissant le soudain retour de ses chaleurs, il avait oublié à quel point elles étaient désagréables. Il résista le plus longtemps possible avant de céder à son désir et de se toucher, mais c’était loin d’être suffisant.

 

 

Sa mère regarda Minoru fixement avant de reporter son attention sur lui. Il pouvait voir les traits de son visage se fermés et durcir, ne signalant rien de bon. Il savait que donner son adresse à ses parents avait été une mauvaise idée, mais il était loin de se douter qu’ils monteraient le voir aussitôt. Mais ils avaient insisté pendant près d’un an, lui ayant pardonné ses cachotteries et voulant avoir plus de ses nouvelles. Et bien maintenant ils avaient découvert autre chose et à la vue que Keiko faisait il n’allait pas pouvoir prétendre que Minoru n’était pas la raison de sa fuite à la capitale.

-Hé bien je comprends mieux ton changement de choix de dernière minute, grinça-t-elle des dents.

-Dites moi que je rêve, soupira son père. Ce ne peut pas être ton fils. On ne t’a pas élevé pour que tu finisses comme ça avec un gosse à même pas vingt et un ans. Ou est-ce qu’on a foiré ?

Il baissa les yeux honteux, il avait toujours sut que cela les décevrait, après tout ils étaient assez strict et conservateur. Sauf qu’il ne s’attendait pas à ce que ça soit aussi douloureux. Il les vit se lever pour partir.

-Maman ! S’exclama-t-il voulant au moins s’excuser, mais le regard de sa mère le fit taire instantanément.

-Je n’ai plus de fils, siffla-t-elle. Et bonne vie dans ce nid d’alpha, puisqu’au moins tu as trouvés un moyen aussi honteux soit-il, de t’en sortir.

La porte se referma le laissant seul avec Minoru dans l’appartement. Iwaizumi s’écroula sur le sol étrangler dans des sanglots, cela faisait mal, tellement mal.

-Maman ? Demanda son fils inquiet.

Il leva les yeux sur son enfant qui ressemblait tellement à son père que cela faisait encore plus mal, avant de l’attirer contre lui. Il devait être fort, si ce n’était pour lui il le devait pour Minoru, pour son fils.

 

 

Iwaizumi essuyait le comptoir quand la cloche annonçant un client retentit, il leva la tête pour se retrouver face à face avec Ushijima. Il resta un instant déconcerté, avant de se reprendre et d’afficher un sourire professionnel, il était devenu bon à cela, même si moins bon qu’Oikawa pouvait l’être quand il s’agissait de faux sourire. Ce n’était rien d’étonnant de croiser l’ancien capitaine de Shiratorizawa à Tokyo après tout il faisait parti de l’équipe national et avait du s’inscrire sur une université sur Tokyo pour s’épargner de trop nombreux voyage. Mais vu la taille de la ville il se dit qu’il devait franchement manquer de chance pour tomber sur lui, surtout au bout de trois ans à travailler ici il ne l’avait jamais vu.

-Iwaizumi, salua Ushijima poliment. Un café noir s’il te plaît.

Il acquiesça et se retourna faire la commande, bizarrement le choix ne l’étonnait à peine cela ressemblait bien à l’as. Enfin sauf pour le fait de boire du café alors que c’était mauvais pour la santé. Ushijima était quand même un athlète qui prenait soin de lui, à moins qu’il fût le seul à penser que le café était nocif. Il annonça le prix d’une voix plate en tendant le gobelet au joueur.

-Merci. J’aimerais te prendre sur un rendez-vous quand es-tu libre ? Demanda sans ambages Wakatoshi.

Son esprit alla blanc quelque seconde tellement il était choqué de la proposition. Il fallait dire que l’autre l’avait quand même snobé pendant tous le collège et quasiment tous le lycée, totalement obsédé par son meilleur ami. Du moins jusqu’à ce qu’il se révèle être un oméga. Et il l’avait mauvais de se faire remarquer juste à cause de son statut. Il se retient de grogner « Stupide alpha. » et pointa tranquillement un petit cadre accroché sur le mur. Dessus était inscrit très lisiblement « Il est interdit de dragué les employés. »

-Oh, dans ce cas, fit Ushijima pas le monde du moins déstabilisé en lui tendant un morceau de papier. Voilà mon numéro, j’attendrais ton appel.

Hajime soupira avec la sortie du plus grand, celui-ci n’avait visiblement pas vraiment compris le sens de ce qu’il avait lu. Il jeta le papier à la poubelle sans même un regard, il n’avait pas besoin d’une relation.

 

 

Yaku et Suga était tellement pris dans leurs études de médecines depuis leur troisième années qu’ils allaient juste s’effondrer sur leur lits pour dormir ou faire à manger avant d’aller dormir quand ils étaient à l‘appartement. D’une manière ou d’une autre ils trouvaient toujours le moyen d’être ceux s’occupant de la cuisine, bien que cela revienne surtout à préparer des quantités astronomiques de nourriture dont la moitié serait engloutit dans la journée et l’autre finirait en Tupperware pour le lendemain. Ce qui évitait à Kozume de cuisiner ou à Bokuto de venir pour le faire. Ou encore de manger des pâtisseries comme seul repas. Et hormis quelques rares week-ends où le couple se détendait avec eux, ils étaient quasiment invisibles. Au moins ils étaient sûrement ceux le moins déranger par ses chaleurs.

Kuroo ayant du mal à ce contrôlé préférait aller tenir compagnie à Akaashi pendant ces moments là, emmenant Kozume avec lui. Bokuto lui venait s’occuper de lui, s’assurant qu’il mange suffisamment et lui fournissant des compresses froides régulièrement. Ce n’était pas grand-chose et cela rendait à peine les choses plus supportables, mais Iwaizumi lui en était particulièrement reconnaissant. Il avait horreur de devoir supporter ça deux ou trois jours tout les mois, mais il ne pouvait rien y faire.

La main de Bokuto passa sur son dos, essuyant la sueur avec un gant de toilette alors qu’enfin sa chaleur se terminait, le laissant faible. Iwaizumi n’aimait pas spécialement faire des câlins avec les autres, mais il enfouit néanmoins sa tête contre le ventre de son ami, soupirant de soulagement de voir enfin le bout de sa période. Il y avait quelque chose d’un peu bizarre au fait qu’il aimait le contact physique avec l’autre oméga, ce n’était pas du tout comme avec Oikawa, il n’y avait rien de romantique ou de sexuel dans le plaisir qu’il ressentait à chaque touche. Cela ressemblait plus à ce que l’on cherchait dans contact avec un parent. Koutaro lui avait expliqué qu’entre oméga et psi c’était normal, bizarrement ils cherchaient le contact entre eux. Un peu comme pour former une meute, c’était instinctif que de formé un groupe très lié face à l’adversité entre psi et oméga.

-On dirait un hibou avec une aile brisé, compara Bokuto en lui caressant les cheveux.

-Pas vraiment. Je ne sais pas comment tu fais pour supporter tes chaleurs si facilement, soupira-t-il.

-Hé bien j’ai Akaashi pour m’aider, expliqua le plus grand.

-Hé moi je t’ai toi, mais ça explique pas plus les choses, dit-il en fronçant des sourcils, il avait l’impression de louper quelque chose qui lui ferait comprendre ce que voulait dire l’autre.

-Oui enfin ce n’est pas vraiment la même chose, on ne couche pas ensemble.

Iwaizumi redressa la tête, constatant que ce n’était pas une blague. Hé bien maintenant il saisissait mieux comment l‘autre faisait pour supporter ses chaleurs. Il ne voyait même pas pourquoi il était si surpris, la seule chose qui pouvait étonner était qu’Akaashi et Bokuto ne sortait pas encore ensemble.

-Tu devrais y réfléchir c’est une bonne solution et elle est efficace, rajouta Koutaro.

-Je… je ne pense pas pouvoir. Ce n’est pas lui, souffla-t-il en se redressant pour enfiler un haut. Et puis à qui je pourrais demander… non pas que je pourrais demander ce genre de chose.

C’était rare qu’il laissait passer la moindre information sur sa vie de Miyagi et encore plus qu’il laissait sous-entendre qu’il était encore amoureux d’Oikawa. Pas que quiconque sache même le nom de son ancien meilleur ami ou ce qu’il éprouvait pour lui, mais parfois il avait laissé filtrer que son cœur appartenait déjà à quelqu’un.

-Je ne sais pas qui c’est, mais il n’est pas là et tu ne vas pas le revoir alors autant passer à autre chose. Et puis tu sais aussi bien que moi que tu serais incapable de dire non à quiconque pendant ces moments là, surtout un alpha. Si c’est juste du sexe pourquoi pas Kuroo ? Il n’est pas en couple et il ne dirait pas non à un plan cul régulier et sans complication. Enfin tant que tu préviens Yaku, parce que sinon il risquerait de frapper Kuroo s’il débarquait au mauvais moment.

-C’est Suga qui t’as mit l’idée en tête ? Demanda-t-il directement, parce qu’il se souvenait que l’ancien de Karasuno avait déjà essayé de le caser ainsi que Kuroo bien qu’ils avaient épargné Kenma de participer à leurs manigances.

-Ouais, mais il n’a pas tord… sauf peut-être s’il espère que vous développiez des sentiments. D’une certaine façon je sens que ce ne sera pas le cas, avoua Bokuto.

-Hm je vais y réfléchir, je suppose. Dis moi plutôt comment ça ce fait que toi et Akaashi ne soyez toujours pas en couple. Ça crève les yeux que vous vous aimez l’un l’autre.

Hé bien pas exactement, le passeur était bien plus discret avec ses sentiments que l’ailier. Mais même comme ça il était sûr de ce qu’il affirmait. L’argenté détourna le regard gêné que la conversation soit retourné sur lui. Il y avait du travail à faire pour lui donner suffisamment de courage, mais bon il pouvait toujours demander de l’aide pour cela. À plusieurs ils arriveront bien à leurs ouvrir les yeux.

 

 

Minoru jouait avec ses cheveux, pas vraiment intéresser par ce que disais l’entraîneur sur l’équipe que les joueurs allaient affronter aujourd’hui. À vrai dire il ne semblait pas vraiment aimer suivre les conversations des adultes, par contre il adorait voir l’équipe jouer ou s’entraîner. Et comme tout le monde avait adopté son fils en tant que mascotte, Hajime n’avait aucun problème à l’amener avec lui. Minoru tira un peu trop fort sur ses cheveux et il dégagea doucement les petites mains loin de ses mèches se faisant la réflexion qu’il devrait sans doute demander à Akaashi de les couper bientôt.

L’équipe adverse entra dans le gymnase pendant qu’il s’asseyait sur le banc, son fils sur les genoux et carnet en main, prêt à faire le relever statistique des performances des joueurs. Une ombre plana au-dessus de lui et levant la tête il put reconnaître le visage d’Ushijima. Aucun d’entre eux eurent le temps de dirent quoi que se soit que Kuroo et Yaku s’étaient interposé, Bokuto avait passé un bras autour de ses épaules pendant qu’Akaashi plainait juste à côté d’eux une main sur son épaule. Les autres membres de l’équipe se rapprochèrent plus lentement, mais tous aussi méfiant et protecteur que ses plus proches amis.

-Tu as trouvé des remplaçants à Oikawa et ton ancienne équipe, Iwaizumi, commenta l’as d’un ton morne.

-Vous vous connaissez ? Demanda Yaku toujours tendu presque grognant.

-On vient de la même région et on était dans des équipes rivales de volley, expliqua-t-il rapidement frottant le dos de Minoru dont les yeux s’emplissaient de larme à la tension dans l’air. Je n’ai rien à te dire Ushijima.

-Même pas pourquoi tu n’as pas appelez, rétorqua le joueur de l’équipa national.

Il soupira avant de tendre son fils à Bokuto et de faire signe à Wakatoshi de le suivre pendant qu’il marchait un peu à l’écart, Kuroo et Akaashi sur les talons. Yaku resta en arrière aidant Koutaro à calmer Minoru, tout en gardant un œil sur eux. La pensée du plus petit bottant le cul d’Ushijima l’amusa.

-Parce que je ne veux rien à voir avec toi, souffla-t-il sachant qu’il en faudrait plus face à l’inébranlabilité d’Ushijima. En plus comme tu peux l’avoir constaté j’ai un fils.

-Tu es en couple ? Questionna directement l’as.

-Non, mais je ne vois pas le rapport, souffla-t-il.

-Alors ça ne me dérange pas, tu as suffisamment de caractère pour un oméga et si Oi…

-Tais-toi ! Grogna-t-il alors qu’il sentait ses croc s’allonger, ses yeux devait briller argenté, il continua sifflant venimeux. Ne le soulève même pas, tu ne sais rien.

-Il est le père, insista Ushijima. Hé bien pas que je me soucie vraiment, il ne t’a pas marqué, tu n’es donc pas le sien. Et je suppose que je pourrais faire avec un enfant.

-Hé bien je me fiche de tes suppositions, à moins que tu ais des certitudes ne me parles pas.

-Iwaizumi…

-Hé ! Le coupa Kuroo d‘un ton menaçant. Il a dit non, laisse tombé.

Il se détourna soufflant un bon coup pour tenter de se calmer, il n’avait fallu qu’un coup d’œil à son ancien rival pour reconnaître chez son fils les traits du père. La main apaisante d’Akaashi su son dos lui permit de finir de se détendre alors qu’il récupérait Minoru. Ushijima ne l’intéressait pas, ni quiconque d’ailleurs.

 

 

Oikawa regarda sa petite amie se rhabiller furieuse, enfin plutôt ex-copine maintenant. Il savait qu’il avait merdé et en beauté en plus, mais ne pouvait pas trouver l’énergie de le regretter. Pas quand dans son esprit dansait encore les images de son fantasme. Apparemment choisir des filles aux cheveux noir et aux yeux, soit vert soit gris, ne l’empêchait d’imaginer Iwaizumi à la place pour atteindre sa propre libération. Ce n’aurait pas été un problème s’il n’avait murmuré « Iwa-chan » dans l’oreille de la jeune femme et que son nom n’avait strictement aucun rapport avec. Quel que soit son nom en fait.

-Franchement tu es le pire, plutôt que de te taper toutes les filles dans mon style, va donc avouer à Iwaki. C’est pathétique, commenta-t-elle.

Il pencha la tête sur le côté ne voyant pas de qui elle parlait au début. Ce n’était pas un secret quel était son type de fille, bien qu’hormis Matsukawa et Hanamaki, personne ne savait que c’était juste toute personne ressemblant suffisamment à Hajime. Ses deux amis n’avaient pas commenté ce fait et il leur en était reconnaissant, du moins pas encore. Mais un jour ou l’autre ils finiraient par le mettre sur le tapis et cela n’allait pas lui plaire, il ne voulait pas parler de comment il était encore désespérément amoureux de son meilleur ami. Bien qu’après quatre ans de silence, il doutait fortement d’encore occuper cette place. Puis il se souvint d’une blonde qui s’appelait effectivement Iwaki. Totalement différente d’Iwaizumi physiquement ou mentalement.

-Oh, fit-il avec la réalisation avant d’éclater d’un rire quasiment hystérique. Ha si seulement c’était elle ce serait tellement plus simple.

Elle le regarda perplexe avant que la colère ne reprenne ses droits. « Peu importe. » Murmura-t-elle avant de sortir en claquant la porte avec force derrière elle. Il mit quelque minute à se calmer avant de se laisser retomber sur le dos. Son cœur lui faisait encore mal, pas de la rupture, mais de l’absence de celui qu’il aimait. En fait il n’avait pas réussi à retomber amoureux de quiconque. Au moins il n’était pas blessé par les ruptures qui s’enchaînaient les unes après les autres.

Il fit défiler les images sur son téléphone jusqu’à tomber sur une de son ami d’enfance, il était incapable de la supprimer, comme toute les autres. Dessus il voyait Hajime sourire en attrapant un poisson rouge, il l’avait prise pendant le festival d’été lors de leur deuxième année. Sa gorge se serra, il ne savait même pas s’il allait bien. Car pour une raison inconnue le noiraud c’était fait renier par ses parents, coupant par là sa seule façon d’avoir des nouvelles de lui. Il voulait tellement être sûr qu’il se portait bien.

Oikawa regarda sa sœur finir le collier de fleur et le poser sur la tête de son nouvel ami. Iwa-chan semblait bouder, mais se laissa néanmoins faire, hé bien ce n’était pas comme s’il pouvait s’enfuir avec lui suspendu à son cou. Tooru souriait largement à sa sœur pendant qu’elle prenait une photo d’eux et de son travail qui reposait fièrement sur leur tête. Il aimait bien les couronnes de fleur de sa sœur. Il poussa son nez contre la joue du noiraud qui se laissa faire embarrasser.

-Vous êtes trop mignon comme ça, rigola-t-elle continuant de prendre des clichés.

-Ne Iwa-chan ? Onee-chan est la meilleure hein ?

Hajime le regarda dans les yeux avant de détourné le regard autre part et de lâcher « Ouais ». Il sourit heureux que l’autre aime autant sa sœur qu’il le faisait, ils pourraient certainement devenir les meilleurs amis puisque c’était le cas. Et puis les petites fleurs bleues dans les cheveux lui allaient bien

Les heures défilèrent jusqu’à ce qu’il était temps pour lui d’aller à son stage. Alors il chassa de ses pensées le passé, ce concentrant sur l’avenir et le travail. C’était un coup de chance qu’il est décroché un stage dans cette entreprise, s’il se débrouillait bien pendant et qu’il avait son diplôme, il serait directement embauché après la fin de ses études. Qui sait, il pourrait même finir par être transféré dans la maison mère à Tokyo. Et il pouvait continuer de prendre des photos à côté. Il ne voulait pas vraiment devenir professionnel dans ce domaine, le considérant plus comme un passe temps. Mais il savait qu’il était doué et si ça lui permettait de s’occuper pendant son temps libre, alors il travaillerait dessus sérieusement.

 

 

Hanamaki l’aida à apporter les derniers cartons dans son nouvel appartement, Matsukawa aidait son beau-frère à monter le lit dans la chambre pendant que sa sœur et son neveu déballait les ustensiles de cuisine pour l’un et les décorations du salon pour l’autre. Oikawa fredonna appréciateur au travail de sa sœur, elle avait bon goût et avait choisi d’assortir le plaid du canapé avec les rideaux et autres meubles. Même si le lieu n’était pas bien grand, il avait l’air chaleureux ainsi. Il n’avait jamais eu de talent pour la décoration contrairement à elle, préférant ne pas en faire plutôt que de faire quelque chose de mauvais goût. Sa mère c’était excuser de ne pas pouvoir l’aider, mais avec ses récents problèmes de dos, il se sentait plus soulagé qu’elle reste chez elle à se reposer. Des grognements venant de la chambres se firent entendre rapidement suivit par une dispute à propos d’une vis. Le rosé posa le carton sur le sol avant de se vautré sur le canapé en se faisant craqué les articulations du cou.

-Berk, commenta Takeru qui ne supportait pas ça, avant de se plaindre à lui. Tooru ton frigo est vide.

-Je vais faire des course, soupira-t-il en s‘étirant. Qu’est-ce que vous voulez ?

-Du mochi, répondit son neveux aussitôt. Au thé ou à la fraise.

-Une pizza quatre fromage, surenchérit Takahiro.

-Un hamburger, fit la voix d’Issei. Et un monteur automatique de meuble.

-Avec une crème contre les bleus, rajouta son beau-frère. C’est pour ça que je préfère les futons.

Tooru aussi préférait les futons, mais pour une raison quelconque il avait décidé de se payer le luxe d’un lit.

-De la nourriture saine et que tu mangeras, répondit sa sœur en fusillant son fils du regard. Comme du riz et des légumes. Et un aspirateur, on a oublié de t’en acheté un apparemment.

Il fredonna une vague réponse en sortant de l’appartement souriant. Il regrettait un peu de s’éloigner autant de sa famille, mais ce n’était pas non plus comme s’il n’avait personne ici, vu qu’Hanamaki et Matsukawa avait emménagé eux même ici une semaine plus tôt. Cela le rassurait de savoir que ses deux meilleurs amis habitait à peine à vingt minute de chez lui en cas de problème. Il chercha la supérette qu’il avait repérée en voiture. Elle n’était pas très loin tout comme les autres commerces, il avait vraiment eu de la chance de trouver un appartement libre dans se secteur.

Il flâna dans les rayons attrapant quelques collations pour ses invités et de quoi préparé différents repas. Le magasin passait une chanson pop sur laquelle il chantonna. Ses doigt frôlèrent les différentes sorte de haricot pour se stopper sur les rouges, en même temps qu’une autres main.

-Déso… commencèrent-ils simultanément en retirant leurs main avant de se rendre compte qui était l’autre.

-Iwa-chan, souffla-t-il incrédule de voir son ami d’enfance juste debout devant lui, presque inchangé.

Le noiraud semblait tout aussi désarçonné que lui le regardant bouche bée.

-Maman on peut prendre ça ? Résonna une voix à leur côtés.

Cela sembla réactiver Iwaizumi car celui-ci secoua la tête et attrapa l’enfant qui avait parlé pour le tirer loin, laissant derrière un paquet de bonbon. Oikawa fut confus, le petit garçon avait appelé Hajime maman ? C’était son Iwa-chan celui qui n’avait pas vu depuis cinq ans, son cœur s’accéléra et il se lança sur ses traces avec un petit temps de retard. Il le retrouva dans le rayon voisin, parlant à un alpha plus petit que lui. Ce dernier lança un regard contrarié à Oikawa avant de pousser Iwaizumi vers la sortie.

Tooru prit une grande inspiration, il voulait les suivre et parler au noiraud, mais visiblement cela ne plairait pas à l’alpha. D’ailleurs était-il celui d’Iwaizumi ? Il se mordit la lèvre à cette pensée, ressentant une forte envie de pleurer. Il se sentait totalement perdu.

 

 

Hajime se tourna en s’excusant, mais la vue d’Oikawa lui coupa la parole. Le brun avait changé tout en restant le même, c’était maintenant clairement un adulte au trait bien défini. Il avait aussi un peu grandit et ses cheveux paraissaient un peu plus court, bien que c’était la même coiffure qu’avant.

-Iwa-chan.

Il frémit au son de cette voix qu’il avait tant manqué. Il ne savait pas quoi dire ou quoi faire. Malgré les années passées sans le voir c’était toujours la même douleur sourde au cœur, la même envie qui couvait. Sauf que maintenant il avait perdu l’habitude de le cacher et ne savait plus comment réagir.

-Maman on peut prendre ça ? Demanda Minoru en tirant sur son pantalon, montrant un paquet de bonbon.

Il fronça des sourcils, autant il aurait cédé à son fils, autant il savait qu’il ne pouvait pas se permettre autant de sucreries qu’il le voulait, financièrement parlant. Il secoua la tête, pas vraiment conscient de sa propre réflexion sur les bonbons, son esprit focalisé sur Oikawa. Le besoin de s’éloigner le fit tirer son fils loin du plus grand et il s’empressa d’aller rejoindre Yaku, soulevant Minoru dans ses bras.

-Maman ? Fit l’enfant d’une voix inquiète.

-Hajime qu’est-ce qui se passe ? Demanda Morisuke sur le même ton soucieux.

Sa panique était si facile que ça à percevoir ? Il respira profondément avant de parler pour stabiliser sa voix.

-J’ai croisé quelqu’un… à qui je ne suis certainement pas prêt de faire face, dit-il rajoutant pour lui-même, ni maintenant ni jamais.

Le regard de son ami se porta derrière lui, sur Oikawa, il le savait sans même se retourner. Mais l’air contrarié de l’ancien libero sembla dissuader le brun d’approcher pour tenter de lui parler. Ses pensées bourdonnaient de question. Qu’est-ce qu’Oikawa faisait ici ? Était-ce une simple coïncidence ou sur le but ? Pourquoi avait-il l’air encore mieux que dans ses souvenirs ? Qu’avait-il fait ces cinq dernières années ? De quoi aurait-il voulut discuter ? Était-il en couple ? Risquait-il de le revoir ici ? Il du se faire violence pour s’empêcher de trop penser sur les pourquoi, se concentrant sur comment il allait faire pour ne pas à avoir à lui parler. Il n’était certainement pas prêt à faire face à Oikawa. Et si d’une manière ou d’une autre il risquait de lui tomber dessus dans son propre quartier, alors il allait devoir faire en sorte que le brun ne puisse pas le reconnaître.

 

 

Oikawa referma la porte derrière sa sœur et son neveux soulager d’être seul et de ne plus à faire semblant d’aller bien. Il se laissa tomber sur son lit, le sourire auparavant plâtré sur ses lèvres disparu. Il avait revu Iwaizumi, son Iwaizumi Hajime, celui avec lequel il avait grandit, celui pour lequel son cœur battait. Sauf que celui-ci avait un enfant … et un alpha apparemment. Mais même sachant cela il voulait juste le revoir et lui parler, c’était son meilleur ami après tout. Il préférait enfermer ses sentiments à clés tout au fond de lui plutôt que d’être sans lui comme cela avait été le cas. Et si pour ça il allait devoir faire tous les combinis et tous les parcs de Tokyo alors il le ferait. Il ne le laisserait pas le fuir, pas une seconde fois.

 

 

Minoru n’avait pas semblé perturbé par le soudain travestissement qu’il effectuait maintenant en permanence. Aujourd’hui il lui avait même dit qu’il le trouvait joli dans la jupe turquoise. Au moins cela faisait une pression de moins, il ne voulait pas que son fils souffre d’une quelconque manière que se soit de sa façon s’habiller. Kuroo le regardait perplexe, ne comprenant visiblement rien à ce qui lui passait par la tête.

-De loin si tu ne l’as jamais vu habillé en fille il est impossible de le reconnaître, expliqua Kenma à sa place.

-Ok, je vois l’idée, mais pourquoi ? Pour un type que tu as croisé une fois ? Demanda le plus grand pas convaincu. Je ne pense pas qu’il aille chercher dans tous les coins et recoins du quartier pour un inconnu, même si c’est un alpha. Et si jamais s’il t’approche tu appelles et on vient lui exploser la gueule.

Hé bien c’est clair qu’il ne connaissait pas l’ancien capitaine d’Aoba, celui-ci ne savait pas la définition de renoncement. Surtout s’il avait l’impression d’avoir déjà perdu une fois. Il ne lâcherait pas le morceau.

-Ce n’est pas un inconnu, finit-il par avouer. C’est mon ami d’enfance, on était les meilleurs amis au lycée.

-Et il veut renouer les liens ? Je ne vois pas ou est le problème, commenta Tetsurô. L’eau c’est écoulé sous le pont depuis et tu assumes totalement le fait d’avoir un enfant maintenant. Alors tu peux bien le laisser revenir dans ta vie. À moins qu’il soit un salop et qu’il te juge à cause de Minoru.

-Non ! Protesta-t-il. Oikawa est parfois un connard de première, surtout avec ses adversaires et Kageyama, mais il ne... Enfin je ne pense pas qu’il m’insulte pour ça. C’est juste qu’il va voir l’âge de Minoru et il va faire le lien et je ne veux pas avoir à lui dire quoi que se soit sur ça.

Il n’était pas tous à fait sûr de ce que pensais Tooru du fait qu’il ait un enfant, pour ne pas dire qu’il n’en savait strictement rien. Mais espérait que celui-ci ne l’insulterait pas pour ça. Il avait peur que ce soit le cas, après tout c’était ce que faisait la plupart des gens. Et il avait mal rien que d’imaginer que le brun pense ainsi.

-Il comprendra que tu ne veux pas parler du père ou de comment tu en es arrivé là, si vous vous connaissez depuis petit. Il comprendra et attendra, déclara Kozume levant le nez de son téléphone pour appuyer le point.

Et s’il ne comprenait pas qu’il ne pouvait pas lui dire la vérité ? Parce qu’il était sûr et certain qu’Oikawa serait dégoûté de lui s’il savait la vérité. Après tout il était juste dégoûtant.

-Maman on peut aller jouer au parc ? Demanda son fils en sortant de la chambre déjà prêt à sortir, même les chaussures étaient mises et scratchés correctement.

Iwaizumi acquiesça choisissant le parc à deux pâtés de maison de l’appartement, c’était un lieu calme et il n’avait jamais eut d’ennui là-bas, même tout seul. Ils y allèrent que tous les deux, Kenma n’aimait pas sortir et étant de toute façon un bêta, cela ne changerais pas grand-chose qu’il soit là ou pas. Yaku devait encore être en cours et Kuroo devait aller se préparer pour son travail. Quand à Akaashi et Bokuto ils devaient enfin avoir un rencard ensemble et non pas une sortie entre ami.

Minoru alla jouer avec les autres enfants pendant qu’il s’installait sur un banc non loi, restant à l’écart du groupe de mère qui se trouvait là. Il n’avait pas la tête à entendre parler des dernières bêtises et réussites de leurs enfants. Il n’avait jamais la tête à ça de toute façon, sauf quand ça venait de son fils. Là il pouvait écouter perler d’un môme inconnu sans être ennuyer. Il aimait que Minoru lui raconte ce qu’il avait fait avec ses amis, ce qu’il avait appris sur eux ou en classe, ou tout autres choses.

Il ne fallut pas longtemps avant que son fils revienne vers lui le genou égratigné et reniflant. Avec un petit sourire il sortit un pansement et du désinfectant et s’agenouilla pour le poser sur la coupe après un petit coup de spray. Au moins sur ce point là Minoru lui ressemblait plus, toujours à courir et s’écorcher partout quand il était dehors, mais quand il le voyait renifler et retenir ces larmes il ne pouvait penser qu’à son père.

-Excusez-moi, fit une voix dans son dos qu’il reconnut instantanément comme celle d’Oikawa, le faisant se crisper. J’ai pris une photo de vous et votre fils et je voulais savoir si je pouvais l’utilise pour…

Il tourna à moitié la tête vers le brun, mais ce fut apparemment suffisant pour qu’il le reconnaisse et se taise quelque peu choqué. Il ne savait pas quoi faire, peut-être devrait-il simplement prendre la fuite. Mais Oikawa aurait largement le temps de l’attraper pendant qu’il récupérait son sac et Minoru. Sauf qu’il n’était pas prêt, il ne le serait sans doute jamais, pas quand Oikawa était le père de son fils.

 

 

Le silence semblait peser deux tonnes entre eux, Iwaizumi se tenait toujours accroupi pour correspondre au niveau de son fils, le regardant d’un œil inquiet et remplit d‘horreur, portant une perruque et des habits de fille. Il ne s’attendait pas à ça et encore moins à le trouver aussi craquant que d’habitude comme ça. Il déglutit avant de perler et de rompre se silence qui laissait plus que perplexe l’enfant.

-Iwa-chan, je… j’avoue que je suis assez surpris de retomber sur toi si rapidement, dit-il omettant qu’il le cherchait, ce n’était pas la peine le noiraud l’avait compris. Je suppose que c’est ton fils, il te ressemble.

-Oui… je suis surpris aussi Oikawa, répondit hésitant l’oméga se redressant.

-Ton alpha n’est pas là ? Celui du magasin. C’est son père, non ? Commença-t-il à parler. Il faudra…

-Non, le coupa Iwaizumi avant de redevenir réservé et mal à l‘aise, ne sachant pas vraiment quoi dire. C’est juste un ami, il n’est pas… Je suis seul.

Il dut laisser paraître plus que de la surprise sur son visage car Hajime sembla se mettre sur ses gardes. Mais il ne pouvait pas retenir le sentiment de joie à l’entente de l’information. Si le plus petit n’avait personne alors il avait encore une chance et cette fois-ci il la saisirait. L’enfant appela Hajime ré-attirant l’attention sur lui. Il demandait qui Oikawa était et Tooru saisit l’occasion pour se présenter lui-même en espérant marquer des points. En plus Iwaizumi ne semblait pas vraiment savoir quoi répondre.

-Je suis Oikawa Tooru, déclara-t-il en se penchant et tendant une main pour lui ébouriffer les cheveux.

Mais il n’eut pas l’occasion d’en dire plus car le geste sembla effrayer l’enfant qui recula vivement serrant la jupe de sa mère. En un instant le garçon se retrouva dans les bras du noiraud qui lui grognait dessus, les yeux flamboyant argent. Il recula instinctivement, un oméga ne grognait jamais sur un alpha, sauf pour protéger sa progéniture et dans ces cas là il était toujours sérieux. Sauf que même sachant cela, il se sentit abasourdi, car il ne s’agissait pas d’un oméga quelconque, mais de son ancien meilleur ami.

Sa propre réaction eu l’air d’abasourdir Iwaizumi qui le regardait maintenant les yeux grand ouvert. Puis il fit demi-tour, prêt à s’enfuir encore une fois. Mais Oikawa n’allait pas le laissait faire, même s’il avait put lire de la peur dans les pupilles vertes. Il attrapa son bras l’empêchant d’aller loin ne le relâchant qu’une fois sûr de ne pas se faire planter là.

-Tu allais partir sans ton sac, lui fit-il remarquer avant de lever les mains bien en évidence. Désolé si je t’ai faire peur bonhomme, je n’ai aucune mauvaise attention, promis.

-Mais maman est bizarre avec toi, renifla l’enfant cachant son visage dans le cou de sa mère. J’aime pas ça.

-Haha, rigola-t-il nerveusement, si le jeune Iwaizumi avait peur de lui cela serait plus compliquer de se rapprocher de l’adulte. Je suppose que c’est parce que cela fait des années que ta mère et moi ne nous étions pas vu. Alors ce n’est pas facile de se reparler comme si de rien n’était et ça devient bizarre. Mais je n’ai vraiment aucune mauvaise attention, ta mère était mon meilleur ami après tout. Et l’est toujours.

Il lui jeta un petit coup d’œil ne sachant pas vraiment s’il pouvait le croire ou non. Hajime lui, le regardait avec différentes émotions qui passaient sur son visage, la douleur, le regret et l’hésitation. Finalement l’oméga reposa son fils doucement sur le sol.

-Je suis désolé, s’excusa le noiraud. Pour te grogner dessus.

-Ce n’est pas grave, rétorqua-t-il, balayant les excuses d’un geste de la main avant de rappeler un lointain souvenir. Après tout tu me le devais depuis ma propre présentation en tant qu’alpha. Je suis heureux de te revoir Iwa-chan.

Il souriait tendrement en disant cela, parce que c’était la vérité il était véritablement heureux d’avoir enfin la possibilité d’être de nouveau avec lui. Il lui avait tellement manqué.

-Puis-je approché ? Demanda-t-il l’autorisation qui fut donné d’un petit signe de tête et il se rapprocha doucement pour ne pas les effrayer. Est-ce que je peux te toucher ?

Sa main volait en stationnement prêt de la joue du plus petit qui acquiesça une fois encore. Il frémit au contact, la peau était toujours aussi douce que dans ses souvenirs et cette simple touche faisait battre son cœur plus rapidement. Puis d’un coup Iwaizumi était contre lui enfouissant son nez dans son cou.

-Oikawa, ça fait si longtemps.

-Ouais, tu m’as manqué, confirma-t-il en rendant l’étreinte.

 

 

-Suga ! Appela Iwaizumi d’une voix qui trahissait son état presque hystérique, ce qui était ridicule puisqu’il n’était du genre à devenir hystérique, Oikawa oui, lui non.

-Hm, qu’est-ce qu’il a ? Répondit l’argenté en se tournant vers lui, il était sur le canapé profitant d’un de ses rare moments de pose, Kenma juste à côté.

-Oikawa, il… enfin je l’ais revu, pas au magasin enfin si c’était lui, mais je veux dire une nouvelle fois au parc, débita-t-il d’une voix rapide. Je crois que j’ai fais une erreur, non en faite déjà au magasin c’était trop tard. Mais il a mon numéro et il veut qu’on aille rattraper le temps rien que tous les deux dans un café. Parce que je suis bizarre et que ça effraie Minoru, mais si c’était parce qu’il ne veut juste pas de mon fils. Je veux dire il veut que je sois à l’aise pour qu’il soit à l’aise aussi, mais je ne sais pas. S’il se dit ce que les gens pensent généralement de moi, je… je ne veux pas.

-Houlà du calme, l’interrompis Kôshi. Respire un grand coup et raconte moi ce qu’il c’est passé lentement.

L’apprenti infirmière se décala sur le côté tapotant la place pour qu’il s’asseye, ce qu’il fit.

-Tu te souviens du capitaine d’Aoba Jôsai, Oikawa ?

-Oui, le contraire aurais été un peu dur, souffla l’argenté. Je sais aussi que tu le connais depuis au moins la primaire, vu que vous jouiez au volley ensemble depuis cette époque selon Kageyama.

-Depuis la maternelle en faite, précisa-t-il. On était les meilleurs amis et il m’a beaucoup aidé quand je suis devenu un oméga, m’évitant pas mal d’embrouille. Quand je suis tombé enceint j’ai coupé les ponts avec tout le monde même lui. Surtout lui en fait. Sauf que je l’ai recroisé avec Yaku quand on faisait les courses ce week-end et je l’ai revu à l’instant dans le parc. Et il m’a reconnu. Au mon dieu je n’arrive pas à croire qu’il m’ait reconnu habiller comme ça. Mais il n’a fait aucun commentaire sur ma tenue donc je ne sais pas s’il pense que je suis bizarre ou pire. Puis il a voulut serrer la main de Minoru ou lui tapoter la tête, je ne sais pas moi, quand il c’est présenté à lui. Sauf que Minoru a eu peur et je ne sais pas pourquoi, je sais qu’il ne ferait jamais de mal à un enfant, mais je ne sais pas, vraiment, je lui ais grogné dessus. J’ai grogné sur Oikawa.

Il avait encore un peu de mal à le croire lui-même, mais en tout cas Suga riait discrètement s’imaginant sûrement la scène. Il soupira avant de terminer son récit expliquant comment il avait finit dans les bras d’Oikawa et qu’il lui avait donné son numéro sans réfléchir quand le brun le lui avait demandé. Ainsi que le message qu’il avait reçut sur le chemin du retour, il leur montra même.

Iwa-chan prenons le temps de se retrouver rien que tous les deux autour d’un café ou un chocolat chaud (si tes goûts n’ont pas changé), pour discuter. Histoire de rattrapé le temps perdu et que ça redevienne plus détendu. (Je n’ai rien contre ton fils, mais il à l’air d’avoir du mal avec moi. Donc il faut déjà que tu sois à l’aise aussi, sinon il m’acceptera jamais. Et je ne veux pas l’effrayer une nouvelle fois. Je vais devoir attendre pour vous emmener tous les deux à dîner je suppose). Dis-moi quand tu es dispo.

-Et a-t-il dit ou fait quelque chose qui te fais penser qu’il n’aimerait pas Minoru ? Demanda l’argenté.

-Non, mais je ne sais pas j’ai peur que ce soit le cas. Ou qu’il soit dégoûté de moi. Après tout c’est comme ça que pensent les gens, fit-il.

-On ne le pense pas, le contredit Kenma avant d‘ajouter sa constatation. Tu l’aimes.

Il détourna le regard sans rien dire, parce que c’était la vérité. Une vérité qui faisait mal et qui expliquait pourquoi au final il n’avait pas put résister au contact de sa main sur sa joue et l’avait serré dans ses bras.

-Et puis, même si tu ne lui à rien dit il a du reconnaître que…

-Non ! S’exclama-t-il coupant Suga dans sa phrase, sachant ce qu’il allait dire, parce que l’ancien passeur connaissait Oikawa, il l’avait déjà vu et avait put reconnaître chez Minoru les traits de Tooru. Non, je ne pense pas, il ne peut même pas se douter de ça. Même si c’est la vérité.

-Bon, dans tout les cas il n’est pas du genre à cacher quand il n’aime pas quelqu’un et il veut visiblement renouer les liens. Alors tu devrais y aller, peut-être que se sera une bonne chose pour toi. Et puis si ça va mal on est la pour toi, proposa l’argenté.

 

 

Oikawa se laissa tomber sur son lit un grand sourire sur les lèvres. Il sentait presque encore la presse du corps d’Iwaizumi contre le sien, pendant que ce dernier enfouissait son nez dans son cou. Collé ainsi il n’avait pas fallut trop longtemps au noiraud pour arriver à se calmer et se détendre. Il soupira de satisfaction, les choses n’avaient pas tellement changé entre eux, du moins il arrivait toujours à mettre Hajime à l’aise et le faisant sentir en sécurité comme avant. Bien sûr tout deux avaient évolué et ils n’étaient plus les mêmes, mais la proximité qu’ils avaient auparavant leurs permettait de surmonter le vide de ses six années.

Il se retourna sur le dos se souvenant de pourquoi à la base il n’avait pas prit un futon alors que c’était ce qu’il préférait lui-même. Iwaizumi avait toujours préféré les lits et il devait avouer que c’était mieux pour dormir à deux. Ça avait été juste une pensée comme ça, juste quelque chose de plus pour se rappeler de son meilleur ami, dont on ne pourrait même pas le soupçonner, contrairement aux bonbons et au chocolat en poudre qu’il achetait bien que n’en étant pas particulièrement fan lui-même. Une petite chose de plus pour tenter de combler le vide dans son cœur. Et au final il se retrouvait là, avec la promesse de se revoir une autre fois dans un message, le laissant rempli d’espoir. Peut-être même qu’ils l’utiliseront tous deux ce lit.

Il secoua la tête les choses n’en étaient pas encore là. Il allait prendre le tout temps qu’il faudrait, il ne voulait pas brusquer son ami d’enfance ni l’effrayer. Bien que c’était surtout son jugement que semblait craindre le noiraud. Mais s’il voulait vraiment avoir une chance avec Iwaizumi il allait devoir réussir à gagner la confiance de son fils. D’habitude il n’avait aucun problème avec les enfants, mais ce dernier semblait ne pas l’aimer et être un peu un pleurnichard mignon facilement effrayé. Ce qui contrastait fortement avec la personnalité fonceur d’Hajime à son âge. Même si l’enfant ressemblait vraiment beaucoup à son père avec ses sourcils, son nez et la couleur de ses cheveux, il tenait aussi indéniablement de quelqu’un d’autre avec ses boucles soignées et ses grands yeux bruns qui paraissaient tellement familier à Tooru.

Connaissait-il le père de l’enfant ? La seule personne à qui il pouvait penser qu’Iwaizumi et lui connaissait au lycée avec des cheveux souple et des yeux chocolat était Yahaba. Mais hors le fait que cela ne collait pas tout a fait niveau couleur, il ne pouvait se souvenir d’un instant ou l’un des deux aurait montré un intérêt dans la personne de l’autre. En plus il l’aurait sut si jamais ils sortaient ensemble, il était à l’époque le meilleur ami d’Iwaizumi et passait tout son temps avec lui, d’autant plus depuis qu’il avait été révélé en temps qu’oméga. À moins que ce n’était justement son côté surprotecteur qui avait poussé le noiraud à cacher une quelconque relation. Qui ne pouvait définitivement pas être Shigeru puisque celui-ci avait déjà une forte relation d’amour haine avec mag-dog-chan, enfin c’était majoritairement de la haine à l’époque. Ce pouvait être une personne qu’il ne connaissait même pas, mais il voyait mal quelqu’un accepté d’avoir une relation caché du meilleur ami surprotecteur de son petit ami. De un parce que n’importe qui finirait par devenir jaloux de deux personne n’aurait pu supporter les horaires limités que cela imposait.

En plus il n’arrivait pas à croire que le plus petit aurait pu ou voulu lui cacher quelque chose comme ça. Après tout il ne pouvait pas savoir qu’Oikawa en son fort intérieur passerait son temps à maudire la personne avec qui il sortait et la haïrait. Si Iwaizumi n’avait pas eut Minoru avec un oublie de protection dans une relation stable, il ne voyait que deux autres possibilité. Soit son meilleur ami avait eut une ou plusieurs nuit avec un parfait inconnu ou peut-être toujours la même personne, mais pas de relation autre que purement physique entre eux, soit quelqu’un avait abusé de lui et l’avait violé.

La pensée d’une personne forçant Hajime et le blessant le rendait furieux. Si jamais c’était ça, il allait remuer ciel et terre pour retrouver l’enfoiré et lui faire payer au centuple. Personne n’avait le droit de blesser son Iwa-chan. Il ne le permettrait jamais à quiconque de s’en prendre au noiraud. Sauf que plusieurs choses le convainquit que ce n’était pas la bonne explication. D’abords Iwaizumi ne l’aurait certainement pas caché à ses parents, cherchant plutôt leur aide et leur réconfort dans ce cas là. Ensuite Hajime paniquait surtout à propos de l’identité du père. Hé bien si c’était quelqu’un qu’il connaissait certes cela pourrait l’expliquer, bien qu’il ne fût pas convaincu. Surtout que le plus petit passait soigneusement ses chaleurs enfermé, personne n’aurait pu profiter de lui pendant ces moments là.

Restait la dernière hypothèse les coucheries. C’était sûrement ce que pensaient les gens quand il constatait la situation de son ami d’enfance, l’insultant au passage. Cela l’agaçait pourquoi les bêtas et alpha serait les seuls qui avaient le droit de prendre du plaisir sans être considéré comme des salopes ? En plus cela ne correspondait pas vraiment au caractère du noiraud ce genre de comportement et même si c’était le cas rien ne leurs donnaient le droit de le juger. Iwaizumi était libre de faire ce qu’il voulait. Oikawa ne ressentait aucun mépris en pensant à cette optique. La seule chose qu’il éprouvait était de la haine et de la jalousie pour celui ou ceux qui avait put être intime avec le noiraud. Il rageait de savoir qu’un personne avait put profiter du corps de son ami et l’avait fait gémir. Il aurait voulut être le seul à connaître l’intimité du plus petit.

Il grinça des dents imaginant un homme sans visage penché au-dessus d’Hajime roulant des hanches pour s’enterrer en lui. Le noiraud se tortillerait de plaisir sans doute. Oikawa ferma les yeux, chassant l’homme inconnu de la scène pour prendre sa place. C’était facile d’imaginer comment bon se serait d’épingler son amour dans les draps, de le voir s’arquer sous ses coups de rein. Sa main se glissa dans son pantalon alors qu’il se remémorait une fois de plus la voix gémissante d’Iwaizumi, vibrante de désir, roulant son prénom d’une manière unique. Le plus petit serait certainement enfoncé ces ongles dans ses épaules laissant des traces et lui ne se priverait pas de marquer son cou de suçon, de le marquer tout court. Il vient dans sa main étouffant les sons qui montait dans sa gorge avec son autre main.

Il soupira en nettoyant sa main ça faisait longtemps qu’il ne c’était masturber en fantasmant sur son meilleur ami. Il devrait d’abords vérifier que celui-ci était vraiment célibataire plutôt que de faire des plans. Et arrêter de se torturer sur ce qui c’était passé pour qu’Iwaizumi est un enfant, le mieux était de demander.

 

 

Le café était peu occupé et les quelques personnes qui s’y trouvaient étaient concentré sur leur propre conversation, ne lui portant pas la moindre attention. L’aspect tranquille et chaleureux de l’endroit l’aida à ce détendre un peu pendant qu’il s’installait sur une des banquettes d’un des coins. Il regrettait un peu finalement d’avoir refuser la proposition de Bokuto de l’accompagner, ne serait-ce que d’espionner non loin. La porte s’ouvrit avec un petit tintement de clochette, laissant entrée une grande stature aux cheveux bruns. Il lui fit signe, attirant par la même une serveuse.

Oikawa s’installa en face de lui, laissant la table entre eux et Iwaizumi lui fut reconnaissant de ne pas prendre la place sur le côté, dos à la vitre. Il n’était p as encore sûr de comment se comporter ni réagir en sa présence et encore moins à sa proximité. Il commanda un chocolat chaud, provoquant un sourire chez le plus grand qui choisit un cappuccino. La serveuse sans alla avec leur commande, laissant un silence s’installer entre eux. Aucun des deux ne savait vraiment pas quoi commencer. Finalement ce fut Tooru qui brisa la tension entre eux.

-Tu as toujours une dent pour le sucre apparemment.

-Ouais et toi tu es passé à la caféine, constata-t-il. Tu disais pourtant que tu n’en boirais jamais.

-Hm et bien l’université m’a convaincu du contraire, surtout c’est deux dernières années, se rappela le brun. Sans café je n’aurais sans doute jamais réussi à finir tous les dossiers que j’avais à faire. Je suppose que je devrais sans doute arrêter d’en boire, mais les mauvaises habitudes sont dures à perdre.

Les bissons arrivèrent, coupant temporairement la conversation, mais ne la brisant pas. Ils échangèrent sur ses cinq années passées, parlant de leurs années à la fac et du travail que chacun avait réussi à obtenir après. Iwaizumi ne souleva pas le fait qu’Oikawa n’était pas passé pro en volley et ce dernier ne parla pas ni de sa fuite ni de son enfant en échange. Il lui parla de son travail de traducteur, qui lui permettait de travailler à domicile. Il apprit que Tooru avait était muté sur Tokyo grâce à une promotion de son département de marketing, Matsukawa et Hanamaki avait déménagé ici peu de temps avant lui, pour reprendre l’affaire de l’oncle d’Issei qui avait décidé de prendre sa retraite. Il sourit en pensant à ces deux là tenant une boutique de ramen et des catastrophes qui devaient y avoir lieu de temps en temps. Il avait presque envie de les revoir eux aussi, mais craignait trop leurs réactions pour juste aller les saluer comme ça.

-Ils sont en couple maintenant, ça fait trois … quatre ans qu’ils sont ensemble, racontait le plus grand.

-J’étais sûr qu’il sortait ensemble depuis la première et qu’ils nous le cachaient, soupira-t-il se laissant prendre par les souvenirs. Ils en auront mis du temps.

-Moi aussi, j’y croyais dur comme fer, en fait encore maintenant je suis convaincu qu’ils sortaient ensemble en cachette et que c’est que ce n’est qu’en Troisième année de fac qu’ils ont officialisé les choses, sifflota l’autre. Alors comme ça tu es célibataire ?

Il frissonna à la question, l’air léger entre eux sembla diminué avec le regard brun intense fixé sur lui.

-Ouais, déglutit-t-il. Et toi ? Une fiancée ?

-Non, répondit calmement Oikawa semblant l’analysé en détail un peu comme s‘il était un adversaire ou match de volley. Je n’ai personne. Tu ne m’as pas parlé de ton fils encore. Comment il s’appelle ?

-Minoru, fit-il cachant son mal être.

-C’est joli comme prénom, sourit sincèrement le plus grand. Tu sais il te ressemble. Et quel âge il a ?

-Cinq ans, bientôt six, souffla-t-il assez faiblement, ne précisant pas qu‘il lui ressemblait bien plus qu‘à lui.

Hajime vu la réalisation dans les yeux de l’autre, hé bien forcément il était facile avec l’âge de son fis de savoir quand il avait put tomber enceint et d‘en déduire la raison de sa soudaine disparition. Il baissa son regard sur ses mains, attendant les reproches ou les insultes. À la place il eut droit à une main réconfortante qui se posa sur la sienne. Il leva le regard pour voir celui inquiet de son amour.

-Est-ce que j’ai fait quelque chose pour que tu ne me fasses pas confiance au point de ne pas me demander mon aide ?

Il sentit son cœur se briser, comment pouvait-il faire penser au brun que c’était de sa faute ?

-Non ! Non bien sûr que non tu n’as… Commença-t-il avant de se stopper ne sachant pas comment dire les choses sans devoir raconter certain détails. Tu n’as jamais rien fait de mal, ce n‘est pas de ta faute.

-Tant mieux, j’étais inquiet de t’avoir fait du mal ou que tu me détestes. Est-ce que je peux savoir ce qui c’est passé ? Et qui est le père ? Demanda le brun provoquant chez lui de paniquer, Oikawa dut le voir car il caressa le dos de sa main avec son pouce en prenant place à côté de lui. Désolé, si tu ne veux pas en parler ce n’est pas grave. J’attendrais que tu veuilles me le dire. Hey, ça va aller.

Il ne pouvait pas lui dire. Comment aurait-il pu alors que Minoru était son fils ? Qu’il n’avait pas la moindre idée de ce qui c’était passé et qu’il ne pouvait pas en avoir une ? Iwaizumi se sentait tellement dégoûté de lui-même et c’était sûr qu’Oikawa le haïrait s’il savait la vérité. Après tout il l’avait abusé, violer ? Il ne savait pas vraiment quel terme il devait utiliser, mais cela ne changeait rien au fond il avait profité de son meilleur ami sans que celui-ci ne puisse rien y faire. Et si ce dernier le savait il le repousserait à coup sûr.

-Je suis désolé, murmura-t-il. Tout est de ma faute, désolé, ne me déteste pas, déso…

-Iwa-chan, le coupa Tooru d’une voix lourde de sensualité.

Il leva le regard vers le plus grand pendant que la seconde main du brun se posait sur sa joue. Il sentit les lèvres se poser sur sa joue doucement, laissant une trace brûlante derrière leur passage et faisant son cœur bégayé. Les yeux brun chauds, mi fermé le regardait avec une telle intensité qu’il ne pouvait dire mot.

-Tu n’as pas à t’excuser, je ne pourrais jamais t’exécrer Hajime, chuchota Oikawa le ton doux velouté.

Sa poitrine se serra, il reconnaissait la manière de séduire qu’il avait déjà vu exercer au lycée, mais c’était plus intense qu’auparavant et diriger vers lui, ce qui le laissait sans défense. Tooru était comme une drogue, être ami avec lui sans rien de plus était à la fois excitant et douloureux, mais être sans lui était torturant. Son esprits était confus, il ne savait pas ce qu’il devait faire. Alors même s’il savait qu’il ne méritait pas d’être auprès de l’autre, il ne pouvait pas résister, surtout pas quand cela semblait en plus allait vers quelque chose de plus. Tant que la vérité restait un secret cela ne pouvait pas faire de mal, non ?