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Fuis-moi et je te poursuivrais

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La première fois qu’il eut un cours sur les différents statuts d’être, Oikawa faisait tourner son stylo en regardant par la fenêtre, sans écouter un mot de ce que son institutrice disait. À neuf ans il ne s’intéressait pas du tout à ce que signifiait être un alpha, un bêta, un oméga ou un psi. Même sans avoir eu des leçons sur le sujet, il avait saisit quelques règles implicites et stéréotypes qui régnait dans la société sur les différents statuts. Bien sûr les alphas étaient les mieux vu, ils étaient réputés pour être les plus doués et aussi facilement agressif, les bêtas étaient des gens normaux qui réussissaient ou échouaient dans la vie. Quand aux omégas et aux psis ils n’étaient pas très doués, mais néanmoins utiles pour les alphas, ou quelque chose comme ça. Certains jugeait juste sur ça, lui ne s’en souciait pas vraiment, et ne jugeait pas ses camarades celons ce qu’étaient leurs parents. Et comme tous les enfants son propre statut était encore inconnu. Sa vie n’avait jamais été affectée par ça. Il était bien plus intéresser par le volley ou par la prochaine soirée pyjama qu’il aurait avec son meilleur ami. L’enseignante finit par refermer son livre d’un claquement sec attirant son attention.

-Bien sûr pour l’instant vous avez sans doute du mal à saisir ce qu’implique d’être ça ou ça et les conséquences importantes que cela peuvent avoir sur votre vie dans un avenir pas si lointain que ça. Mais c’est quelque chose de sérieux c’est pourquoi vous devez être préparez pour éviter d’éventuel accidents pendant que vous serez au collège, expliquait l’institutrice. Sur ce c’est la fin des cours, rentrez bien chez vous. En revoir et à demain.

Il salua sa maîtresse avant d’attraper ses affaires et de sortir, Iwaizumi marchant à ses côtés. Il soupira se plaignant de son ennui pour le cours. Il ne voyait pas vraiment ce qu’avait voulut dire l’enseignante. Son meilleur ami lui claqua la tête pour ne pas écouter les cours.

-Iwa-chan est si studieux, rigola-t-il pas déranger par l’amitié parfois violente de l’autre. De toute façon ils nous en reparlerons alors pas besoin d’écouter maintenant.

Il entendit distinctement le soupir du noiraud sur son comportement, mais cela ne l’empêcha pas pour autant de s’entraîner au volley avec lui. Iwaizumi finissait toujours par tout lui passer de toute manière.

 

L’implication de ce qu’être d’un statut particulier lui claqua en pleine figure pour la première fois quand il fut au collège comme pour la plupart des gens. Même s’il avait eu d’autre cours sur le sujet, ce qui revenait surtout à des mises en garde pour ceux qui avait de forte chance de ne pas être des bêtas. Les accidents conduisant à la conception d’un enfant n’étaient pas des plus apprécié par les établissements scolaires ou les parents. Oikawa ne prêtait toujours pas vraiment de signification à ce statut. Et puis vers la fin de sa première année de collège son propre statut apparu le secouant pas mal.

Se révéler être un alpha était généralement une bonne chose, sauf quand ça arrive au milieu d’un troupeau d’oméga ou de psi ou que non loin l’un d’eux est pendant une de leur période. Parce que c’est connu que les jeunes alphas ne savent pas se contrôler face aux hormones émises et d’autant plus si c’est un oméga mâle ou une psi femelle. Par chance cela ne fut pas son cas, en fait il se révéla en tant qu’alpha alors qu’il était tranquillement en train d’observer les étoiles. Il n’avait pas vraiment compris ce qui ce passait sur le coup, il avait sentit quelque chose en lui changer et l’impression de percevoir ce qu’il l’entourait différemment, mais il était incapable de dire en quoi cela différait d’avant. Alors il n’y prêta pas plus d’attention, continuant de monter le télescope dans son jardin. Une fois que ce fut fait il attendit Iwaizumi qui lui avait promis de venir regarder le ciel avec lui et du coup passé la nuit chez lui. Son ami était en retard et cela l’agaça très rapidement. Oikawa pesta contre le noiraud, celui-ci était censé être son meilleur ami, mais il ne tenait même pas une promesse comme ça. Il s’assit boudant et plein de ressentiment, ne se rendant pas compte de sa réaction exagéré. Il entendit très bien les pas qui se rapprochait de lui et les reconnu bien comme ceux du noiraud, mais au lieu de se réjouir de son arrivé, il serra les dents se sentant bouillonnant de colère.

-Désolé du retard, commença à s’excuser Hajime en mettant la main sur son épaule.

Tooru ne sut pas ce qu’il lui prit, mais il se retourna d’un coup sec pour grogner sur son meilleur ami. Ce n’était pas un grognement humain, cela ressemblait plus à quelque chose d’animal, de primaire et dangereux. Iwaizumi recula d’un bond, la bouche ouverte, les yeux écarquiller par la peur et trébucha en arrière, finissant sur ses fesses complètement déboussolé. La colère s’était envolée laissant place à l’incrédulité, il venait de grogner sur son meilleur ami. Pire il lui avait fait peur, mais pas pour jouer. Ce n’était pas lui ça.

-Iwa-chan, souffla-t-il en tendant la main vers le noiraud.

-Je ferais mieux de rentrer, dit ce dernier en se relevant clairement encore choqué et un peu apeuré.

Sa mère choisit ce moment pour sortir dans le jardin et fut immédiatement alarmé par l’expression d’Hajime. Quand elle comprit que son fils venait de devenir un alpha elle fut soulager et expliqua au garçon qu’il n’était pas rare que les alphas aient des réactions violentes lorsque que leur statut se manifestait la première fois. Oikawa se souviendra toujours de la culpabilité d’avoir grogné sur son meilleur ami, de comment après avoir sut pourquoi il avait agrippé le t-shirt de celui-ci en répétant qu’il était désolé. Et aussi qu’il arrivait à sentir l’odeur d’Iwaizumi plus facilement qu’avant. Finalement ils n’observèrent pas les étoiles ce soir là, ils se couchèrent tôt pelotonner l’un contre l’autre, parce qu’il ne voulait pas le lâcher d’inquiétude qu’il s’éloigne. Il finit la tête nicher dans le cou du noiraud à respirer son odeur, quelque chose de chaleureux et il décida que c’était quelque chose qu’il aimait vraiment.

 

Iwaizumi ne portait pas plus d’attention qu’Oikawa à cette histoire de statut, bien sûr il écoutait ce qui ce disait pendant les cours à ce sujet, parce que ça restait des cours. Il savait donc ce qu’il y avait à savoir sur le sujet. Les alphas étaient doués, c’étaient des dominants qui réussissaient et pouvaient se montrer agressifs, ils étaient sensibles aux phéromones que les omégas et les psis émettaient et marquaient leur partenaire comme leur propriétés. Les omégas étaient ceux qui pouvaient porter un enfant indépendamment de leur sexe, bien que ce soit majoritairement des femmes il y avait des hommes. À l’inverse les psis étaient ceux capable de féconder les femmes ou les omégas, c’étaient principalement des hommes, mais là encore il pouvait avoir des femmes psis, bien que rare. Les deux avaient des périodes attirants les alphas pour la reproduction. Pour les omégas il y avait le terme de chaleur. Ils étaient insensibles aux phéromones des deux groupes comme les bêtas. Ils n’étaient pas très doués. Et puis ils y avaient les hermaphrodites les femmes psi ou les hommes omégas. Ce n’était pas un statut à part entière, c’était juste que leur professeur leur avaient dit qu’ils étaient plus attractifs que les autres personnes, au point que leurs périodes affectaient même les bêtas. Il doutait franchement que le fait d’être un statut en particulier faisait qu’on était doué ou non, il préférait donc ne pas faire de distinction quand il interagissait avec quelqu’un. Et cela ne changea pas quand Oikawa se révéla être un alpha.

Sur le coup il avait eu peur, il ne s’attendait pas à se faire agresser comme ça, ni à voir les yeux de son meilleur ami virer au rouge. Les explications lui avaient suffis à classer l‘affaire comme pas importante, mais il avait bien remarqué que ce n’était pas le cas du brun qui s’en voulait beaucoup. Cet idiot en faisait toute une histoire alors qu’il ne lui en voulait pas. Hajime savait qu’ils étaient un peu trop grand pour dormir ainsi coller l’un à l’autre, mais vu que son meilleur ami semblait en avoir besoin il ne se posa pas vraiment de question. Il utiliserait la méthode forte si le lendemain il constatait que ça n’avait pas suffit. Il le serra contre lui enfouissant son visage dans la chevelure brune, il ne prêta pas vraiment attention à la nuance différente d’avant dans l’odeur de Tooru, car ça restait essentiellement la même chose qu’avant.

Il arrivait quelque fois qu’Oikawa fasse rougeoyer ses yeux et grogne, signe que son statut d’alpha ressortait, quand il était énervé au point de ne plus ce contrôler. Sauf que ce n’était jamais sans de bonne raison et jamais diriger contre lui. Il remarqua aussi que le brun avait tendance à éviter les omégas et les psis après s’être révélé comme un alpha. Son meilleur ami parut surpris de ce fait, ne le faisant apparemment pas de manière consciente, mais avoua qu’il aimait un peu trop leurs odeurs. Iwaizumi trouva cela bizarre cependant il ce contenta de hausser les épaules.

Il n’y eut pas de révélation pendant le début de sa puberté. Et comme à la fin de sa troisième année de collège toujours rien ne c’était passé, il fut juste considérer comme un bêta, même s‘il n‘en avait pas l‘odeur. Ce n’était pas exceptionnelle les bêtas ne subissent pas de changement spécifique du au fait d’être un bêta(1). Il sentait ses parents un peu déçus qu‘il ne se révélait pas être un alpha comme eux, mais comme Oikawa se fichait pas mal de son statut il se dit que ça n‘avait pas d‘importance. Alors il continua sa vie comme avant, se soucier de son imbécile de meilleur ami, étudier, jouer au volley, plaisanter avec ses amis et passer beaucoup de temps avec Oikawa. Et ça lui convenait parfaitement.

 

Kageyama Tobio, ce seul nom suffisait à donner envie de vomir ou de mordre à Oikawa. Il avait envie de claquer une balle dans la figure de l’enfant. D’abords c’était un génie en volley-ball, il concurrençait sa place, et il avait été révélé en tant qu’alpha avant même d’entrer au collège, ce qui était quelque chose d’extrêmement rare. Ce dernier point n’était pas quelque chose de mauvais, Oikawa s’en serait bien fichu si cela ne lui avait pas rappelé, tout comme le premier point aussi, Ushijima. Il détestait les génies, parce qu’il n’en était pas un, d’autant plus quand ceux-ci se révélait être des alphas avant même le collège. À moins que ce ne soit justement à cause d’Ushijima et Kageyama qu’il détestait les alphas génies qui étaient précoces. Dans tous les cas il voulait écraser son kouhai.

Il ne lui avait pas fallut longtemps pour détester l’enfant, il était doué ce qui était une bonne chose, un génie c’était très bien pour l’équipe. Mais il allait devenir passeur, il avait entendu les entraîneurs en parler, Oikawa ne pouvait pas accepter de se faire remplacer par une première année, surtout qu’il ne pouvait pas gagner ne serait-ce qu’un set contre Shiratorizawa. Pourquoi n’y arrivait-il pas ? Il était bon pourtant, mais pas suffisamment. Il n’était jamais assez bon pour qu’ils gagnent, son service manquait de puissance et de précision. Oikawa ne connaissait qu’un moyen pour tenter de combler le fossé qui le séparait des génies, s’entraîner plus, beaucoup plus. Cela ne changeait rien à son sentiment de frustration.

Avant même de se lever Oikawa sentait que la journée allait être horrible, il avait légèrement mal à la tête et même pas un pain au lait dès le petit-déjeuner ne le mit de bonne humeur. Il finit d’ailleurs par en donner la moitié à Iwaizumi, ce dernier avait beau dire, il avait tendance à aimer tout ce qui était sucrée et tout ce qui était au tofu, les deux aillant pourtant un goût totalement différent l‘un de l‘autre. Pas qu’il se risquerait à faire une remarque dessus. La seule chose qui le réconforta ce matin fut de voir le noiraud savourer pour une fois la gourmandise à sa juste valeur, c’était mignon pensait-il. Son humeur déchanta très rapidement avec le test surprise en anglais, il n’aimait pas vraiment la langue, mais il n’avait jamais pour autant foiré de cette manière avant. Sa petite amie avait du sentir que c’était la journée ou il se prenait tout en pleine figure car elle le plaqua juste avant son entraînement de volley. La raison étant qu’il était trop obnubilé par ce sport pour lui prêter la moindre attention. Ce n’était pas faux en soi car cela ne lui fit pas spécialement mal de s’être fait larguer à part pour sa fierté et qu’il fut plus dérangé d’être en retard que célibataire.

Il s’excusa rapidement avant de s’échauffer la tête pleine de pensées. Cette année aurait du être la meilleur pour lui, il était dans la même classe que son meilleur ami, il était capitaine de l’équipe et ils auraient du battre Ushijima et aller au national. Sauf qu’ils n’arrivaient pas à gagner et qu’il y avait Kageyama qui menaçait de le remplacer sur le terrain. Il avait beau essayé de se concentrer sur les passes qu’il faisait à Hajime son esprit ne pouvait s’empêcher de ressasser ses idées noires. Puis le coach appela son meilleur ami, pour qu’il s’entraîne avec leur kouhai. Il eut l’impression que le temps ralentit en entendant ces mots, un goût amer dans la bouche. L’entraîneur avait coupé leur entraînement ensemble pour confier le pointu de l’équipe à une première année qui ne jouait même pas encore lors des matches d’entraînement. Il l’avait séparé de son as pour le mettre avec un stupide génie, Iwaizumi et Kageyama. Il avait envie de vomir, ce morveux ne devrait même pas encore avoir des pratiques en duo avec son meilleur ami. Il observa Tobio qui regardait avec des yeux admiratifs l’ailier, comme s’il était la chose la plus incroyable qui existait. Il fit un bruit de dégoût en se retournant, il n’admettrait pas que ce nabot puisse regarder ainsi son meilleur ami. Il agrippa son t-shirt la ou cela faisait mal, vers le cœur, maudissant la progression trop rapide du plus jeune. Il ne perdrait pas contre lui, il refusait de céder Iwaizumi.

Tout le monde avait quitté le gymnase maintenant, le laissant seul à l’intérieur. Il prit un ballon le lança dans les airs, s’élançant à sa suite il sauta, son bras partit rapide et sa main claqua la balle avec force vers le sol quasiment sur la ligne arrière, mais pas à l’intérieur. Ce n’était pas bon, ce service n’aurait rapporté aucun point. Il regarda la balle rouler de l’autre côté de la court avant de s’immobiliser prés des précédentes utilisés. Son corps lui faisait mal, il se sentait épuisé, mais comment pouvait-il s’arrêter alors que ce n’était pas encore ça ? Il prit la dernière balle du panier avant de le pousser sur le coté et de tirer un autre à sa place. Il lui restait encore pas mal de balle, il arrêterait à la fin de ce panier ci décida-t-il avant de servir une nouvelle fois. La balle claqua la ou il le voulait, mais elle manquait de puissance et comme pour en rajouter il sentait son genou le tirailler. Mais il ne pouvait pas s’arrêter maintenant.

Un claquement de porte retentit attirant son attention, bien sûr Iwaizumi serait venir le stopper. Il n’écouta pas vraiment ce qu’il lui dit, il pouvait encore pratiquer et s’améliorer. Une poussée sur son dos manqua de le faire trébuché, signifiant la fin pour aujourd’hui. Les étirements furent plus douloureux surtout au niveau de son genou, mais il se garda bien de le signaler. Il ne voulait pas encore se faire sermonner par son meilleur ami.

-Oikawa.

Il leva la tête pour découvrir Iwaizumi avec ses affaires, derrière lui tous les ballons avaient disparus, rangés. Il soupira et enfila sa veste et son jogging par-dessus ses vêtement trempé de sueur, il n’avait pas le courage d’aller au vestiaire se changer, il prendrait sa douche chez lui. Il ne signala pas le fait qu’Iwaizumi portait son sac, ni qu’il marchait plus lentement que d’habitude pour correspondre à son allure fatigué. Le noiraud ne souleva pas cela non plus et il lui en était reconnaissant. Arriver chez lui attrapa son sac et voulu rentrer, mais une main sur son poignet le retint.

-Tu ne dois pas en faire trop, déclara Hajime une expression d’inquiétude sur son visage. Tu vas finir par te blesser, idiokawa.

Quelque chose dans son estomac se tordit à cette vu, bien sûr son meilleur ami se préoccupait vraiment de lui, sincèrement. Il ne lui fallut qu’un pas pour pénétrer l’espace personnel du noiraud, mais celui-ci ne recula pas, le laissant reposer sa tête sur son épaule, allant même jusqu’à caresser ses cheveux. La journée avait été horrible, mais là il se sentait un peu mieux.

-Iwa-chan.

Sa voix était faible, le ton un peu pleurnicheur, mais Iwaizumi ne lui claqua pas la tête comme il l’aurait fait en temps normal. Parce que ce n’était pas comme toute les fois ou il se plaignait pour l’envie de l’énerver, le noiraud avait bien sentit le besoin de réconfort et d’affection de Tooru alors il l’attira contre lui encore plus prêt. Oikawa sentit avec soulagement un bras s’enrouler autour de lui pour le tenir serrer et un nez frôler son oreille pour s’enterrer dans ses cheveux. Il soupira de bien être, son meilleur ami ne se souciait pas s’il il était en sueur, ou qu’ils ne devraient pas être en train de se câliner comme ça, il ne lui importait que ce dont il ressentait le besoin. Il apprécia encore un peu le poids de la tête hérissé contre la sienne et la chaleur d’un autre corps contre le sien avant de doucement embrasser la joue d’Hajime. Sa main caressa le cou du plus petit alors qu’il appuyait un second baiser au même endroit, avant de laisser leur front reposer ensemble.

Il aurait pu l’embrasser facilement, l’idée était attirante et ce n’était pas la première fois qu’il en ressentait l’envie. Inconsciemment il se pencha un peu plus, jusqu’à ce leur nez touchaient presque la joue de l’autre.

-Oikawa, l’appela doucement Iwaizumi, le tirant de sa transe.

Il ne continua pas plus loin, ce genre de baiser ne se faisait vraiment pas entre ami. Il ferma les yeux pour ne plus voir les rougeurs de l’autre, pourquoi était-il si mignon par moment ? Il expira un souffle fragile avant de rouvrir les yeux, il était plus calme et se sentait vraiment mieux. Il déposa un dernier baiser sur la joue du noiraud murmurant un remerciement.

-Normal, répondit Hajime. À demain.

Oikawa le salua avant de rentrer dans sa maison il se sentait tellement apaisé pour le moment. Comme toujours son meilleur ami avait balayé ses remerciements, considérant que c’était normal d’agir de la sorte. Après tout si lui avait eu besoin d’affection Tooru le lui aurait donné comme il l’avait fait à l’instant. Oikawa sourit en serrant son oreiller contre lui ce soir là. Il était là si Hajime avait besoin de lui et si lui avait besoin d’Hajime alors Iwa-chan serait là pour lui.

Le lendemain fut mieux, même si la frustration et le besoin de rapidement s’améliorer étaient toujours là. Il sentait le regard d’Iwaizumi sur lui, le surveillant, quand bien même il devait ce concentré sur son entraînement avec le petit génie. Mais la jalousie finit par rapidement emporter le calme gagné et il se retrouva une fois de plus à trop s’entraîner. Ainsi que le jour d’après et encore celui d’après, ainsi de suite, ignorant la douleur de plus en plus forte dans son genou.

 

Oikawa était sur les nerf et impatient et pas besoin d’avoir un diplôme de décodage d’Oikawa Tooru pour le comprendre. Iwaizumi n’était pas le seul à voir l’irritation chez le brun et ça durait depuis des semaines. Il avait beau l’engueuler ou le réconforter, pour le calmer cela durait à peine une journée. Ça commençait sérieusement à l’agacer, non seulement cet idiot allait finir par se blesser à force de s’entraîner, mais en plus il accélérait de plus en plus la cadence dans son jeu pu commettait des erreurs qu’il ne ferait pas en temps normal. Il comprenait très bien sa frustration de ne pas pouvoir battre Shiratorizawa, il comprenait la frustration de ne pas être un génie et d’en voir un. Après tout Ushijima était en était un qui jouait à la même position que lui, Hajime ne pouvait que voir l’écart entre lui et l’autre as, tout ça à cause du talent naturel. Sauf que Kageyama était sur la même équipe que la leur et que lui se trouvait pour l’instant derrière, cherchant à combler l’écart, mais derrière et cela ne pourrait changer avant la fin de l’année. Et ce n’était pas un mauvais gosse, pas doué du tout pour les relations totalement obséder par le volley, mais attachant quand même. Il ne le dirait jamais à son meilleur ami, celui-ci le prendrait très mal et en serait encore plus blesser. Parce que le brun était blessé de la simple présence de l’enfant, cela il avait du mal à le comprendre, mais c’était un fait qu’il avait accepté. Peut-être parce qu’il c’était, d’une certaine façon, habituer à voir Ushijima toujours devant lui sans jamais pouvoir combler le fossé. Oikawa aussi il ne le rattraperait pas, parce que son meilleur ami était plus doué que lui. Il c’était résigné, bon en sport, mais pas doué pour un en particulier. Du moins sur le plan individuel car il refusait d’abandonner l’idée de vaincre Ushijima alors qu’il avait Oikawa à ces côtés et leur coéquipier. Qu’il comprenne ou pas ce que ressentait Tooru ne changeait rien au fait qu’il souhaitait juste le meilleur pour son ami.

En le voyant jouer et raté un fois de plus une passe, son cœur se serra. Il voulait tellement que ça s’arrête. Un coup de sifflet retentit et l’entraîneur demanda à Kageyama de rentrer sur le terrain. Iwaizumi savait pourquoi il l’avait fait, il fallait qu’Oikawa refroidisse un peu, mais une partie de lui savait que ce n’était pas vraiment le bon choix. Pas quand le brun était comme ça, pas quand c’était un match d’entraînement aussi important. Il serra les dents et se retint de suivre son meilleur mi hors du terrain. Dés le match finit il tenta de lui parler pour se faire repousser froidement. Il serra les poings en décidant de le laisser se calmer avant de lui parler, parce que ça ne pouvait vraiment plus durer, mais que là il ne l’écouterait pas.

-Ou est passé Oikawa ? Demanda-t-il alors que l’équipe sortait du collège ne le voyant pas alors qu’ils étaient sensés rentrer ensemble.

-Il est resté au gymnase, commença un de ses camarades pour poursuivre sur un ton sarcastique. Il n’était pas de très bonne humeur aujourd’hui.

Personne ne releva que pas de très bonne humeur était un euphémisme ni que cela faisait des semaines que leur capitaine était comme ça. Iwaizumi fronça des sourcils, il allait vraiment finir par se blesser.

-C’est dingue ce qu’il peut aimer ça le volley, ajouta l’autre ailier de dernière année. Rien qu’à le voir s’entraîner je suis crevé.

Iwaizumi fit demi-tour, il allait traîner cet idiot par la peau du cou s’il le fallait pour le sortir de là. Il vit le plus grand faire son service smashé, mais son corps tremblait d’épuisement.

-Oikawa, appela la voix de Kageyama.

Pas maintenant, pensa-t-il, ne l’approche pas maintenant. Il s’élança vers son meilleur ami savant sans même le voir que ses yeux avaient viré au rouge et qu’il allait le frapper. Il l’en empêcha de justesse.

-Ne fais pas ça imbécile ! Cria-t-il, dès que le brun eu saisi sa présence ses yeux retrouvèrent leur couleur chocolat profond habituel et le laissant déboussolé.

Il renvoya Kageyama chez lui, soulagé d’avoir évité la catastrophe de si peu. Il ne voulait même pas imaginer les conséquences si le plus grand aurait réussi à le frapper. Ce dernier prit mal ses paroles, et s’énerva ses yeux hésitant entre le rouge flamboyant et le brun chaud.

-Comment tu veux que je reste « zen » alors que je suis incapable de remporter un match contre Shiratorizawa ?! Je veux les battre et poursuivre ma route en tournoi national !

Iwaizumi sentit la rage le submergé, comment Oikawa osait-il lui dire ça ?!

-Moi, moi, moi ! Arrête de ne pensez qu’à toi ! Hurla-t-il tout aussi fort en lui donnant un coup de boule sans sentir le moindre remord au nez qui se mit à saigner ou à l’expression choqué de son ami. Ne va surtout pas t’imaginer que tu es le seul à te battre dans cette histoire ! Imbécile ! Si tu penses que la réussite de l’équipe est uniquement la tienne, tu mérites que je t’en colle une !

-C’est déjà fait je te signale ! Rétorqua le passeur alors qu’il l’agrippait par son t-shirt.

Iwaizumi n‘avait pas encore finit de lui gueuler dessus, il allait lui faire comprendre une bonne fois pour toute qu‘ils étaient six à se battre, six ensemble sur un terrain.

Ce soir là Oikawa insista pour qu’il dorme chez lui et se pelotonna contre lui dans le futon. Hajime n’était pas étonné de se voir réclamer des câlins et il y consentit volontiers, pour que la page soit définitivement tourner et que tout soit de nouveau comme avant. Le murmure d’un merci lui parvint alors qu’Oikawa lui embrassait la joue. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais l’autre avait toujours eu tendance à lui donner des bisous dans ces moments là. Il ne s’en plaignait pas, pas plus que du reste parce qu’il aimait être proche du brun. Bien qu’il ne l’avouerait jamais à quiconque. Les lèvres du plus grand se posèrent sur les siennes, faisant battre son cœur comme un fou et il vira au rouge tomate. Amis, ce mot résonna pour la première fois sombrement dans son esprit alors que de nouveau Tooru embrassait sa joue avant de nicher sa tête dans ses cheveux. Simplement amis parce que ce geste ne signifiait rien de plus que de la gratitude. Iwaizumi s’endormit soulagé, mais la poitrine douloureuse à la réalisation de ses sentiments.

 

Son jeu était revenu comme avant, non il était même mieux qu’avant selon Iwaizumi. Il se sentait plus en paix, plus fort maintenant qu’il avait réalisé qu’il n’était pas seul à se battre sur le terrain et il pouvait même de nouveau apprécier les choses simple de la vie. Comme titiller son meilleur ami et sourire à son comportement tsundere ou encore tirer la langue à Kageyama. L’enfant insistait toujours pour qu’il lui apprenne des choses peut importe le nombre de fois qu’il se faisait rembarrer. Il aurait bien été un peu plus méchant, mais avec Iwa non loin ce n’était pas possible, ce dernier était un trop bon sempai pour le laisser martyrisé Kageyama. Le seul bémol était son genou qui continuait de lui faire mal.

Il aurait du aller voir un docteur, mais la peur de l’entendre dire qu’il devrait arrêter le volley lui fit passer sous silence sa douleur. Ce ne fut pas étonnant en soi qu’il finit à l’hôpital son genou sérieusement endommager avec pour consigne de ne pas jouer pendant trois semaines et de porter en permanence un partisan lorsqu’il pratiquerait. Ni qu’Iwaizumi débarque inquiet comme pas possible pour l’engueuler. Au plus grand soulagement de sa mère Oikawa ne protesta pas et suivit les consigne du médecin à la lettre. Ce dernier avait été très clair, s’il ne respectait pas cela il ne pourrait plus jouer, il avait bien trop peur pour passer outre les indications médicales. Et puis son meilleur ami avait fait en sorte de toujours l’avoir à l’œil.

Plutôt que de perdre son temps à ne rien faire il en profita pour améliorer son sens de l’observation, regardant avec attention chaque pratique, visionnant et analysant de nombreux match une fois chez lui. Et comme il insistait pour garder Hajime prés de lui le plus possible, ce dernier éteignait souvent son ordinateur de force pour qu’il se couche quand il ne s’endormait pas. Tooru aimait ces moments là ou enfin son meilleur ami baissait sa défense et laisser voir son affection sans qu’il n’y ait de nécessité, il aimait passer ses doigts dans les cours cheveux hérissé d’Iwa dont la tête reposait sur ses cuisses, aimait voir le visage endormi et totalement détendu du noiraud. C’était facile d’oublier dans ces moments là sa blessure ou que le fait d’être un alpha avait de plus en plus d’impact sur sa vie alors qu‘il ne voulait pas se soucier de ce genre de chose.

 

Il y avait plein de choses qu’Oikawa avait ramassées au fil du temps sur Iwa et que les autres ne faisaient pas attention, des manies, des goûts, comment il avait tendance à se sentir ou se comporter dans tel ou tel situation. Il était fier de pouvoir dire qu’il en savait plus que quiconque sur Iwaizumi Hajime. Il pouvait dire que son plat préféré était l’agedashi tofu même s’il adorait les choses sucrées. Tooru se sentait néanmoins perplexe quand au fait que son meilleur ami préférait largement les bonbons à un pain au lait, il ne comprenait pas comment on pouvait préférer des sucreries à un petit pain au lait, sans parler du tofu. Il savait que les parents de son meilleur ami étaient strict et que c’étaient parce que leurs mères s’entendaient bien qu’Iwa avait le droit de dormir aussi souvent chez lui et inversement, ça et des notes correctes. Et même s’ils leur arrivaient souvent d’être absents pour leurs travail ils laissaient toujours des petites notes un peu partout pour leur fils pour compenser. Hajime n’avait jamais changé la marque de gel pour ces cheveux depuis qu’il était jeune et n’en utilisait presque pas vu que plus la moitié de ses cheveux faisait des pics naturellement, ce qui faisait qu’il était agréable de passé la main dedans. Il était aussi capable de cité son groupe de musique préféré, le premier vrai roman qu’il avait lu ou encore la marque de ses chaussures de sport.

On pouvait dire qu’il était une encyclopédie vivante de la vie d’Hajime. Il savait donc ce qui fallait faire pour l’agacer et ne pas faire pour ne pas l’énerver pour de bon. Le noiraud n’aimait pas montrer publiquement son affection, il gérait peut-être très bien les rapports entre coéquipiers, mais dés que les touche se faisait hors du terrain il obtenait gêné, surtout quand c’était en publique. Malheureusement pour lui Oikawa trouvait qu’un Iwa-chan en colère était mignon et abusait souvent de ce côté de lui. Le brun était d’ailleurs généralement celui qui avait besoin de câlin, le contraire arrivait aussi bien que beaucoup plus rare.

L’une de ces fois était à leur rentrée au lycée, Iwaizumi se mettait la pression inutilement pour ses notes, Aoba Jôsai était certes une école très bien classé, mais de là à mettre le noiraud en échec scolaire il y avait un monde. Les parents de son meilleur ami avaient aussi eut du mal à accepter que leur fils soit attirer par les hommes et pour finir l’ailier pour une raison absurde c’était mis en tête qu’Oikawa gâchait ses chances à l’avoir suivit plutôt que d’aller à Shiratorizawa. Il lui avait fallu coincer son meilleur ami chez lui un soir pour le faire parler et ensuite le rassurer. Il se souvenait de la douleur à l’air perdu et fragile qu’il avait vu chez l’autre, il se souvenait aussi de l’avoir attirer contre lui en lui murmurant qu’il se fichait de son orientation sexuel, qu’il serait toujours son meilleur ami et qu’il se prenait la tête pour rien. Oikawa avait du le rassurer sur sa valeur et son importance à ses yeux. Hajime avait passé la nuit blottit contre lui, refusant qu’il s’éloigne qu’une seconde. Avoir Iwa au plus bas n’était pas quelque chose qu’il appréciait, peu importe s’ils se câlinaient, il préférait largement le voir incapable d’admettre son affection, mais heureux et se sentant en sécurité.

Tooru était aussi l’un des seuls qui savait que le noiraud n’aimait pas vraiment les enfants alors même qu’il était un très bon sempai et dorlotait leur kouhai tant qu’ils n’avaient pas plus de quatre ans de moins. Et que Takeru était une exception, Iwaizumi l’adorait. En partie parce qu’ils se liguaient contre lui.

Ou encore que l’ailier était étonnamment pudique, préférant toujours les coins des vestiaires pour se changer car cela signifiait moins de monde pour le voir. Les gens étaient déjà étonné au vu du caractère du noiraud qu’il ne soit pas un alpha, car Iwaizumi était quelqu’un ayant un fort caractère, ils ne se doutaient pas le moins du monde que ce dernier complexait face à son corps. Oikawa lui le savait, grandir ensemble en partageant le même club sportif les avaient conduit à se changer en présence de l’autre et de d’autre personne un grand nombre de fois. Et si leurs camarades et lui-même avait gagné des poils, Iwaizumi non. C’était assez bête au final et Tooru râlait souvent de l’injustice parce que lui devait se raser pour avoir un torse et un ventre lisse comme ceux que l’on voit dans les magasines. Pendant leur deuxième année de lycée le sujet avait été abordé et Oikawa avait été le seul à remarquer l’inconfort de son meilleur ami. Ça avait commencé par une simple remarque de leurs aînés après la pratique.

-J’avais jamais fait gaffe, mais je suis surpris que tu te rases même les jambes Iwaizumi, avait lancé le capitaine.

Il avait manqué de s’étouffer alors que son meilleur ami rougissait attirant toute l’attention de l’équipe.

-Tu te …commença-t-il surpris avant de se faire étouffer, si Hajime se rasait les jambes il devrait être au courant.

-Il faut croire qu’Oikawa et Hanamaki l’ont contaminé, lança Matsukawa pour titiller ses coéquipiers.

-Désolé de ne pas vouloir être un gorille, renifla-t-il avec dédains après avoir enlever la main plaqué sur sa bouche. Je suis volleyeur pas rugbyman.

-Hé je ne me rase pas je te signalerais, je n’en ais pas besoin mes poils ne se voient quasiment pas, protesta Takahiro en plantant sa jambe à côté du visage d’Issei pour souligner son point.

Le contreur central ne se gêna pas pour vérifier et caressa la jambe de l’autre constatant que c’était en effet la vérité. Le rosé n’eut aucune honte à faire vérifier à chaque membre de l’équipe qu’il disait vrai attirant toute l’attention sur lui. Oikawa ne resta pas inactif, soulignant que ses jambes étaient bien plus douces, preuve à l’appui. Toute l’équipe oublia Iwaizumi au plus grand soulagement de ce dernier.

 

Le fait d’être alpha, bêta, oméga ou psi prenait beaucoup plus d’importance au lycée qu’au collège et les interactions étaient fortement influencées par le statut. Oikawa n’aimait pas vraiment ce fait surtout quand un alpha prétentieux critiquait quelqu’un surtout quand cette personne était son meilleur ami. Par chance la politique du club de volley d’Aoba Jôsai n’impliquait pas de restriction d’inscription selon le statut contrairement à Shiratorizawa, Hirihata encourageait même les joueurs à traiter leurs coéquipiers de manière égale indépendamment de leurs statuts. Il y avait une bonne ambiance, les joueurs s’entendait bien, et tout le monde se fichait pas mal si un des titulaires se retrouvait être un psi alors qu’il restait des alphas ou des bêtas pour la même position, seul le résultat sur le terrain comptait. Ils étaient presque dans la moitié de leur deuxième année et Oikawa était heureux de constater que Watari serait prêt pour participer en tant que libero pour le tournoi inter-printemps car celui de terminal prenait sa retraite et si besoin était Yahaba pour une formation à deux passeurs. Par contre il n’était pas sûr de pouvoir intégrer Kyoutani, ce qui était dommage car magdog-chan était certainement un bon joueur, si on omettait son absence d’esprit d’équipe. Et son absence de respect pour ces coéquipiers, ce qui était encore plus problématique.

Il se dirigeait vers les casiers quand il découvrit Yahaba acculer contre un mur, une alpha lui faisant des avances. Le passeur en seconde semblait mal à l’aise et cherchait un moyen de se faire la malle sans pour autant vexer la fille. Même si au club le statut était relégué à rien, ce n’était pas le cas pour le lycée et il n’était pas rare de voir des omégas ou des psis se faire harceler par des alphas. Il aimait bien Yahaba, c’était quelqu’un qui travaillait dur pour combler ses lacunes et il se sentit désolé pour lui que le fait d’être un psi lui pose ce genre de problème. Il mit son plus beau sourire avant d’interpeller son Kouhai lui rappelant de ne pas être en retard à l’entraînement, avant de s’excuser auprès de la fille de les avoir interrompus. Quelques mots et un sourire charmeur plus tard, l’alpha avait totalement succombé à son charme et flirtait avec lui pendant que Shigeru en profitait pour se faire la belle. Dés que son cadet se fut éloigné il s’excusa en prétextant l’entraînement et rattrapa l’autre rapidement.

-Merci beaucoup Oikawa-san.

-De rien c’est normal de sauvé mon adorable kouhai, chantonna-t-il. Alors comme ça Yahaba-chan n’aime pas les tigresses. Tu préfères les filles toutes mignonnes ou peut-être les garçons.

-Non pas vrai… Commençait à répondre le second avant de saisir la fin de sa phrase et de rougir violemment en protestant. Pas du tout, absolument pas.

Oikawa regarda son coéquipier avec compassion, non seulement il se faisait harceler par toutes les alphas à cause de son odeur, mais en plus il était intéresser pas les garçons alors qu‘il faisait partit d‘un club de sport. Le pauvre devait sans doute être terrifié à l’idée qu’on le sache et que les gens se mette à croire certaine chose sur son compte.

-C’est bon Oikawa-san sait garder un secret, ria-t-il pour détendre l‘atmosphère. Et je vais même attirer toutes les filles sur moi pour que tu sois tranquille, après tout je suis séduisant.

Le « Merci Oikawa-sempai » ne fut pas prononcer très fort, mais il l’entendit et souriait chaleureusement en répondant que c’était normal. Et puis il avait déjà pas mal de la population féminine à ses pieds avoir la totalité ne serait pas trop compliquer. Il regarda son meilleur ami au loin leur faire signe de se dépêcher et il accéléra le pas oubliant toutes injustice le cœur léger.

 

Oikawa regardait la jeune fille en face de lui, elle était grande, les cheveux noirs dans un coupe courte et élégante, ses yeux oscillait entre le vert et le gris, lui rappelant étrangement quelqu’un d’autre. Elle tortillait nerveusement une mèche de cheveux en évitant son regard, elle lui avait remis une lettre un peu plus tôt dans la journée, lui demandant de le rencontrer à la pause déjeuné sur le toit de l’école. Il savait exactement ce qu’elle lui voulait au moment même où elle l’avait abordé dans la matinée, mais il trouvait que c’était courageux de sa part de lui remettre la lettre en main propre et non la glisser dans son casier. C’était pourquoi il envisageait d’accepter de sortir avec elle et puis elle était mignonne.

-Je sais qu’on ne se connaît pas vraiment et en plus je suis une bêta, mais mes sentiments pour vous son sincère Oikawa-san. Alors si vous pouviez accepter d’au moins apprendre à se qu’on se connaisse mieux j’en serais honoré, dit-elle d’un trait en s’inclinant.

-Pas besoin d’être si formel Miyu-chan, rit-il. Et je serais heureux de passer du temps avec toi.

Quelques rencarts plus tard, ils sortaient ensemble et Oikawa pensait que peut-être cette fois-ci il ressentirait quelque chose pour elle, parce que vraiment il l’appréciait beaucoup.

 

Miyu était drôle, gentille, compréhensive et elle aimait bien regarder des films sur les extra-terrestres avec lui. Il adorait ses yeux à la teinte vert-gris ainsi que son rire honnête et franc. Oikawa avait appris à l’adorer en deux semaines. Mais à l’instant présent il avait juste envie d’embrasser son meilleur ami. Ce n’était pas une nouveauté, il en avait déjà ressenti plusieurs fois l’envie et son premier baiser avait été avec lui, bien que ce fût pour lui montrer toute sa gratitude. Sauf qu’il ne devrait pas en ressentir l’envie alors qu’il avait Miyu comme petite amie. Il caressa les cheveux hérissé en se disant qu’Iwaizumi ne devrait juste pas ressembler si mignon les joues rougies par la fièvre et soupirant sous ses caresses. C’était tellement injuste.

-Tu ne devrais pas rester ici ou tu vas tomber malade, grogna le noiraud d’une voix faible et pâteuse en ouvrant péniblement les yeux révélant deux pupilles dont la couleur du jour oscillait entre le vert et le gris.

Et il réalisa quelque chose d’assez simple, Miyu lui rappelait son meilleur ami et il aimait ses yeux parce qu’il arrivait que ceux de l’ailier aient la même teinte certains jours. Il acquiesça sentant le besoin de réfléchir profondément à ce que cela signifiait et retourna dans sa propre maison s’étalant de tout son long sur le canapé.

Il aimait Miyu parce qu’elle lui rappelait son meilleur ami. Il aimait les yeux d’Hajime et le fait qu’ils étaient des fois gris, des fois vert, des fois oscillant entre les deux. Il avait envie de l’embrasser, de le serrer dans ses bras et il adorait avoir des câlins avec lui, trouvant qu’ils en n’avaient pas assez. Il ne supportait pas qu’on s’intéresse au noiraud dans un sens plus qu’amical. Et il avait déjà eu des rêves érotiques à son propos, peut importe à quel point il l’avait nié et mit ce fait dans un coin de son esprit. Oikawa voulait qu’ils restent ensemble comme ils l’étaient pour le reste de leur vie. Il s’imagina eux deux partageant quelque chose de plus et dû reconnaître que c’était ce qu’il souhaitait vraiment, être avec Hajime en étant encore plus proche de lui, dans un relation exclusive.

-Merde je l’aime, constata-t-il à haute voix. Je suis amoureux d’Iwa-chan et ce depuis un bon moment.

Seul le silence de la salle répondit à son aveu.

 

De la même façon qu’avoir une petite copine n’avait rien changé à sa popularité ou au nombre de déclaration reçue, le fait d’avoir pris conscience de la vrai profondeur de ces sentiments n’avait pas changé grand-chose. Il continuait de sortir avec Miyu et d’être le meilleur ami d’Iwaizumi. C’était juste que de temps en temps son regard s’attardait sur le corps de ce dernier, remarquant encore quelques détails qu’il n’avait pas saisis. Comme l’avantage que lui confiait la petite différence de hauteur ou le fait que le noiraud avait un cou un peu moins long que le sien, que ses épaules étaient moins tombantes ou qu’il était un tout petit peu moins large que lui. Oikawa avait toujours crut qu’ils faisaient la même carrure bien qu’il soit un petit plus grand. Puis il avait réalisé en voyant Iwaizumi porté un de ses sweet un que le noiraud affectionnait au point de souvent le lui piquer parce qu’il était confortable, doux et chaud. C’était subtile, mais bien présent la façon dont le vêtement tombait un peu pus sur les épaules du noiraud que sur les siennes, ainsi que le bâillement au niveau de la taille, par contre le tissus s’accrochait un peu plus à ses hanches qu’aux siennes.

-Iwa-chan a des hanches plus larges que moi, remarqua-t-il à voix haute. Mais une taille plus fi…

Il ne put finir sa phrase le plus petit lui ayant envoyé le livre de math en pleine figure.

-Tais-toi et travailles au lieu de dire des absurdités kusokawa, siffla le noiraud pendant qu’il se plaignait de la douleur.

 

Iwaizumi paraissait sur son lit, le début de terminal c’était bien passé et il se retrouvait dans la même classe que son meilleur ami. Kindaichi et Kunimi avaient rejoint le club de volley, ils avaient vraiment grandi suffisamment pour le dépasser. Ce qui le frustrait car hormis Watari il était le plus petit sur le terrain encore une fois. Enfin il était agréable de nouveau travaillé avec eux, Kunimi était toujours aussi calme que par le passé et Kindaichi … Hé bien il devait admettre qu’Oikawa n’avait pas tort quand il disait qu’il ressemblait un peu à un gamin dans une confiserie, le plus jeune était énormément admiratif de ses aînés surtout eux deux et on pouvait voir les étoiles brillé dans ses yeux quand il les regardait. En tout cas c’était toujours le même gosse avide d’apprendre et de compagnie agréable. Mais leur présence rappelait aussi que dans un autre club Kageyama s’entraînait. Pour l’instant Tooru ne semblait pas mal réagir, ce qui ne l’empêchait pas de craindre une réaction excessive de sa part. Il y avait aussi le fait que Kyoutani ne revenait toujours pas au club quand bien même il c’était battu avec Yahaba dans les couloirs le jour de la rentrée, il se demandait comment le passeur remplaçant allait le gérer l’année prochaine. Le dernier point négatif venait d’Oikawa et sa manie de flirter avec ses fans, Iwaizumi se demandait comment sa copine faisait pour supporter ça. Et bien ce n’était pas comme si le passeur la trompait, ou acceptait d’avoir des rencarts avec d’autre fille, mais elle ne devait certainement pas apprécier, à ce demandé comment elle faisait pour rester avec son meilleur ami. Il savait la réponse elle était trop gentille et elle l’aimait.

Il soupira il détestait se sentir jaloux, surtout de quelqu’un comme Miyu. Mais elle avait la seule chose qu’il ne pouvait pas avoir et qu’il désirait ardemment, Oikawa. Peut importait à quel point son meilleur ami pouvait se montrer affectueux et câlin avec lui, cela restait platonique, c’était juste une démonstration d’affection amicale. Il souhaitait égoïstement être le personne la plus importante pour le brun, avec qui il avait envie d’être plus que quiconque, celui qu’il désirait et chérissait. Hajime savait que le passeur tiendrait toujours à lui plus qu’à la plus part des gens, qu’ils seraient toujours les meilleurs amis. Mais quand il l’imaginait se marier cela ne suffisait pas à faire taire l’amertume qu’il ressentait.

-Iwa-chan, chantonna l’objet de ses pensées en ouvrant la porte de sa chambre sans avoir prit la peine de frapper avant. Mon sublime être est venu te tenir compagnie.

-Comme si je voulais te voir bakawa, grogna-t-il en se retournant sur le ventre et enfouissant son visage dans son oreiller pour ne pas voir le visage de l‘idiot.

Il voulait juste continuer à ne rien faire hormis broyer du noir sur ses sentiments amoureux et peut-être plus tard repenser à des choses positif comme cela était le cas au début. Il n’avait même pas envie de participer à leur gouaille habituelle. Oikawa se laissa tomber sur son lit, secouant le matelas, avant de poser sa main sur le bas de son dos et sa tête sur son épaule. Il avait appris à contrôler ses réactions face aux touches sans pouvoir empêcher les sentiments particuliers qui en résultaient.

-Iwa, gémit l’autre à son oreille. J’ai besoin de parler à quelqu’un qui m’écoutera.

Il tourna la tête, rencontrant les yeux bruns de son meilleur ami, pour lui dire d’aller embêter quelqu’un d’autre quand il sentit une odeur vanillé. Son corps se crispa, Tooru n’utilisait rien ayant cette odeur, ce qui voulait dire qu’il avait été suffisamment proche de Miyu pour qu’elle laisse une trace de son parfum sur lui. Son ventre se tordit de manière douloureuse alors qu’il sentait une main glacée se saisir de son cœur, il ne voulait pas savoir ce qui c’était passé. Il ne voulait pas entendre ce que l’autre voulait lui dire.

-C’était pas exactement ce que j’avais imaginé, mais c’est meilleur que ce que je pensais, commençais à raconter son meilleur ami. Enfin tu sais le…

-Tais-toi ! Le coupa-t-il en le repoussant loin de lui.

-Hé ! Protesta le brun.

-Je ne veux pas savoir, fit-il en enterrant sa tête sous son oreiller, il ne voulait vraiment pas le savoir.

-Mais tu es mon meilleur ami, à qui d’autre veux-tu d’autre que j’en parle ? Demanda rhétoriquement l’autre.

Il l’ignora lui et ses tentatives d’attirer son attention. Bien sûr qu’il savait qu’un jour cela arriverait surtout après six mois de relation heureuse avec Miyu, mais il ne pensait pas que ça ferait aussi mal. Comme pour le torturer un peu plus son imagination produisait des images de ce qui avait du se passer. La sonnerie du portable d’Oikawa retentit, le faisant ressortir la tête pour découvrir que le brun souriant pleinement à la lecture d’un message. Il eut des frissons dans le dos.

-Qui va être ta victime ? Questionna-t-il.

-Hirihata-san je vous aime, souffla le brun avant de lui répondre. L’entraîneur vient de me dire dans quel lycée avait atterrit Kageyama. Je vais pouvoir vérifier à quel point il c’est améliorer et l’écraser au passage. Bye Iwa faut que j’aille le voir pour le convaincre d‘un match amical, il doit encore être au lycée.

Il ne lui dit pas que Hirihata-san ne passait certainement pas tous ces samedis dans son bureau ou qu‘il lui fallait juste envoyer un message de retour pour obtenir la rencontre, cela lui ferait les pieds de se déplacer pour rien. Il retourna à déprimer, ne cachant plus ses émotions dès que le brun fut parti de sa chambre. Il avait juste envie de pleurer quand un grand bruit retentit le faisant se précipiter en dehors de la pièce pour découvrir son meilleur ami en bas des escaliers.

-Oikawa ça va ?

Il entendait la panique dans sa voix mais n’avait pas vraiment à l’esprit de le cacher.

-Ah ouais, ça va je suis juste tombé, répondit l’autre en tentant de se relever avant de grimacer de douleur. Aie ! En fait peut-être pas, ma cheville me fait mal.

Iwaizumi ferma les yeux, inspirant et expirant profondément pour ne pas s’énerver. Comme cela ne marcha pas il claqua la tête de l’autre en l’insultant d’imbécile. Pourquoi son meilleur ami ne pouvait pas s’empêcher de le faire s’inquiéter pour lui ou juste le laisser se morfondre sur ses sentiments, hein ?

 

Oikawa savoura son café en écoutant sa petite amie discuter avec son meilleur ami, ou plutôt se plaindre de sa bêtise pour réussir à se fouler la cheville. Les deux noirauds s’entendaient bien, riaient ensemble assez facilement et étaient les seuls qui le sortaient de son troupeau de fan. Il gardait pour lui la remarque qu’ils avaient prit exactement la même chose tous les deux, ou le fait que ce jour là leur yeux avaient exactement la même teinte. Il sourit chaleureusement à la jeune fille quand elle s’adressa à lui, acquiesçant à sa question. Il l’aimait, voilà pourquoi il sortait avec elle, c’était juste qu’il aimait encore plus son meilleur ami. Il n’hésiterait pas une seconde à la quitter si c’était pour sortir avec lui et se sentait un peu mal pour ce fait. Être avec Miyu lui permettait d’oublier temporairement ses sentiments, sans le savoir elle pansait son cœur qui saignait. Il aurait tellement voulut avoir Iwaizumi pour lui seul et qu’il ne regarde que lui. Sauf qu’il refusait de risquer leur amitié en dévoilant ses sentiments. Iwaizumi n’allait pas le fuir ou être dégoûté de lui, mais il y aurait une gêne dans leur amitié si ces sentiments n’étaient pas retournés. Pire il craignait que son meilleur ami n’oserait pas le rejeter par peur de le blesser, ce qui lui laisserait un goût amer en bouche.

Il regardait le dos d’Hajime peu à peu dans la rue, fantasmant à ce que des bras bronzé et musclé le tiennent serré. La voix de Miyu le sortit de sa rêverie de sa voix douce.

-Mes parents sont allés voir des cousins, on a la maison pour nous seuls. Est-ce que tu veux venir ? Suggéra-t-elle en tortillant une mèche entre ses doigts fins.

Il la regarda, c’était vraiment une belle fille, et son tic de jouer avec ses cheveux était plutôt mignon. Il sourit et accepta, mettant dans un coin de son esprit la petite voix qui disait que ce n’était pas elle qui voulait vraiment. Son corps était doux sous le sien et ils gémissaient doucement de concert dans la volupté du moment. Oikawa n’avait pas trouvé de meilleures façons d’oublier ses sentiments que d’être avec elle.

 

Iwaizumi s’échauffait pour le match d’entraînement aux côtés de ces coéquipiers, son esprit n’était pas totalement concentrer sur le match à venir, ce cessant de dériver vers son meilleur ami qui aurait déjà du être de retour de chez son rendez vous chez le médecin. Ce n’est qu’une fois que le match allait commençait qu’il remarqua la présence de son ancien kouhai de Kitagawa Daiichi.

-C’est vraiment Kageyama… Commenta-t-il en constatant qu’il c’était la encore une fois fait rattraper en taille, les secondes de cette année semblaient tous être monté sur des perches, c’était vexant à force.

Il ignora Matsukawa qui se plaignait de jouer contre les corbeaux, que diable attendait donc Oikawa pour venir, après tout c’était lui qui avait insisté sur cette rencontre pourtant. La fin de match retentit avec leur défaite malgré l’apparition tardive de leur capitaine, le laissant perplexe. Kageyama était devenu assez effrayant, rien à voir avec le gamin innocent qu’il avait connu. Mais c’était sa combinaison avec le petit rouquin qui le laissait interrogatif, comment pouvait-on frapper la balle sans la regarder ? Il avait saisit le principe, Kageyama avait suffisamment de précision pour l’envoyer droit dans la paume. Mais le fait de faire tellement confiance à quelqu’un au point de sauter les yeux fermés, il avait du mal à le saisir. Si lui il avait une confiance infaillible en Oikawa c’était parce qu’il se connaissait depuis tellement longtemps.

En jetant un coup d’œil à l’entrée du gymnase il put voir la manageuse de Karasuno qui ramenait les dernières affaires vers le car et son capitaine qui flirtait avec elle. Il ramassa le ballon le plus près de lui, pourquoi fallait-il que le brun courtise chaque fille qui passait, son fan club était suffisamment grand comme ça. Il s’apprêtait à envoyer le ballon directement sur la tête de l’idiot quand il constata qu’il se faisait royalement ignorer.

-Enfin quelqu’un qui ne cède pas à ses charmes, souffla-t-il pour lui-même.

-Iwa-chan tu as dit quelque chose ? Demanda son meilleur ami en trottinant vers lui.

-Non rien. En tout cas Kageyama il envoyait du pâté !

-C’est vrai, accepta de reconnaître le brun. C’est un peu comme si un génie qui tournait en rond avait soudain trouvé le chemin que devait prendre son talent. Du coup, les mecs ordinaires n’arriveront pas à sa cheville.

-Ha ouais ? Même toi ? Demanda-t-il, il savait que le plus jeune était un prodige, mais son capitaine était certainement le meilleur passeur de la région, pas qui lui dirait sans nécessité. Il ne voulait pas traiter avec Tooru quand celui-ci prenait la grosse tête.

-En ce qui concerne les passes en tout cas. À mon avis, y a personne qui peut se mesurer à Tobio en terme de passe dans toute la région, déclara le plus grand en jouant avec un ballon. Mais bon pour ce qui et des services, des blocs et des attaques je n’ai pas à rougir.

Iwaizumi sentit l’irritation familière le chatouiller, ainsi qu’une pointe d’inquiétude. Son meilleur ami n’allait pas recommencer comme au collège quand même ?

-Tiens le même discours pour les passes, crétin d’Oikawa ! T’es passeur oui ou merde ?! S’énerva-t-il en le frappant avec une balle.

Il écouta perplexe le discours de son ami, avant de le frapper encore, il avait momentanément oublié quel idiot pouvait se révéler être l’autre. Iwaizumi se détendit au moins il ne semblait pas retomber dans la frustration et l’impatience. Il n’avait pas besoin de voir l’autre se blesser une seconde fois en se surmenant.

-Je me demande si sa synchronisation avec le minus ne vient que de son talent ? Se demandait Tooru pensif.

-Comment-ça ? Interrogea-t-il ne voyant pas de quoi d’autre il pouvait s’agir.

-Le rouquin était un oméga. Et on dit que les alphas qui ont marqué un oméga sont vraiment en phase avec eux. Ils ont peut-être commencé d’établir un lien sans la marque. Ou peut-être est-ce juste son génie.

Ah… il n’avait pas remarqué le statut du numéro cinq, il fallait dire qu’il n’avait pas vraiment prêté attention à ce genre de détails. Karasuno ne semblait pas porter d’attention à ça non plus et ce n’était pas plus mal de son point de vue. Il n’aimait définitivement pas les équipes avec la même mentalité que Shiratorizawa.

 

Oikawa reposait sa tête sur l’épaule de son meilleur ami pendant qu’ils regardaient un film, bien installés sur le canapé de son salon. Il entendait sa mère chantonné en préparant le dîner dans la cuisine avec l’aide de sa sœur. Son beau frère aidait Takeru à faire ces devoirs dans la salle à manger tout en réalisant son propre travail sur son ordinateur portable. L’atmosphère apaisante qui régnait leurs faisait oublier la défaite du jour contre Ushijima., mais pas la douleur qu’il ressentait en pensant à Iwaizumi. Il glissa sa main dans celle du noiraud la serrant doucement qui pour répondre à son geste frotta son pouce sur le dessus des ses articulation. Si seulement ils pouvaient rester comme ça pour toujours, songeait-il.

 

-C’est donc pour cela que ce week-end vous jouerez amicalement contre Shiratorizawa, annonçait Mizoguchi

-Profitez de cette occasion pour prendre votre revanche et pour les premières années de mieux s’imprégner de leurs style de jeux, ajouta Hirihata en conclusion, observant ces joueurs et constatant avec satisfaction que les regards de ceux qui était perplexe au début était maintenant déterminer. Afin de gagnez au printemps.

Oikawa serra les poings, impatient d’y être, il savait que le but de l’entraîneur était plus de tenter de gagner au moins un set pour remonter le moral face à leur défaite tout en gardant leur frustration présente et aussi de tester Kyoutani si celui-ci faisait son retour au club.

 

Oikawa que ce soit par une chance extraordinaire ou par la volonté du destin n’avait jamais senti l’odeur particulière des chaleurs. Pourtant les accidents au collège n’étaient pas particulièrement rares, que se soit les omégas ou les psis leurs premières périodes commencent généralement aux moments ou leurs statuts se révèlent. Et il arrive cette révélation arrive pendant les cours ou les activités de club. Il a toujours su se contrôler face à leurs parfums qui est attractifs pour les alphas à tout moment, cependant il était loin de se douter que ce qu’il avait entendu sur la difficulté de résisté aux phéromones émis pendant les chaleurs n’était pas exagéré. Et maintenant qu’il était au lycée les accidents se faisaient rare, les psis et oméga restant en sécurité chez eux pendant leurs chaleurs. Il y avait donc pour lui très peu de chance de se retrouver un jour face à une période. Mais rare n’était pas impossible.

Le match d’entraînement contre Shiratorizawa avait commencé, mais Tooru n’arrivait pas à ce concentré dessus. Et pour cause, l’état de son meilleur ami l’inquiétait. Alors même que ce n’était que le début du jeu ce dernier semblait sur les rotules, transpirant plus que d’habitude et sa respiration semblait plus lourde aussi. Il n’était pas le seul à lui jeter des regards inquiet, Matsukawa ne le lâchait pas des yeux, surveillant plus Iwaizumi que le ballon de peur qu’il fasse un malaise. Même Kunimi avait une expression préoccupé alors qu’il cachait quasiment toujours ses émotions. Le pire étant le regard qu’il avait surpris d’Ushijima qui affichait de la confusion à la place de son mépris habituel. Si même ce type s’en apercevait. C’était à lui de servir et pour la première fois il le regretta. Les spectateurs dans les gradins l’encouragèrent et il leur jeta un rapide coup d’œil pour voir Miyu. Un regard leur suffit pour savoir qu’ils partageaient la même préoccupation. Il se sentit rassurer de voir qu’il n’y avait pas que les joueurs sur le terrain qui avait remarqué l’état anormal du numéro quatre de Seijou. Elle lui fit un petit signe, demandant si elle devait aller chercher l’infirmière. Discrètement il répondit non, dès l’échange finit il comptait demander un temps mort, point gagné ou perdu, pour tenter de convaincre son ami de se reposer. Bien sûr il fallait que ni Hirihata ni Mizoguchi ne soient présent à ce moment pour sortir l’ailier du terrain. Iwaizumi avait beau se plaindre qu’il ne savait pas prendre soin de lui, il ne valait pas toujours mieux que lui. Si au moins il ne craignait pas la rebuffade il l’aurait déjà sorti, ou même empêcher d’entrer sur le terrain.

Il mit trop de force dans son service et celui-ci fut complètement dehors provoquant une agitation sans pareille. Sans plus s’en préoccupé il cria temps mort et se dirigea vers son meilleur ami qui les mains sur les genoux respirait lourdement. Il s’arrêta à quelques pas de lui ce demandant ce qu’il devait dire avant d’opter pour une approche ni trop subtile ni trop directe.

-Iwa-chan est-ce que ça va ? Demanda-t-il en scrutant attentivement son meilleur ami qui le regarda les yeux vitreux.

-Ouais, ça va, reçu-t-il en réponse dans un souffle laborieux.

-Tu es sûr ? Tu pourrais t’asseoir quelques minutes, proposa-t-il ne voulant pas le traîner de force.

Sa main c’était posé doucement sur son épaule pour appuyer la sollicitude qu’il tentait de faire transpercer dans sa voix, bien qu’il fût certain que l’inquiétude dominait largement. Il ne s’attendait pas à ce qu’Iwaizumi se redresse si vivement pour l’envoyer paître et il fit instinctivement un pas en arrière. Au lieu de le frapper comme à son habitude le noiraud s’écroula sur lui. Il ne put retenir le poids soudain et tomba dans un petit cri de surprise. Le choc de sa tête contre le parquais lui fit momentanément oublier la situation et il tenta de se relever avant de s’apercevoir qu’Hajime était sur lui. Il fit signe que ça allait, à Matsukawa qui c’était aussitôt rapprocher, Hanamaki sur les talons. Les deux dernières années se tournèrent vers les autres pour prendre la gestion. Il baissa les yeux sur le corps contre le sien qui tentait de se redresser, les membres tremblant, la respiration saccadé et le visage rouge. Il se figea alors que son esprit lui rappelait la ressemblance avec son dernier rêve érotique. Il se mordit la lèvre revenant à la réalité chassant le fantasme de son as le suppliant de le faire venir, ce n’était pas le moment. Oikawa inspira profondément pour se calmer et ignorer les cuisses qui c’étaient glisser sous les siennes, quand il fut frapper par une senteur exquise qui lui renvoya ses désirs en pleine face. Un instant il s’imagina inverser leur position en retirant au passage le short du numéro quatre et de le faire sien là tout de suite. Mais c’était son meilleur ami dont il s’agissait, la personne dont le point de vue comptait le plus pour lui.

Il l’appela faiblement espérant que ça l’aiderait à résister à ses pulsions. Mais ce fut le contraire quand il entendit son prénom dans un gémissement qui ressemblait bien trop à son rêve. Ses dernières résistances s’envolèrent ne le laissant plus qu’avec ses propres désirs charnels. Il plaqua l’autre contre lui en enfouissant sa tête dans les cheveux hérissé. Il n’était pas surpris de l’excitation qui se frottait à lui, s’étonnant plus ne pas encore être totalement dur.

-Oui. Tooru, oui, miaulait contre son cou son meilleur ami finissant de lui faire perdre la tête.

Le brun avait, à ce point, totalement oublié ou ils se trouvaient et qu’ils n’étaient pas seul. Il voulait sentir la peau chaude frissonner sous ses doigts et entendre encore plus de ces sons. Un gémissement encore plus sensuel arriva à ses oreilles et il arracha la tête de son meilleur ami de son cou afin de pouvoir l’embrasser. Ce n’était clairement pas le second baisé tant de fois imaginé, il était beaucoup trop agressif pour que cela soit ressemblant avec ses fantasmes. Mais au vu de son impatience il s’étonnait de ne pas déjà être en train de le ravir. Il eut la satisfaction de se voir accorder l’accès à la bouche, gâchée par une ombre qui le surplombait. L’odeur et le faible grondement ne laissa pas de toute dans son esprit, quelqu’un voulait lui voler Hajime. Et ça c’était hors de question.

En relevant la tête il aperçut Kunimi qui fixait le noiraud avec convoitise, Kindaichi à un pas derrière avait le même regard avec de la confusion en plus. Watari tentait de les faire reculer, mais l’ailier ne voulait pas bouger. Au fond Matsukawa se pinçait le nez en se laissant guider par Hanamaki qui le poussa en dehors du gymnase. Yahaba lui tentait de retenir les joueurs de Shiratorizawa avec deux bêtas d’Aoba qui gardaient parfaitement le contrôl d’eux-mêmes. Les autres membres du club étant bêta faisait tout leur effort pour ne pas céder à leur désir et prenait la direction de la sortit, entraînant tant bien que mal à leur suite les alphas. Certains de joueurs sur le terrain c’étaient mit à ce battre pour empêcher leur concurrents de se rapprocher de l’ailier contre lui. Les spectateurs furent les moins touchés par les phéromones car ils étaient les plus éloigné, mais certain d’entre eux gémissaient de désespoir de ne pas pouvoir descendre et réclamer Iwaizumi pour eux. Oikawa ne prêtait pas vraiment attention à tout ça, son attention focalisé sur Kunimi et il plongea ses yeux rouges dans ceux tout aussi flamboyant de son kouhai avant de pousser un profond grognement d’avertissement. L’as était le sien, il ne permettrait pas à un autre alpha de l’approcher. Son grondement fit reculer tous ceux proches de lui dans la précipitation, il ne s’arrêta que quand la menace fut suffisamment éloignée.

Les couinements de plaisir provenant d’Hajime sonnèrent comme des félicitations à ses oreilles. Le noiraud était plus qu’heureux qu’il assurait sa possession. Il l’embrassa avec encore plus d’exigence qu’auparavant, il voulait tout de l’autre sans aucune protestation. De toute façon il ne reçut aucune objection, pas même quand son doigt se pressa à l’entrée dégoulinante, sans pour autant entrer. Il écarta la tête de son meilleur ami, suffisamment pour mettre fin au baiser, mais pas trop de façon à n’avoir dans sa vision que son visage. Il prit le temps de savourer la vue, les joues rouges, les yeux argent vitreux par le désir et les lèvres gonflées par le baiser laissant passer un souffle haletant.

-Je te veux en moi, s’il te plaît.

Il n’allait certainement pas le lui refuser, surtout quand il n’avait que ça en tête. Mais à peine la phrase dite que Hirihata souleva Iwaizumi dans ses bras l’entraînant loin. Il grogna voulut le rejoindre pour reprendre ce qui lui appartenait, mais Mizoguchi le maintenait fermement sur place avec l’aide d’Hanamaki.

- Lâchez-moi ! Ordonna-t-il en vain. Il est à moi, il doit être le mien.

La fin de la phrase était presque une supplique, sa voix était remplie du désespoir de la séparation. Puis il vu Ushijima qui failli échapper au personnel de Shiratorizawa. Un feulement contenant toute la haine pouvant exister, sortit de sa gorge, droit contre le génie. Ce dernier se retourna pour lui répliquer un grondement profond qui n’admettait pas de contradiction. Sauf qu’il était bien loin d’accepter à se soumettre et se débattit de plus belle voulant défier l’autre alpha et ramener Iwaizumi auprès de lui. La porte du gymnase se referma en claquement sec et l’odeur se dissipa rapidement rendant les esprits à nouveau clair.

Oikawa se tenait immobile, réalisant ce qu’il venait de se passer. L’horreur s’installa, il avait été à deux doigts de coucher avec son meilleur ami en plein milieu d’un match d’entraînement.

 

Iwaizumi avait trop chaud et la tête qui tournait légèrement pas moment, mais il préférait ignorer ce fait et ce concentrer sur l’échauffement. Il était étrange de ne pas entendre le coach leur crier dessus, sa simple absence rendait le gymnase moins bruyant. C’était la première fois qu’il voyait Mizoguchi être absent, enfin en retard d’après Hirihata. Un cri retentit attirant l’attention, un des joueurs remplaçants des Shiratorizawa se tenait le nez en gémissant de douleur, affalé sur le sol. Du sang passait entre ses doigts dégoulinant jusqu’au sol. Les entraîneurs des deux équipes prirent le joueur pour l’emmener à l’infirmerie ordonnant que le match commence sans eux. Il était au lycée et non plus au collège permettant aux adultes de laisser les adolescents sans surveillance(2).

Le jeu débuta et il se retrouva vite essoufflé et bouillant, sa vision allant floue au début en de courte période puis un peu plus longtemps et plus souvent. Il sentait peser sur lui le regard inquiet de ces coéquipiers en particulier celui d’Oikawa. Le bon sens voudrait qu’il demande à sortir du terrain se reposer, il n’était même pas capable de jouer correctement, ses frappes manquaient de puissance et ses réceptions étaient faibles. Il savait cela, mais refusait d’abandonner voulant plus que tous battre l’équipe en face d’eux. Son capitaine demanda un temps mort et il sentit son attention se fixer sur lui. Il ne le regarda pas, fixant les planches du parquet à la place. Il n’arrivait pas vraiment distinguer les lattes les unes des autres alors il ferma les yeux tentant d’au moins reprendre son souffle. Pourquoi faisait-il si chaud ?

-Iwa-chan est-ce que ça va ? Demanda la voix d’Oikawa.

Il tourna son visage pour voir le visage du plus grand hésitant et inquiet, sa vision était moins floue.

-Ouais ça va, répondit-il se maudissant pour que son souffle soit si saccadé.

-Tu es sûr ? Insistait Tooru en posant sa main sur son épaule. Tu pourrais t’asseoir quelques minutes.

Il se retourna instantanément pour faire face au passeur, mais le mouvement brusque obscurcir sa vision, il se sentit défaillir. Son corps le lâcha et il s’écrasa sur Oikawa qui tombait lui-même vers l’arrière. L’odeur de son meilleur ami perça la brume de son esprit, plus forte que d’habitude et soudain irrésistible. Le brun tenta de se relever, mais il pesait de tous son poids sur lui. La jambe du passeur en se pliant frôla sa cuisse et bizarrement la seule chose auquel il put penser était le fait que le bas de son corps se trouvait entre les jambes de son meilleur ami, avant de se rendre compte qu’il devait se redresser. Mais il faisait si chaud, il était si difficile de simplement respirer et il voulait tellement sentir encore plus l’odeur du brun. Pourtant il s’écarta difficilement, prenant appui sur le torse de son meilleur ami pour ce faire. Avant de laisser retomber sa tête pour mieux sentir le parfum enivrant. Il se sentait devenir excité et humide dans un lieu inhabituel.

-Iwa-chan, fit la voix d’Oikawa provoquant une vague de désespoir en lui qu’il ne put se retenir d’exprimer.

Il voulait être encore plus proche du brun, ne respirer que son odeur, ne sentir que son corps contre le sien et il le souhaitait … en lui ? L’idée était floue dans son esprit.

-Tooru, implora Hajime à son meilleur ami de lui donner ce qui comblerait son besoin.

Son nez se casa dans le creux du cou du plus grand ne le laissant inhaler rien d’autre que le parfum qu’il connaissait si bien. Il traduisait toujours quelque chose de chaleureux et sécuritaire, mais à cela s’ajoutait maintenant un sentiment de désir. Puis d’un coup les mains d’Oikawa étaient sur lui, les rapprochant jusqu’à ce que leurs torse soient coller ensemble et le gardant coller contre lui. Les siennes se positionnèrent sur les hanches les maintenant pendant qu’ils pressaient les siennes fermement contre.

-Oui, laissa-t-il échapper d’une petite voix encourageant son meilleur ami et le suppliant. Tooru, oui.

Les mots étaient presque incompréhensibles, mais cela n’avait pas d’importance quand il sentait le brun faufiler une main sous son haut en haletant contre son oreille et durcissant. Une prise ferme sur ses cheveux tira sa tête en arrière à son plus grand mécontentement qui ne fut que de courte durée car une bouche avide dévora ses lèvres avec empressement. Il gémit sans retenue donnant tout ce qui lui était réclamé. Ce n’était pas simplement une envie, mais une nécessité d’appartenir à Oikawa, tant pis s’il était un véritable désordre.

Tooru abandonna ses lèvres dans un grognement menaçant, il ne savait pas à l’intention de qui et s’en fichait pas mal. L’important était que le brun le gardait pour lui seul. Le son le faisait vibrer tout entier de plaisir. Il lécha et mordilla la peau du cou sans retenir les bruits qui montait dans sa gorge afin de gagner de nouveau toute l’attention du brun. Ce dernier ne ce fit pas prier et dévora sa bouche avec encore plus de passion que précédemment tout en grattant légèrement ses ongles sur la peau de son dos de plus en plus bas. Jusqu’à ce que ses doigts atteignirent son entrée et la taquinèrent sans passer la barrière. S’en était d’autant plus frustrant que le passeur avait stoppé le baiser et maintenait sa tête juste en face de la sienne, empêchant tout mouvement. À ce point là Iwaizumi trouvait cela cruel et le supplia de le remplir. Il ne se souciait pas qu’ils n’étaient pas seuls, n’en ayant même plus conscience. Il avait juste besoin de l’autre.

Puis d’un coup on l’arracha à Oikawa, l’entraînant loin de lui. Contrairement à son meilleur ami il n’avait pas la force de ce débattre, et regarda impuissant le brun être maintenu au sol pour l’empêcher de le rejoindre tout deux plaidant pour qu’on les laisse ensemble. Si près de Tooru les sensations avaient été supportable voir même agréable, ce n’étaient plus le cas dès qu’il fut éloigner. Les odeurs de d’autres alphas lui parvinrent et l’attirèrent, mais il garda ses yeux sur son meilleur ami jusqu’à ce qu’il ne puisse plus le voir à cause d’autre corps qui bloquait la vue. Un court instant sa vision fut suffisamment claire pour distinguer Ushijima retenue par son entraîneur et son coach alors que d’autres aigles se battaient entre eux ou étaient retenus par Yahaba, puis tout redevint flou.

Les odeurs s’estompèrent sauf une qui le laissait indifférent et dans l’excès de ressentis trop imposant. Il entendit à peine ce que lui dit Hirihata ou le bruit de la serrure, les battements de son cœur et sa respiration couvrant le tout. Un sanglot s’échappa rapidement suivit d’un autre. Iwaizumi se recroquevilla sans que cela n’atténue un temps soit peu son besoin qui en était maintenant douloureux.

 

Matsukawa lui tapa l’épaule en signe d’encouragement avant de s’éloigner dans le couloir. Son débriefing avec l’infirmière avait été étonnamment rapide, Oikawa était sûr qu’il ne pourrait pas s’en sortir aussi bien. Il se força à ne plus mordiller sa lèvre inférieure avant de rentrer dans l’infirmerie. Il s’assit sur un des lits et attendit que la jeune femme finisse le rapport sur son collègue pour s’intéresser à lui. Il n’était pas particulièrement pressé que cela soit le cas, n’ayant pas envie de parler de ce qui venait de ce passé.

-Je vais d’abords avoir besoin que tu me confirmes quelque petites informations sur toi. Tu es Oikawa Tooru, en terminal, capitaine de l’équipe de volley et le passeur titulaire, annonça-t-elle en notant les informations sur une feuille et il acquiesça. Le jeune homme qui a été ramené chez lui est Iwaizumi Hajime, le vice capitaine et on m’a dit que c’est ton meilleur ami. C’est bien cela ?

-Oui, répondit-il la voix un peu tendue.

-Très bien, apparemment tu as été l’un des plus exposé à la première chaleur de ton ami. C’était la première fois que tu sentais les phéromones relâchées pendant une période ?

-Oui, mais Iwa est un bêta, il n’est pas sensé avoir de chaleur. Je veux dire se sont les omégas qui sont en chaleur.

L’infirmière le regarda avec un petit sourire compatissant, il n’avait pas besoin de compassion. Même en se sentant perdu par ce qu’il avait fait et faillir faire, il n’en voulait pas.

-Avait-il l’odeur d’un bêta ? Demanda-t-elle, il répondit négativement et elle attendit qu’il comprenne ou elle voulait aller avant de reprendre. Il est rare que la révélation ait lieu pendant le lycée, d’autant plus en dernière année, mais il semblerait que se soit le cas pour ton ami. La chaleur des omégas mâle, bien que se soit valable aussi pour la période des psis femelle, est particulière dans le sens ou les phéromones sont généralement plus puissant au point ou même les bêtas sont attirés. Si tu n’as jamais été exposé à une période de psi ou d’oméga avant rien d’étonnant à ce que tu n’es pas pu résister à tes désirs d’alpha. Tu n’as pas besoin de culpabilisé à ce propos surtout que le pire à été éviter. Il est normal dans ta situation de s’être laissé emporter, d’accord ?

-D’accord, répéta-t-il pas convaincu et ce sentant coupable.

-Matsukawa a eu le réflexe de ce boucher le nez car sa petite sœur est une psi et que ce n’est pas la première fois qu’il est confronté à ce genre de situation. Les bêtas bien que sensible restent largement moins affecté. Alors il va falloir cesser de te blâmer, le sermonna-t-elle pas dupe. Bien maintenant pour évacuer tout le stress que ça a provoqué, tu va pouvoir parler de ce qui c’est passé. Sauf si tu préfères en parler à quelqu’un de mieux placé que moi comme un psychologue.

-Je ne pense pas que ce soit la peine, souffla-t-il s’imaginant plutôt servir jusqu’à l’épuisement pour se déstresser plutôt que de parler.

-C’est pour ça que je n’aime pas m’occuper des cellules de crise, murmura l’infirmière pour elle-même, mais il l’entendit néanmoins. Bon voilà ce qu’on va faire, d’ici la fin de la journée tu va aller voir le psy du lycée ou revenir me voir selon ce que tu préfères pour en parler. Mais attention n’essayes pas d’y couper parce que je le saurais. Comme ça tu va avoir un petit temps pour te remettre de tes émotions avant de les exprimer, ok ?

Il acquiesça et sortit laissant sa place au suivant. Oikawa se laissa tomber sur un banc dans un coin du lycée, son esprit traitant la nouvelle. Iwaizumi était un oméga et ils c’étaient embrasser, deux fois. Sa tête se laissa tomber sur le bois alors qu’il soupirait, il n’arrivait même pas à se réjouir de ce qu’il avait obtenu. Un oméga en chaleur serait près à le faire avec n’importe quel alpha, c’était ce qu’on lui avait appris. Ce n’était pas comme si son meilleur ami l’avait choisi, c’était juste un concours de circonstance. Il aurait très bien put se retrouver à prier Matsukawa et non lui. Il gémit, il avait en quelque sorte profité de son as. Ses yeux tombèrent sur ses mains, il avait pressé son doigt contre l’anus humide d’Hajime.

-Urg, dites moi que c’est un cauchemar, chuchota-t-il à voix haute.

Ou faite qu’Iwa-chan vienne me voir pour sortir avec moi, pensa-t-il en alternative.

-Tooru ?

Il leva les yeux pour voir Miyu debout devant lui. Ah oui, il allait devoir traiter avec sa petite amie de ce qu’il c’était passé, bien sûr. Se redressant il lui laissa de la place et elle s’assit à côté de lui en tripotant ses cheveux. Le silence ne lui fit pas se sentir mieux, comment avait-il pu faire cela ? En un instant il avait probablement brisé la plus vielle amitié qu’il avait et sa relation avec la seule fille qu’il avait vraiment aimé. Certes moins qu’Iwaizumi, mais personne ne pourrait jamais le remplacer.

-Tu sais ça fait plusieurs jour que j’y pense et avec ce qui vient de ce passer j’en suis maintenant sûre. Rompons.

-Hein ?! Attends Miyu, je sais que j’ai foiré, mais…

Elle le plaça un doigt sur ses lèvres pour le faire taire et pris une grande respiration avant de commencer son monologue :

-Ce n’est pas ça la cause, bien sûr ça y joue, mais je veux dire tu n’es pas responsable, pas plus qu’Iwaizumi-kun. Ce n’était pas comme si vous pouviez vous contrôler sur le moment. Le vrai problème c’est que tu ne m’aimes pas ou du moins pas plus que lui. Parce que tu l’aimes n’est-ce pas ? Après tout tu passes ton temps à parler de lui, à le dévorer des yeux. Je ne sais pas comment j’ai fait pour ne pas m’en rendre compte plus tôt. J’adore Iwaizumi-kun et j’étais heureuse d’être son amie, surtout que c’est ton meilleur ami, mais quand je te vois le regarder je suis juste jalouse que tu ne me regarde pas de la même manière. Et je déteste ça ou je déteste le détester ? Enfin bref c’est pour ça que je me demandais si ça ne valait pas mieux de rompre. Puis maintenant qu’il est un oméga, je me dis qu’il n’y a pas de raison que tu restes avec moi vu que tu es un alpha. Il te comblera plus que moi.

Il voulut l’interrompre, mais elle lui imposa le silence pour continuer.

-C’est vrai que tu te fiches que je sois une bêta ou non et grâce à toi j’ai pris conscience que je pouvais être avec un alpha même sans être une oméga. Mais là il s’agit d’Iwaizumi-kun. Si j’étais prête à me battre contre d’autres filles ou d’autres omégas, je ne le suis pas contre lui étant en plus un oméga. Déjà que sans ça je ne pense pas pouvoir gagner. Dans ce cas là, la meilleure solution pour moi est de passer à autre chose. Mais juste pour confirmation, sa voix devint plus faible et hésitante, est-ce que sans ça j’aurais eu la moindre chance un jour de prendre la première place ?

Il sentait les yeux le piquer et il détourna le regard, il n’avait pas le droit de pleurer. Après tout elle avait raison sur toute la ligne, elle avait le droit de se donner une chance d’être vraiment heureuse.

-Si on avait finit par couper les ponts peut-être qu’avec de la chance ça aurait put être le cas, mais je ne souhaiterais jamais d’une vie sans lui, avoua-t-il.

-On attendra une semaine avant de l’annoncer, pour que l’histoire d’aujourd’hui se tasse. Je dirais juste que j’en avais marre d’être en concurrence avec tes fans et le volley. Et que je ne me voyais pas d’une relation à distance pour l’université. Ça te va ?

-Ouais, désolé.

Elle agita la main pour renier ses excuses en s’en allant. Finalement peut-être que de parler avec quelqu’un sur la journée lui ferait du bien. Parce que là Oikawa se sentait complètement abattu.

 

Ça faisait trois jour qu’il n’avait pas vu Iwaizumi, trois jours à se torturer l’esprit à ce qu’il devrait lui dire. Il avait longtemps hésité à envoyer un message avant de se dire que de toute façon le noiraud n’était pas en état pour le lire et qu’en plus celui-ci préférait les face à face. Le quatrième jour il se retrouva devant la porte des Iwaizumi attendant qu’on vienne lui ouvrir. Normalement son meilleur ami ne devrait plus être en chaleur, bien qu’il ne c’était pas montrer au lycée. La porte s’ouvrit sur la mère d’Hajime qui l’invita à rentrer prendre le thé. Elle avait l’air épuisée, paraissant soudain fragile. Hors s’il y avait une chose que Keiko Iwaizumi n’était pas c’était bien fragile, c’était une femme forte, têtue et parfois un peu violente comme son fils, bien que plus posée. Tout le contraire de l’image de la faible femme qui avait besoin de secours, elle tenait bien plus du chevalier en armure étincelante que de la princesse en détresse.

-Sa première chaleur est finie, mais il ne vaut mieux pas que tu le vois tout de suite, il est en train de se reposer. L’informa-t-elle, l’interdiction de le voir aujourd’hui était sous-entendue, mais il n’avait pas l’intention de désobéir. Comment est l’ambiance au lycée ?

-C’est toujours l’étonnement général, il a eu quelque rumeurs pas très glorieuse, mais comme ça vient du type qui c’était fait casser la figure par Iwa-chan l’année dernière personne n’y prête la moindre crédibilité. Surtout qu’il médisait déjà avant, raconta Oikawa se souvenant de la semaine ou il n’avait pas put voir son meilleur ami en dehors du lycée à cause de sa punition pour s’être battu.

-Je vois, alors ça va. Et le club ?

-Hé bien la plupart sont inquiet qu’Iwa-chan quitte le club, vu qu’Hirihata-san et Mizoguchi-san ont dit qu’ils soutiendraient sa décision quel qu’elle soit. Même s’ils préféreraient ne pas à avoir à désigner un autre pointu, raconta-t-il. Maki et Matsun se chargent d’égayer l’humeur et…

Il continua de parler sur le club pendant quelques minutes encore avant se s’arrêter ne voyant plus quoi dire. Le silence régna pesant et le mettant mal à l’aise. Finalement la mère de son meilleur ami le raccompagna à la porte le remerciant pour avoir amener les cours à son fils. Il descendit les marches menant au portail avant de se retourner brusquement, en prenant une grande inspiration pour se donner du courage.

-Pour ce qui c’est passé samedi, vous pouvez lui dire que je suis désolé, vraiment je regrette de… il fut interrompu par une vague de la main, au moins elle avait acquiescé. Et que je l’attends demain matin à l’entraînement.

Sa voix c’était fissuré à la fin, trahissant son doute, mais il se sentit soulager à la vu du sourire fatigué qu’il eu en réponse. Elle n’était pas contre le fait qu’Hajime continue le volley. Bien sûr peut-être son meilleur ami ne voudrait pas continuer pour ne pas à avoir à subir les rumeurs qui invariablement se mettront à courir sur lui s’il ne quittait pas le club. Mais il pouvait tout aussi bien choisir de continuer, en tout cas Oikawa souhaitait cela.

 

Ce fut tard dans la soirée que Tooru reçut un message d’Iwaizumi lui demandant de venir. Il quitta discrètement sa maison et sept minutes plus tard il se tenait dans la ruelle qui longeait l’arrière du jardin des Iwaizumi. Il n’était pas vraiment autorisé à voir son meilleur ami aujourd’hui ce qui l’obligeait à grimper par-dessus la palissade comme un voleur. Une fois au sommet, il ne se laissa pas tomber dans le jardin, au contraire il utilisa sa position pour attraper une des branches de l’arbre et se hissa dessus. Ce dernier étendait ses branches pardessus du mur de la maison jusqu’à pardessus la clôture. Il n’était pas aussi doué que le plus petit pour se déplacer sur les branches et craignait sans cesse que son support ne se rompe, néanmoins il atteignit la fenêtre de la chambre de son meilleur ami sans encombre. Cette dernière était déjà ouverte en son attente et il la referma derrière lui.

-J’étais sûr que tu te compliquerais la vie au lieu de passer par la porte. Apparemment j’avais raison, soupira le noiraud en guise de salutation.

Hajime se tenait sur son lit emmitouflé dans une couverture, il avait l’air plus petit et fragile comme cela. Oikawa le rejoignit, laissant une distance plus importante que d’habitude entre eux. Même comme ça il pouvait sentir son odeur, c’était à la fois la même qu’autre fois et quelque chose de nouveau. La senteur délicieuse des omégas c’était ajouté, rendant le parfum encore plus attirant qu’auparavant.

-Iwa-chan, se plaignit-il en faisant la moue. Tu n’étais pas censé recevoir de visite aujourd’hui.

-Pourquoi crois-tu que j’ai attendu si tard pour te demander de venir ? Ma mère c’est endormie il y a peu de temps, tu aurais très bien pu rentrer normalement et non comme un cambrioleur, déclara le noiraud faisant la question et la réponse, il se tortilla comme mal à l’aise et reprit la voix plus basse sans le regarder. À propos de ce qui c’est passé, je voulais te dire que tu n’avais pas à t’excuser. Après tout c’est de ma faute.

Il regarda l’ailier se mordiller la lèvre en lui jetant des petits coups d’œil d’appréhension. Son cœur se serra, comprenant ce que l’autre craignait, la perte de leur amitié. Il jeta ses bras autour de l’autre, sa bouche frôlant la joue pour murmurer tout contre l’oreille.

-Iwaizumi Hajime, tu n’es pas responsable. Tu ne pouvais pas contrôler ce qui t’arrivais ni ma réaction, ok ? Je suis le seul responsable de mes actions. J’étais incapable de résister à mes pulsions parce que je n’ai aucune maîtrise. Ce n’est pas une excuse, mon comportement reste inacceptable. Et si tu ne veux plus me parler, je respecterais ton choix. Mais si tu me pardonnes je vais te coller comme avant.

Son meilleur ami se détendit à ses paroles et les fit basculer sur le côté et les recouvrant tout deux de sa couverture. Il n’arrivait pas encore à chasser l’inquiétude qui le rongeait, il ne savait pas ce qu’il ferait si l’autre le repoussait d’un coup. Le noiraud comme s’il sentait ses doutes nicha sa tête dans le creux de son cou, rapprochant davantage leur corps.

-Comme si j’allais t’en vouloir, chuchota-t-il. Ça fait longtemps que je me suis résigné à être coincé avec un Oikawa Tooru qui pleurniche dans mon oreille comme meilleur ami.

-Tellement méchant, renifla le brun se sentant plus léger maintenant l’inquiétude partie.

Ses doigts jouèrent avec les cheveux pendant qu’il entremêlait leurs jambes. Ils étaient bien comme ça, chaleureux et confortable, tellement qu’ils ne tardèrent pas à s’endormir.

 

Son corps se sentait lourd et au chaud, à cela s’ajoutait une odeur absolument délicieuse. Oikawa se rapprocha encore de la chaleur près de lui, passant une jambe par-dessus. Il soupira de bonheur à la légère friction qu’il obtient contre son entrejambe. Il roula des hanches doucement contre la chaleur tirant plus de sensation agréable. Il y avait quelque chose de doux et lisse contre son visage d’où venait la senteur exquise et il était sûr, autant qu’il pouvait l’être sans être totalement réveillé, que le goût serait tout aussi merveilleux. Sa langue caressa la surface, goûtant quelque chose de légèrement sucrée. Il se mit à embrasser la surface, alternant baiser bouche ouverte, fermée et lèches. Un gémissement parvint à ses oreilles le faisant frissonner, il aimait ce son. La chose chaude, moelleuse et douce contre lui remua.

-Oikawa.

Le bruit venait d’un peu au-dessus de sa tête, il aimait beaucoup la tonalité de la voix et le ton ensommeillé de celle-ci. Il aspira la texture contre sa bouche. C’était vraiment délicieux et il se sentait si bien.

-Oikawa !

La voix d’Iwaizumi claqua, le réveillant d’un coup. Il ouvrit les yeux le regard hébété, il faisait un rêve plutôt agréable et… et il s’aperçut que ce n’était pas un rêve. Il cligna des yeux prenant conscience qu’il avait été en train de se frotter à son meilleur ami et de lui faire un suçon dans le cou. Il s’écarta encore un peu hagard. Ils leur arrivaient régulièrement de dormir chez l’un ou l’autre, voir dans le même lit bien que c’était plus rare qu’autrefois cela arrivait encore. Ce n’était donc pas la première fois qu’ils se réveillaient avec l’un d’entre eux ayant une érection matinal, ou les deux. C’était aussi déjà arriver qu’ils se retrouvent avec l’un deux broyant sur l’autre. Après tout c’était inévitable vu qu’ils étaient des adolescents en bonne santé qui faisait régulièrement des soirées pyjama depuis qu’ils étaient enfants. Ils n’étaient plus vraiment gênés quand ça arrivait, ou plutôt la gêne ne restait pas longtemps juste le temps de quitter la pièce pour aller se soulager dans la salle de bain. Sauf qu’ils n’avaient jamais fait de suçon à l’autre pendant leur sommeil ou demi-sommeil. Tooru se sentait mortifié en regardant la tache rose dans le cou de son meilleur ami.

-Désolé, souffla-t-il le regard fuyant.

-Hum tu crois que ça va mettre longtemps à disparaître ? Lui demanda le noiraud.

-Non ça aura déjà disparu quand on sera arrivé au lycée, répondit-il. Je t’emprunte la salle de bain.

Il quitta la chambre essayant douloureusement d’ignorer l’excitation de l’autre ou qu’il aimerait tellement pouvoir laisser un suçon bien fait et qui serait visible par tous sur son ami. Mais pour ça il faudrait qu’ils soient ensemble. Il se laissa glisser jusqu’au sol, la porte dans son dos. Derrière ses paupières fermées il revoyait le visage rougit de son meilleur ami, les yeux argent liquide remplis de désir. Son esprit rejoua les sons qu’il avait entendu lors de la première chaleur. Il ne lui fallut pas longtemps pour s’amener sur sa délivrance avec ses souvenirs. Il regarda sa main couverte de sperme sans vraiment la voir. Sa tête frappa la porte alors qu’il se demandait comment il allait pouvoir se contenir. Les omégas sentaient bon, beaucoup trop pour leur propre bien. Mais Hajime c’était encore autre chose, il n’avait jamais sentit rien de plus délicieux, déjà qu’avant il avait parfois du mal à se retenir. Maintenant tout en lui, lui criait de monopoliser son meilleur ami, autant son instinct que ses sentiments.

 

Iwaizumi se doutait que le retour au lycée après ce qui c’était passé pendant le match amical ne serait pas facile, tout le monde devait être au courant de ce qui c’était passé. Cependant il n’avait pas prévu que ça serait aussi dur. Il sentait les regards sur lui et entendait les murmures partout il allait. Les élèves au moins gardaient une certaine distance et ne venait pas l’importuner en lui demandant si tel ou tel rumeur était vrai, ni pour lui demander quelque chose de sexuel. Il savait cependant que ça ne tarderait pas à arriver. Pour couronner le tout Oikawa se tenait lui aussi à l’écart, trop mal à l’aise avec ce qui était arrivé ce matin. Il enfouit sa tête dans ses bras. Son meilleur ami avait beau dire qu’il ne souciait pas du statut, il évitait inconsciemment les omégas et les psis ou plutôt laissait toujours une distance plus importante comme pour être sûr de garder le contrôl de lui-même. Et maintenant il le fuyait sans prendre la peine de le cacher et ça, ça faisait mal. Une petite tape sur son épaule attira son attention et il leva la tête pour découvrir un type de son année qu’il aurait préféré ne pas voir. En grande partie parce qu’il incarnait parfaitement l’archétype de l’alpha prétentieux qui se croit tout permit. Si tous les alphas étaient comme lui, la société du japon ne les mettrait pas sur un piédestal. Au contraire ils subiraient le racisme que les omégas et psis subissaient. Hé bien il avait entendu dire que c’était le cas dans certain pays.

-Alors combien tu prends ? Demanda l’autre dernière année à sa plus grande incompréhension. Bah maintenant que t’es un oméga tu n’as plus à te cacher pour ton petit commerce de garage à …

Le type ne put finir sa phrase que sa tête s’écrasait avec force contre le bureau dans un craquement horrible. Un grognement sourd résonnait en fond alors qu’Oikawa la main serrant avec force les cheveux de l’autre alpha remonta la tête pour l’amener à son niveau. Ses yeux flamboyaient rouge alors qu’il prit la parole.

-La prochaine fois je te fais bouffer tes parties, compris Nakashima. Avertit-il la voix basse et menaçante.

Juste derrière le brun se tenait Matsukawa dont les pupilles avaient aussi prit la teinte carmine en signe d’avertissement. Ajoutez à la menace que son nez était complètement éclaté et pissait le sang, le type acquiesça avant de prendre la tangente. Iwaizumi frissonna, il devait reconnaître que ses amis faisaient peur quand ils le voulaient. Le pire étant que son capitaine ne cherchait même pas à être effrayant, il était juste en colère. Dans une fureur telle qu’il lui fallut quelques minutes avant que ses yeux reprenne leur couleur chocolat et qu’il soit calme. Pendant ce temps Matsukawa c’était installé su la chaise d’en face et Hanamaki les avait rejoint, plaisantant tranquillement sur ce qui venait de ce passer.

-L’année dernière c’était Iwaizumi qui l’avait envoyé voir l’infirmière, il fallait bien que cette année se soit Oikawa, commenta le rosé en souriant. Ces deux là seraient inquiets si elle n’avait pas de travail.

-Qu’est-ce que vous faite là ? Demanda l’ailier.

-On c’est dit que vu qu’on est des enfants modèles on devait faire en sorte que papa et maman se réconcilie, répondit Matsukawa. Parce que franchement on pense beaucoup à nos petits frères qui serait…

-Ok, Oikawa vous tapait sur le système à traîner dans vos pattes, traduisit-il.

-Hé ! Protesta le concerner.

-Bon ok il y a de ça, avoua Hanamaki. Mais c’est aussi bizarre de le voir te fuir alors comme on est gentil on te le ramène pour que vous régliez vos histoires. L’équipe de volley à besoin de sa maman et de son papa en bon terme.

Il haussa un sourcil, ignorant volontairement la vielle blague comme quoi lui et Oikawa était non seulement un vieux couple marié, mais aussi les parents des autres membres de l’équipe, sinon il n’en verrait plus le bout. Matsukawa et Hanamaki avait beau dire qu’être ami avec Oikawa était dangereux car il détectait toutes les faiblesses, ils n’étaient pas mieux avec leur coup tordu. Surtout le contreur central, il pouvait ce montrer assez retord sous ces airs endormis. Il tourna son regard vers son meilleur ami qui lui rendit un penaud avant de s’asseoir sur son bureau après avoir nettoyer le sang.

-Je suis désolé ? Essaya le brun bien que cela ressemblait plus à une question qu’autre chose.

-Après on dit que c’est moi qui suis violent, soupira-t-il. Alors que je n’ai jamais fracassez la tête de personne.

Il eu droit à un grand sourire en réponse et il sut que tout rentrait dans l’ordre pour l’instant au moins.

 

Il faisait chaud et le soleil tapait fort, augmentant la difficulté du festival sportif d’Aoba Jôsai. Oikawa c’était installé à l’ombre d’un des bâtiments pour se reposer. Assis contre lui Iwaizumi reposait sa tête sur son épaule profitant de ne pas se faire harceler par un autre élève. Les adolescents, passé quelques jours avaient abandonné la distance et les demandes plus ou moins honorable s’enchaînaient. Si quelques personnes demandaient simplement de sortir à son meilleurs amis, beaucoup demandaient tout autres choses quand ils ne l’exigeaient pas s’il n’y avait personne au alentour. Hajime avait rapidement compris que le moyen le plus efficace d’avoir la paix était de rester en permanence avec le brun ou Matsukawa. Autant certain alpha n’hésitait pas à intimider Hanamaki ou tout autre bêta pour lui parler en seul à seul, autant ils se retenaient plus quand il s’agissait d’un autre alpha. En particulier d’Oikawa après que celui-ci ait éclaté le nez de Nakashima une seconde fois. Hé bien il n’appréciait pas vraiment que ce dernier ait coincé son meilleur ami dans une cage vide d’escalier avec des amis à lui. Et même si Matsun et Maki l’avait accompagné c’était son nom qui était resté. Sa main caressa les cheveux noirs distraitement alors qu’il se demandait si cela serait acceptable d’embrasser la joue du noiraud. Ses pensée furent interrompues par l’arrivé de Kyoutani qui les regarda perplexe avant de lâcher un petit « tsk » méprisant. Il observa attentivement son kouhai et distingua la pointe d’intérêt qu’il voyait si souvent chez les alphas en présence de psis ou oméga. Bien sûr Kentaro serait intéressé, il était un alpha. Mais il pouvait toujours rêver pour avoir le pointu, il ne le lui laisserait pas. Avec un sourire moqueur il défia le plus jeune du regard avant de se pencher et d’embrasser le front de son meilleur ami à la plus grande incompréhension de ce dernier.

-Il parait que c’est toi le champion de bras de fer, je veux un match. Réclama le deuxième année en l‘ignorant.

-Iwa est en pause, repasse dans la classe quand il y sera, répliqua Oikawa gagnant un regard noir.

-C’est bon je vais y retourner, ça fera un échauffement avant le baseball, commenta le noiraud.

Kyoutani tourna les talons pour rejoindre la salle de classe ou se déroulait les duels de bras de fer pendant qu’ils se levaient. Il eu droit un regard interrogatif quand à son geste.

-Juste une envie d‘affection, haussa-t-il les épaules. Tu sais que si tu le bas il va te défier partout.

-Comme si j’allais perdre pour avoir la paix. Ça sera marrant de le battre partout, commenta Iwaizumi. Tu es vraiment en manque d’attention en ce moment.

-Et après c’est moi le pire, renifla le brun. Je vais finir par croire que tu es plus compétitif que moi.

Il ignora la partie sur son besoin constant d’attention, il ne pouvait pas dire qu’il avait juste du mal à réprimer ses envies. Il ne pouvait pas s’empêcher d’être plus câlin qu’avant, de toute façon même sans cela des rumeurs sur leur relation auraient couru. À chaque fois qu’il pensait au fait qu’ils n’étaient qu’amis il ressentait son cœur se serrer et cherchait le contact avec le noiraud. Iwaizumi le laissait faire, il le laissait toujours faire et c’était seulement lui qui pouvait le toucher comme ça. Et cela Tooru le savait et il en était heureux, parce qu’il était spécial pour l’autre, pas autant qu’il le voudrait, mais c’était déjà ça.

 

Oikawa avait envie de s’arracher les cheveux, oui les hermaphrodites sentaient encore meilleurs que les omégas femelles et les psis mâles, bien que c’était difficiles d’imaginer que ça soit possible. Et oui ils étaient rares et donc encore plus convoités. Mais s’il voyait encore un ou une alpha coincé Iwaizumi dans un coin, il allait faire quelque chose de débile comme marquer son meilleur ami ou très certainement se battre pour envoyer l’élément perturbateur à l’hôpital. Même si son meilleur ami n’était pas à lui, cela ne leurs donnaient pas le droit de le harceler voir tenter de l’abuser. Et comme si le fait que quasiment tous les alphas de l’école le faisaient ne suffisait pas, ceux des autres équipes avec qui ils avaient des matchs s’y mettaient. Il ne voulait même pas savoir ce que cela allait donner lors du tournoi. Non il ne voulait pas savoir.

-Oikawa, l’appela le noiraud. Lâches moi.

-Non.

Il resserra sa prise sur le corps de son vice-capitaine comme pour augmenter le poids de sa réponse et embrassa la tempe de ce dernier. Peut importait que toute l’équipe regardait la scène, ou que Kyoutani tentait de le tuer avec son regard. Il était actuellement celui qui avait le plus de droit sur Iwaizumi, alors il pouvait bien se permettre de l’enfermer entre ses bras si l’envie l’en prenait. Et puis au moins comme ça personne n’irait draguer son as. Et surtout pas cet idiot d’Ushijima.

-Qu’est-ce qui c’est passé ? Demanda Matsukawa qui distribuait les glaces.

-Iwa-chan est à moi, grogna-t-il en réponse bien que cela n‘éclairait pas beaucoup l‘autre.

-Kusokawa…

Le ton d’Hajime était lourd de la menace, montrant qu’il dépassait les bornes. Mais il s’en fichait pas mal, au contraire il plongea son regard dans le sien rapprochant leurs visages au point qu’il aurait put facilement l’embrasser. L’ailier dut le remarquer car il devint docile. Il aimait quand Iwaizumi devenait docile comme ça, ce qui arrivait plus fréquemment depuis qu’il était un oméga, ça lui donnait l’impression qu’il avait le droit de faire ce qu’il voulait avec lui. Pas qu’il avait essayé, c’était trop risqué pour qu’il le fasse vraiment.

-Je ne laisserais pas ce stupide Ushiwaka t’avoir, souffla-t-il. Hors de question qu’il pose la main sur toi.

Il descendit ses lèvres contre le cou du noiraud avant de le mordre à cet endroit. Il aspira la peau ronronnant presque de plaisir, ce n’était pas ce génie qui pouvait faire ça, ni qui que se soit d‘autre. Un coup de poing dans l’estomac le stoppa et il gémit de douleur. C’était que ça faisait mal. Lui non plus n’avait pas le droit.

-Pour une raison inconnue il y avait Ushijima au combini. Et pour une raison encore plus bizarre il m’a parlé, raconta le numéro quatre réellement perplexe que le capitaine de Shiratorizawa lui ait adressé la parole, il fronça des sourcils au souvenir. Enfin c’était plus une insulte de notre équipe qu’autre chose. Bref Oikawa est arrivé et l’a mal pris. Cet idiot est surprotecteur, parce que franchement c’était Ushijima quoi.

-Je ne le suis pas, protesta Tooru. Tu es juste aveugle. Hé bien il faut dire qu’Ushijima ne sait pas dragué, mais ça ne change en rien ses intentions. Stupide Iwa-chan.

Iwaizumi arqua un sourcil, pas convaincu que l’aigle est bel et bien pût avoir un intérêt en sa personne. Après tout le génie n’avait pas manqué de rappeler qu’il ne valait rien au volley.

-Hmm pour une fois je suis d’accord avec notre capitaine. Tu es trop naïf Iwaizumi, soupira Hanamaki.

-C’est vrai n’importe qui de Shiratorizawa et la grande majorité des alphas n’ont qu’une idée en tête en t‘approchant. Et crois moi ce n’est pas de joué aux go avec toi, compléta Matsukawa.

Oikawa approuva vivement, bien qu’il se retient de dire que ce n’était pas la majorité, mais la totalité qui avait des arrières pensées. Parce qu’après tout certains se contrôlaient, même bien mieux que lui qui profitait de la moindre occasion pour se rapprocher. Même après un mois en temps qu’oméga son meilleur ami avait du mal à croire qu’il intéressait les gens autant que ça. Ce qui faisait qu’il ne pouvait pas le lâcher une seconde et qu’en son absence c’était Matsukawa qui prenait la relève pour le protéger. Quoi que ça protégeait plutôt les autres de se prendre un bon coup de poing du pointu qui n’appréciait guère se prendre des mains.

-Mais c’est Ushijima, protesta le noiraud. La seule chose qui peut l’intéresser chez moi c’est comment convaincre Oikawa de rejoindre son lycée. Il ne peut pas vouloir qu’on… urg l’idée est trop bizarre.

-Matsun, geint-il. Explique-lui.

Issei soupira, mais obtempéra et plaça ses mains sur les épaules d’Iwaizumi.

-Je vais te révélé quelque chose qui risque de te choquer et te faire perdre toute l’innocence que tu aurais pu encore avoir, annonça le contreur central en le regardant droit dans les yeux, l’air très sérieux. Tous les alphas quand ils sentent ton odeur ne pensent qu’à une chose, obtenir dans ton pantalon. Tous sans exception ont pensé çà au moins une fois et à moins de bien te connaître c’est la seule chose qui les intéresse. Et quand je dis tous les alphas c’est vraiment tous les alphas, moi, Oikawa, Ushijima, Kyoutani, Kunimi et tous les autres compris. Deuxièmes informations cela vaut aussi pour avoir des rêves érotique à ton sujet, où tu te fais bien baiser correctement. Troisième choses, cela vaut aussi pour les bêtas qui t’ont senti pendant une de tes chaleurs.

-Matsun ! Ça suffit, protesta Oikawa en s’interposant entre ses deux coéquipiers. Tu vas le traumatisé.

Le contreur central haussa les épaules alors que le plus petit avait viré au rouge.

-Ce n’est pas… tenta de contredire Hajime en lançant un regard implorant imitant assez bien le regard de chiot du capitaine. C’est exagéré, hein ?

-Pour ma part il y avait un douche, commenta le bloqueur de terminal.

-Classique, j’ai fait mieux la salle de classe, ajouta Hanamaki comme pour créer une compétition.

Kunimi se contenta d’une sobre confirmation verbale alors que Kindaichi avait viré cramoisi et bégayait quelque chose. Kyoutani lui détourna le regard en grognant des mots incompréhensible, mais cela valait aussi bien qu’un oui je plaide coupable. Les autres membres de l’équipe détournèrent le regard gêné de ne pouvoir répondre aux espoirs de leur coéquipier. En dernier recourt Iwaizumi se tourna vers lui. Oikawa eu un petit rire nerveux, s’il était honnête il n’avait pas attendu que l’autre soit un oméga pour avoir des fantasmes à son propos, mais ça il n’allait pas l’avouer.

-Hé bien tu sens terriblement bon, alors bon c’est dur d’empêcher son inconscient de t’utiliser. Désolé, s’excusa-t-il en déposant un bisou sur sa joue. Mais rassure toi il y a toujours Yahaba et Watari.

 

Oikawa sentait le corps secoué de sanglot d’Iwaizumi contre le sien. Il se mordit la lèvre alors qu’une vague d’impuissance s’abattait sur lui. Il avait beau s’assurer que personne ne s’en prenne au noiraud au lycée, il ne pouvait pas empêcher les rumeurs et médisances de circuler. Ni les chaleurs d’arriver. Et il n’arrivait même pas à consoles son meilleur ami. Sa main frottait le dos du noiraud pour tenter de l’apaiser en vain. Il se détestait pour ne pas réussir à faire plus pour l’autre. Ce n’était que la deuxième fois qu’il avait une chaleur, mais combiner à la pression du lycée ou tout le monde le traitait comme une salope parce qu’il faisait parti d’un club sportif masculin, Hajime avait craqué. Et dés que sa période c’était terminé, avait filé rejoindre Oikawa dans la recherche d’une consolation. Le brun essuya les larmes, il ne pouvait pas faire grand-chose. Les médicaments ne fonctionnaient pas et il n’y avait rien qui puisse soulager les chaleurs hormis le sexe. Il n’allait quand même pas profiter du besoin mensuel de son ami pour coucher avec lui. Si au moins ses chaleurs n’étaient pas tout les mois, cela serait plus vivable pour le noiraud.

-J’en peux plus, pleurait le plus petit dans son épaule. Je ne veux plus jamais avoir de chaleur, c’est trop.

Il l’amena à le regarder pour l’embrasser très doucement, c’était juste un je suis là et je suis désolé de ne pas pouvoir faire plus. Il l’avait fait sur un coup de tête et s’il ne savait pas à quoi s’attendre comme réaction, il était sûr qu’il n’aurait jamais prévu qu’Iwaizumi approfondisse le baiser avec un tel désespoir. D’un mouvement sec Oikawa fit basculer le plus petit sur son futon le pressant dedans en l’embrassant plus agressivement. Il se sentit entouré par les bras et les jambes de l’autre, collant leurs corps encore plus ensemble. S’il lui demandait Hajime accepterait sans aucun doute de le faire, le noiraud le désirait même, mais il n’était pas dans son état normal. Là il était bouleversé avec un grand besoin de chaleur. Alors il l’embrassa encore et encore sans jamais aller plus loin peut importe les encouragements et les demandes implicites d’Iwaizumi à plus, jusqu’à ce que ce dernier s’endorme épuisé sous lui. Si seulement il pouvait faire plus pour l‘aider et le soutenir, si seulement il n‘était pas si impuissant.

Il s’endormit en serrant le plus petit contre lui et se réveilla dans la même position. Iwaizumi le regardait fatigué et désolé de son comportement de la veille. Mais il ne lui permit pas de s’excuser, parce qu’il ne devait pas s’excuser. Ce n’était pas un baiser léger, mais pas profond non plus.

-Je serrais toujours là pour Iwa-chan et j’aimerais faire beaucoup plus pour toi, dit-il après s’être reculé en caressant sa joue. Sauf si … si tu ne veux pas.

Sa voix vacilla et la fin sortie cassé, il avait toujours peur que le noiraud s’éloigne de lui encore plus avec l’approche de l’université. Hajime le regarda comprenant comme toujours ce qui le préoccupait.

-Tu seras toujours mon meilleur ami, bien sûr que je veux qu’on reste ensemble, répondit-il.

Oikawa sourit et cacha son visage dans les cheveux ébouriffé de son meilleur ami. Il ne voulait pas que l’autre puisse voir la tristesse que ses mots provoquaient, ce n‘était pas le moment, ce n‘était pas lui qui avait besoin de réconfort. Il souhaitait tellement plus que de l’amitié, mais il préférait largement ça à rien du tout.

 

Il y avait beaucoup de monde dans les couloirs, principalement des lycéens venu encourager leur école. Iwaizumi soupira, pour la première fois il comprenait pourquoi Yahaba détestait les tournois. Sentir les regards sur soi avec les murmures, voyant les coups de coude échanger pour s’encourager à aller lui parler, non tout ça il n’aimait pas. Les omégas, les psis et les jolies manageuses avaient bien du courage pour supporter tout ça sans broncher. Lui, il ne lui avait fallut que deux minutes pour envoyer des regards noirs à tout à chacun. Avec son équipe autour personne ne l’approchait, pour l’instant. Watari lui tapa l’épaule en lui souriant pour l’encourager, apparemment le libero avait prit l’habitude de sentir les regards lubriques des équipes féminine sur lui. Il jeta un coup d’œil à son capitaine qui parlait avec les autres tierce années, c’était sympa de leur part de l’escorter, mais ça lui tapait sur les nerfs de ne pas pouvoir faire un pas sans quelqu’un à côté de lui. Raison pour laquelle il ne les prévint pas en s’éloignant vers les toilettes, il était grand. Il ne c’était jamais rendu compte à quel point le statut influençait la façon de vivre. Tous ceux qu’il connaissait ne se plaignaient jamais, comme si se faire harceler était normal.

-Depuis quand Aoba a un oméga chez eux ?

-Attends ce n’est pas leur pointu ça ? Je ne savais pas que c’était un oméga.

-Tu crois qu’il a eu sa place en…

Si son regard pouvait tuer, il était sûr que les deux volleyeurs seraient morts à l’heure actuelle. Mais bon ce n’était pas le cas, au moins cela suffit à les faire taire. Il n’était pas passé sous le bureau de l’entraîneur pour être titulaire, sauf que ça apparemment cela était inconcevable depuis qu’il était un oméga.

-Iwaizumi-san ? Fit la voix hésitante de Kageyama.

Surpris il se retourna pour voir le passeur faire une tête de poisson rouge en le fixant. Le plus jeune semblait totalement perturbé de le voir ou plutôt réalisa-t-il de le sentir aussi bon. Il grimaça, il ne voulait pas traiter ce sujet avec son ancien kouhai. Pas après ce que lui avait appris Matsukawa sur le fait qu’il provoquait du désir chez les alphas, tous sans exception. Bien qu’il ait encore du mal à se dire que oui Ushijima l’avait abordé dans ce sens là et oui ces camarades avait aussi pensé à lui dans ce sens à cause de son odeur. Il détestait cette histoire de phéromone, surtout que ça n’avait pas par miracle fait tomber Oikawa dans ces bras. Dans tout les cas il se sentait mal à l’aise fasse au corbeau, quand deux bras l’entourèrent.

-Un problème Tobio-chan ? Demandait Tooru d’un ton assez menaçant.

-Ah, non, non aucun. C’est juste que… Iwaizumi-san est un oméga ? Bégaya le prodige assez incertain.

-Et ? Continua le capitaine de Seijou le défiant d’oser dire quoi que ce soit d’autre.

-Laisse le tranquille bakawa, tu vois bien qu’il est perdu, défendit l’ailier n’aimant pas l’attitude tyrannique de son meilleur ami. Désolé pour lui et bonne chance pour vos matchs.

Sans attendre de réponse Iwaizumi entraîna son capitaine à sa suite jusqu’à un coin tranquille. Autant parce qu’il ne pouvait pas le laisser s’en tirer comme ça que parce qu’il savait qu’Oikawa n’allait pas non plus le laisser filer sans rien dire. Ce qui ce confirma car le brun lui reprocha aussitôt d’être parti sans prévenir.

-J’allais juste aux toilettes ! Et j’en ai marre de toujours devoir demander à un membre de l’équipe de m’accompagner. Je sais me défendre ! Ragea-t-il. Ce n’est pas non plus comme s’ils allaient me violer.

-Face à une personne, peut-être mais rien ne dit qu’ils ne se mettront pas d’accord à être trois ou quatre pour un petit tour, contredit aussitôt son ami d’enfance. Sais-tu pourquoi les psis et les omégas traînent toujours en groupe ? Parce qu’ils savaient que c’est leur seul moyen d’être si ce n’est pas tranquille au moins sauf. Voila pourquoi il n’y pas tellement de fait divers annonçant des viols entre lycéen, déjà qu’il n’y qu’une petite minorité qui son rapporté. Je sais que ça te pèse de tout le temps avoir l’impression de dépendre d’autrui, mais pour l’instant c’est-ce qu’il y a de plus sûr pour toi, expliqua Oikawa en se calmant. Je suis désolé.

Il laissa l’autre apporter leurs fronts ensembles et ferma les yeux en sentant la caresse sur sa joue. Il regrettait de s’être emporter contre Tooru à qui la situation devait aussi le peser. Pour autant il ne lui en voulait pas de lui crier dessus ou de pleurer dans ses bras régulièrement, acceptant qu’il se décharge sur lui. Leurs bouches se retrouvèrent comme tant de fois depuis qu’il avait été pleuré dans les bras de son ami et comme toujours il se sentit rapidement plus calme. Même si Oikawa ne pouvait pas comprendre exactement ce qu’il vivait, même s’il devait le supporter lui et ses humeurs, il restait à le soutenir et veiller sur lui.

- Excuse-moi, soupira-t-il à la fin du baiser regrattant à la fois qu’il se termine et qu’il ne soit rien d’autre qu’un geste pour le réconforter.

 

Il regarda son portable pour constater que le match de Karasuno contre Shiratorizawa devait avoir commencé depuis dix minutes. Ils auraient du être sur le terrain et saisir leur dernière chance de battre Ushijima, sauf qu’ils avaient perdu contre les corbeaux. Iwaizumi sentit les larmes envahirent une nouvelle fois ses yeux, le souvenir de son échec flottant dans son esprit. Bien sûr il n’était pas le seul à avoir loupé un point dans le match et il le savait, tout comme le fait que personne ne lui en voulait. Sauf que le regret d’avoir échoué à marqué ce point vital, de frapper la passe parfaite qu’Oikawa avait réussit à lui faire malgré la distance. Même s’il c’était montré fort, son capitaine devait se sentir comme lui, après tout le brun voulait tout autant que lui si ce n’est plus gagner contre les aigles. Sauf qu’il ne devait pas vouloir que Karasuno gagne pour autant. Soupirant il envoya un message, mais il n’obtint aucune réponse. Son idiot de masochiste de meilleur ami avait du aller assister à la finale. Autant il voulait voir perdre Ushijima, autant il ne voulait pas voir ceux qui les avaient vaincus. Sans compter qu’il souhaitait rester dans son lit. Effaçant les pleurs il se leva avec lenteur pour se préparer à vérifier si Tooru était bel et bien partit voir le match et l’y rejoindre si c’était le cas.

 

Oikawa n’avait pas apprécié de voir son meilleur ami venir voir la finale avec lui. Bien sûr son cœur c’était serré de reconnaissance de voir que le noiraud, non seulement le connaissait assez bien pour savoir qu’il irait, mais aussi de constater que malgré le fait qu’il ne voulait pas sortir de chez lui, il était venu pour lui. Sauf que sortir seul pour venir dans un lieu bondé d’adolescent qui ne savait pas se tenir, et d’adulte accessoirement, était l’archétype de la mauvaise idée. Sans compter que le plus petit regardait comme de la merde avec ces cernes sous les yeux. Mais le lui signaler n’avait pas non plus été une bonne idée, Hajime l’avait frappé en réponse lui rétorquant qu’il n’allait pas rester enfermer toue sa vie à cause du fait d’être un oméga. Oikawa ne précisa pas qu’il aurait bien voulu justement pour le garder pour lui seul, mais il refoula ses désirs d’alpha et ne rétorqua rien.

Hanamaki et Matsukawa avaient aussi dut deviner ses intentions car ils les attendaient devant la maison d’Iwa, des sacs en plastiques contenant de l’alcool avec eux. Il ne leur demanda pas ou ils avaient trouvé les boissons, ça n’avait pas grande importance. Pour une fois personne ne souleva le fait que ce n’était pas une bonne idée, ou qu’ils n’avaient pas encore le droit de boire. Pas même son meilleur ami qui leur demanda juste de ne pas mettre le bazar une fois qu’ils seraient bourrés. Chacun d’entre eux ne voulait qu’une chose oublié leur défaite et ne pas passer une seconde nuit à pleurer leur défaite.

Malheureusement Maki avait l’alcool triste, contrairement à Matsun qui riait pour un rien, mais vu que ses yeux étaient déjà rouge et gonflé d’avoir passé la mâtiné à pleurer. Iwaizumi c’était installer à côté de lui, mais n’avait pas bu beaucoup, préférant simplement reposer sa tête sur son épaule. Oikawa n’aima pas le goût qu’avait l’alcool, mais il se força à boire, il voulait juste oublier. Quel mal y avait-il à ça ? Ne serait-ce que pour quelques heures ne plus penser à leurs échec et en sentant la respiration de son meilleur ami contre son cou, aussi de ne pas à avoir à penser à ses sentiments qui faisait si mal.

 

Sa tête lui faisait un mal de chien et il avait un sale goût dans sa bouche. La seule chose qui se sentait bien était l’odeur d’Iwaizumi qui flottait encore autour de lui. Un gémissement provenant de derrière le canapé le fit se redresser pour regarder pardessus le dossier. Il découvrit Matsukawa souffrant d’avoir dormit sur le sol masser sa nuque douloureuse. Le mouvement lui fit légèrement tourner la tête et il sentit l’envie de vomir monter. Il se précipita dans la salle de bain pour vider son estomac dans les toilettes. Il faudrait qu’on lui explique un jour pourquoi la salle de bain se trouvait au rez-de-chaussée alors que les chambres étaient à l’étage. Il ne se soucia pas d’Hanamaki prenant un douche ni de ses protestations. Ou du moins il ne les écouta pas, parce qu’il ne pouvait pas s’empêcher de souhaiter que son coéquipier se taise pour que sa voix ne résonnait pas comme un gong dans sa tête.

Le carrelage froid lui donna une certaine forme de confort. Plus jamais il ne boirait, non seulement c’était dégueulasse, mais en plus la gueule de bois était horrible.

-Je croyais que c’était Matsukawa qui avait tenté de faire un strip-tease, commenta le rosé en sortant une serviette autour de la taille.

Il le regarda se démodant comment il faisait pour ne pas avoir l’air si bien malgré la cuite avant de se rendre compte de son état débrailler.

-Il a fait ? Demanda-t-il incertain, il ne se souvenait de rien. Et moi ?

-Il a tenté à un moment, du moins des souvenirs flous que j’ai gardés. Il c’est écrasé au sol comme une carpette à cause de ses chaussette je crois. Tu as sûrement voulu prouver que toi tu réussirais.

Il acquiesça, après tout il avait l’esprit de compétition. Il resta allonger sur le sol pendant quelques minutes après que Takahiro soit retourné voir leurs coéquipiers après lui avoir annoncé qu’Iwaizumi c’était enfermer dans sa chambre à cause de ses chaleurs. Il marmonna quelque chose contre ces stupides chaleurs l’empêchant de se faire choyer par son meilleur ami avant de s’endormir sur le carrelage froid.

 

Ça faisait deux mois qu’Iwaizumi agissait bizarrement, et un depuis leur diplôme. Il était silencieux, moins violent. Il avait même refusé l’invitation de sa sœur en voyage pour les récompenser de leur diplôme. Oikawa était sûr que c’était la première fois que son meilleur ami décline une invitation de sa sœur, ou d’un Oikawa quelconque d’ailleurs. Il avait donc été seul avec son neveu et sa sœur faire un petit voyage à Hokkaido. Il avait apprécié, mais son ami lui avait manqué, surtout qu’il ne répondait presque pas à ses messages. Il se sentait soulagé de rentrer chez lui et de pouvoir le voir pour lui soutirer les verres du nez, parce qu’il n’allait pas laissez cela continuer plus longtemps. Il eut à peine le temps de descendre de voiture que sa mère lui secoua une lettre sous le nez.

-Alors ? Demanda sa mère impatiente.

Il ouvrit et découvrit qu’il avait été admit à l’université qu’il avait choisi avec Iwaizumi. Un grand sourire prit place sur son visage. Il avait réussit à être admit à Tohoku et avait une bourse pour le volley.

-J’ai été admis, s’écria-t-il en enserrant sa mère dans ses bras recevant des félicitations de son beau-frère, sa sœur et son neveux. Je suis admis !

Il se détacha disant qu’il devait prévenir Iwa et voir si lui aussi avait été admis. Il détala en direction de chez son ami sous les rire de sa famille, il n’avait pas été aussi heureux depuis un très long temps. Il arriva chez les Iwaizumi les cheveux en pagaye et les joues rouge d’avoir couru toujours souriant. Ce fut le père du noiraud qui lui ouvrit l’air surpris de le voir.

-Il faut que je voie Hajime, pour lui dire que j’ai été admis, sourit-il tout excité.

-Oh ! Félicitation Tooru, répondit l’homme avant de froncer des sourcils d’une manière qui rappelait sans conteste son fils. Mais Hajime est déjà parti pour son université, je pensais qu’il t’avait prévenu. Il t’a au moins dit qu’il avait changé de choix au dernier moment ?

Son sourire se brisa, qu’est-ce que ça signifiait ? Son meilleur ami avait changé de choix et était partit sans rien lui dire ? Ce n’était pas possible, jamais il ne ferait quelque chose. Iwaizumi père dû comprendre qu’il n’avait pas du tout été au courant au visage qu’il fit, car il reprit.

-On a découvert qu’il avait modifié ses choix quand la lettre d’admission a été reçue. Sa mère est furieuse qu’il est choisi un endroit sans famille ni connaissance et qu’il ne nous en ait pas parlé. Au moins il avait tout prévu apparemment. Mais je pensais qu’il t’aurait mis au courant. Désolé de t’annoncer ça.

-Ah non, répondit-il encore choqué. Désolé du dérangement, passez une bonne journée.

Il repartit en marchant cette fois. Il sortit son portable pour taper un message alors que la colère prenait le pas sur l’ébahissement.

Je viens de passer chez toi. Qu’est-ce que ça veut dire ?! Tu as intérêt à avoir une bonne excuse Iwa, pour ne m’avoir rien dit. Réponds-moi tout de suite !

Oikawa ne reçu jamais la moindre réponse à son message, ni au suivants ou au nombreux appel téléphonique qu’il effectua. Seul le silence répondit à son cœur brisé par l’abandon de son meilleur ami.